« Chevalier des Tombes » : différence entre les versions
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Lorsqu’une créature mortelle meurt, son essence rejoint le Fleuve des Âmes et se dirige vers le Plan Extérieur qui correspond le mieux à sa nature — l’au-delà, comme certains l’appelleraient. Tel est l’ordre naturel, et ces abominations le défient. Les chevaliers des tombes ne font pas exception, car au fil des années, ils perdent peu à peu les sensations et les souvenirs de la vie, tout en continuant à reproduire machinalement les crimes qui ont lié leurs âmes au Plan Matériel. Chaque acte constitue donc un défi personnel visant à éprouver de la joie ou toute autre sensation, et c’est ainsi qu’à chaque acte, ils commettent des atrocités encore plus grandes. Les plus anciens d’entre eux raseraient une ville rien que pour ressentir la plus infime émotion, et les chevaliers des tombes les plus notoires de Golarion ont commis bien pire pour bien moins que cela. » — Nakht Shepses, commandant des Voix, extrait d’un discours adressé aux nouvelles recrues | |||
Comme tant d’autres morts-vivants, un chevalier des tombes surgit le plus souvent spontanément, grâce à une combinaison des actes odieux qu’il a commis de son vivant et des terribles circonstances qui ont entraîné sa mort. Pourtant, ce serait une erreur de croire que l’individualité d’un chevalier des tombes s’estompe pour laisser place à une simple caricature de son émotion, de sa peur ou de son désir le plus fort — comme c’est le cas pour les allips, les spectres et les goules —, car l’essence et la force de personnalité du seigneur de guerre défunt conservent un souvenir très vif de ses souvenirs et motivations mortels. Bien que les chevaliers des tombes soient heureusement rares, l’armure qui lie leurs esprits peut les maintenir en vie lors de croisades obscures qui durent des siècles, voire des millénaires.a Nous vous présentons ici trois chevaliers des tombes légendaires ainsi qu’une sélection d’autres menaces de ce type qui continuent de hanter Golarion. | |||
Chaque chevalier des tombes se définit autant par son armure et sa mort que par ses actions et son allégeance ; ainsi, chaque description de l’une de ces horreurs mort-vivantes mentionne également le type d’armure et le type d’énergie caractéristique du chevalier des tombes. Des informations plus détaillées sur les règles relatives aux chevaliers des tombes sont disponibles à la page 138 du Pathfinder RPG Bestiary 3. <ref name="path1">Les tueurs de géants - 04 - La tombe de glace de la reine des géants</ref> | |||
= | =CHEVALIERS DES TOMBES LÉGENDAIRES = | ||
Plusieurs chevaliers des tombes sont apparus dans des circonstances qui leur ont conféré une puissance exceptionnellement grande, et se sont frayé un chemin vers l’immortalité à coups d’épée dans l’histoire de Golarion. | |||
==Lictor Shokneir, == | ==Lictor Shokneir, == | ||
Chevalier infernal apostat, LE, homme, chevalier des tombes, combattant de niveau 5 / chevalier infernal de niveau 10 | |||
Armure : plaque de chevalier infernal ; | |||
Type d’énergie : feu | |||
Après la mort d’Aroden, l’Empire de Chelish sombra progressivement dans la guerre civile. Les Chevaliers de l’Enfer, récemment créés, s’avérèrent être une force d’ordre inébranlable au milieu du chaos qui s’ensuivit, et le roi Gaspodar continua à élargir leurs rangs au sein des Ordres de la Chaîne, de la Porte, du Bûcher, du Fléau et de l’Épine, approuvés par le lictor, en récompense de leur service continu envers la couronne. À mesure que les Chevaliers de l’Enfer gagnaient en puissance, le roi, désespérément en quête d’alliés, commença à créer de nouveaux ordres sans l’accord direct des Chevaliers de l’Enfer, accordant des titres même à des bandes de mercenaires sans scrupules, plus connues pour leur banditisme déguisé que pour leur respect de la loi. | |||
Peu après l’accession au trône de la reine Abrogail Ire de la Maison Thrune et la fin de la guerre, les véritables Hellknights exigèrent que ces ordres non autorisés soient dissous ; cependant, bon nombre de ces groupes s’étaient trop habitués à leur réputation et à leur autorité mal acquises, et refusèrent. L’Ordre du Crux était l’un de ces ordres, et au cours des dernières années de la guerre civile, il s’était forgé une sinistre réputation à travers tout Cheliax en tant que bande de bouchers. Comptant parmi les rares ordres rebelles à posséder leur propre forteresse, le Crux résista aux autres Hellknights pendant plusieurs décennies avant que l’Ordre du Fléau ne prenne finalement d’assaut la Citadelle de Gheisteno et n’extermine tous ses occupants. | |||
Bien qu’indigne aux yeux des autres Hellknights, l’Ordre du Crux n’en restait pas moins une organisation liée par ses propres idéaux puissants, et cette redoutable force, animée par le mal et la conviction, refusa de disparaître. En 4688 ar, des rumeurs circulèrent selon lesquelles l’ordre était de retour, mené par un trio de chevaliers des tombes revêtus d’armures d’acier — dont le plus éminent était Lictor Shokneir. Ensemble, ces chevaliers des tombes ont rallié une petite armée de morts-vivants et reconstruit la Citadelle de Gheisteno, en une parodie encore plus sombre de sa terrible gloire d’antan. Ils s’y cachent depuis des décennies ; les Hellknights des autres ordres semblent se contenter de laisser ces prétendants morts-vivants rôder à la frontière entre Cheliax et Nidal, comme s’ils attendaient le moment propice pour s’attaquer à la menace des morts-vivants. Certains, cependant, émettent l’hypothèse que les Hellknights manquent soit de ressources, soit de volonté, soit de courage pour éradiquer l’Ordre du Crux une fois pour toutes. | |||
Quelle qu’en soit la raison, le Lictor Shokneir a embrassé son existence immortelle comme la preuve que son interprétation de la Mesure et de la Chaîne est supérieure à celle des autres ordres. | |||
Ceux qui s’opposent à sa vision impitoyable sont passibles d’exécution — à la fois pour éviter que leurs idées erronées ne sèment la dissidence chez les autres, et pour prouver une fois de plus l’infériorité de leurs philosophies. Tout comme Nidal attend un moment de faiblesse de la part de Cheliax, Shokneir semble prêt à exploiter la moindre occasion pour renverser la direction des autres ordres des Hellknights. | |||
Pour en savoir plus sur les Hellknights et l’armure de plate des Hellknights, consultez respectivement les pages 266 et 290 du Pathfinder Campaign Setting : The Inner Sea World Guide. | |||
==Ungarato, | ==Ungarato, le Champion de la Gourmandise== | ||
CE | CE, humain, chevalier des tombes, barbare 12/combattant 7/maréchal, MA 4 | ||
Armure : armure lourde assemblée (UC) ; | |||
Type d’énergie : froid | |||
L’étude de la nécromancie est difficile sans un approvisionnement régulier en cadavres, et pour Goparlis, le Seigneur des Runes de la Gourmandise, les tribus kellides qui habitaient la frontière nord de Xin-Gastash constituaient une source idéale de chair et d’âmes. Pendant des décennies, les forces du Seigneur des Runes ont mené des raids contre les tribus du nord, récoltant ainsi de la matière première pour d’innombrables expériences d’animation et de profanation. Les Kellids semblaient incapables de riposter, mais c’est de cette soumission qu’est né l’un de leurs plus grands héros. | |||
Dès son plus jeune âge, Ungarato suscitait l’intérêt des devins et des prophètes, qui prédisaient qu’il deviendrait le guerrier le plus puissant de son époque et transformerait son peuple, de simples chasseurs, en une force imparable. Le jeune homme aux cheveux flamboyants ne cessa de confirmer cette prophétie année après année, en terrassant de puissantes bêtes et en accomplissant des exploits extraordinaires de force et d’endurance. Après avoir accompli ses rites de passage à l’âge adulte, il partit dans les contrées sauvages pendant cinq ans. Il revint enfin à la tête d’une paire de dragons blancs qui l’appelaient « maître », accompagné de représentants de neuf tribus des Montagnes de Tusk qui avaient juré d’aider Ungarato contre les tyrans de Thassilon. | |||
La nouvelle parvint qu’une arme puissante forgée au cœur de l’empire était en route pour Xin-Gastash, et Ungarato rallia ses alliés pour intercepter le convoi. Ils attaquèrent le long de la crête nord des montagnes de Kodar. Les rares survivants de la caravane thassilonienne ne cessaient de prononcer le nom du champion des Kellids. Les Kellids avaient agi au mépris de Gastash, et leur chef de guerre portait désormais l’Épée de la Gloutonnerie. Le seigneur des runes Goparlis refusa d’accepter cet échec ; il envoya une légion de soldats d’élite pour récupérer l’artefact, mais apprit que ceux-ci avaient eux aussi succombé aux tactiques de guérilla d’Ungarato. Le seigneur des runes fit une nouvelle tentative, envoyant cette fois une armée de nécromanciens pour animer les restes de la légion et poursuivre la traque. À maintes reprises, Ungarato et ses alliés taillèrent en pièces leurs ennemis thassiloniens, épuisant le trésor de Goparlis et sapant son autorité. | |||
Cependant, cette guerre eut un coût pour le chef de guerre kellid, qui était tombé au combat des années auparavant avant de renaître sous la forme d’un chevalier des tombes imprégné du pouvoir de l’Épée de la Gloutonnerie. Plutôt que de se détourner avec dégoût, les guerriers les plus puissants d’Ungarato embrassèrent la non-mort en se jetant sur sa lame afin de pouvoir se battre pour lui à jamais. Lorsque Zutha, l’apprenti de Goparlis, profita de la faiblesse de son maître pour se débarrasser du seigneur des runes et s’emparer du pouvoir, Ungarato se rendit à Xin-Gastash pour négocier avec le nouveau souverain. Il proposa d’échanger la puissante épée contre le corps de Goparlis, désormais sans vie, afin d’apaiser les serments funestes que lui et son peuple avaient prononcés contre le tyran. Zutha proposa de laisser le chevalier des tombes conserver l’épée et de prendre le cadavre en échange des services d’Ungarato en tant que champion personnel du nouveau seigneur des runes. | |||
Ungarato | Ungarato accepta et servit Gastash fidèlement jusqu’à la chute de Thassilon. Ayant prédit les événements de la Chute de la Terre, Zutha, semblable à un liche, divisa son phylactère, le Tome Glouton, en trois parties et en confia une à son champion afin qu’il la garde jusqu’à ce que le monde soit à nouveau prêt pour le retour de son maître. Des récits oraux remontant à des millénaires suggèrent qu’Ungarato fut vaincu — et peut-être anéanti — peu après la chute de Thassilon ; pourtant, aucun document ne permet de confirmer ce qu’est devenu son fragment du tome, ni si son armure fut entièrement détruite. Il est possible que le chevalier des tombes porte toujours l’épée qui porte son nom, tout en cherchant les moyens de rétablir Zutha au pouvoir. | ||
Les récits sur Ungarato le décrivent comme une malveillance glaciale à peine maîtrisée par son armure d’acier et de peaux récoltées comme trophées au cours d’une centaine de batailles. | |||
==Xin-Undoros, | ==Xin-Undoros, Gardien d’un empire perdu == | ||
LE | Prêtre guerrier chevalier des tombes humain azlanti, alignement LE, niveau 17 de l’ACG de Lissala | ||
Armure : pleine armure ; | |||
Type d’énergie : acide | |||
Lorsque Xin, le véritable empereur de Thassilon, mourut en –6420 ar, les seigneurs runiques qui lui succédèrent exprimèrent publiquement leur deuil en construisant un tombeau somptueux appelé les Chambres d’Émeraude — un réseau souterrain de près de 1 000 salles reliées par des portails opaques et entretenu par un ordre de moines et de lanceurs de sorts. Ces « Dévots silencieux » comptaient parmi les serviteurs et les disciples les plus fidèles de Xin ; ils se coupaient la langue après avoir prononcé, comme dernières paroles, des serments de service éternel envers l’empereur, avant de continuer à servir l’empereur défunt. L’ordre disparut pratiquement peu après la Chute de la Terre, mais pour certains, la mort n’était pas une excuse acceptable pour mettre fin à leur veille. | |||
Élevé au sein de l’Église de Lissala, l’orphelin azlanti Undoros s’imprégna sans réserve des enseignements du Descendant du Sihedron sur le devoir, l’obéissance et la récompense ultime, et se montra capable, dès son plus jeune âge, de citer de longs passages des textes sacrés de la foi. Sa dévotion sans faille et sa loyauté inconditionnelle envers ses supérieurs lui valurent de fréquentes promotions, qui aboutirent finalement à sa nomination en tant que champion de Xin lui-même. Des agents des seigneurs runiques traîtres ont attiré Undoros loin de la capitale avant d’assassiner l’empereur, et le prêtre de Lissala ne s’est jamais pardonné de ne pas avoir réussi à défendre celui qui lui avait été confié. Lors de la construction des Chambres d’Émeraude, Undoros fut le premier à se porter volontaire pour faire partie de la garde d’honneur et fut l’un des membres fondateurs des Dévots Silencieux. Au cours des siècles qui suivirent la mort de Xin, Undoros poursuivit sa veille silencieuse et ne vieillit pratiquement pas — un phénomène considéré comme une bénédiction par beaucoup, mais perçu comme une malédiction par Undoros lui-même, qui interprétait son extraordinaire longévité comme une punition que Lissala lui avait infligée afin qu’il puisse se racheter de son échec à ses yeux. | |||
Undoros | Undoros eut des prémonitions concernant la Chute de la Terre plusieurs jours avant qu’elle ne se produise, mais même s’il avait pu avertir les seigneurs des runes, il ne l’aurait pas fait ; le gardien savait qu’ils avaient corrompu l’empire de Xin et trahi son maître. Au lieu de cela, il orchestra sa propre transformation en s’exposant à la magie brute qui circule à travers les Chambres d’Émeraude et les relie entre elles. | ||
Lorsque le chevalier des tombes nouvellement ressuscité reprit conscience, Thassilon n’existait plus. | |||
Se faisant désormais appeler Xin-Undoros en l’honneur de son suzerain défunt, le chevalier des tombes patrouille dans les couloirs des Chambres d’Émeraude et s’est imposé comme le chef des quelques Dévots Silencieux restants. Bien qu’il ait retrouvé l’usage de la parole dans sa condition de mort-vivant, le chevalier des tombes ne parle presque jamais, convaincu que cela briserait ses serments éternels et le couvrirait davantage de honte aux yeux de Lissal’a. Garder la tombe de Xin fait partie intégrante de son existence, mais Xin-Undoros se montre rarement violent lors d’une première rencontre. Il emmène souvent les intrus faire le tour des nombreux reliefs et fresques effritées du site, dans l’espoir de leur montrer les vertus de Xin et sa quasi-divinité. Si cela ne suffit pas à convaincre les visiteurs de laisser un tribut et de partir sans autre incident, le chevalier des tombes n’hésite pas à les abattre. | |||
Pour en savoir plus sur Lissala, voir la page 193 de *Pathfinder Campaign Setting: Inner Sea Gods*.<ref name="path1" /> | |||
= | = AUTRES CHEVALIERS DES TOMBES NOTABLES = | ||
Contrairement aux liches, qui ont tendance à ourdir des complots de grande envergure, les chevaliers des tombes se contentent souvent de dominer une région plus restreinte, de diriger leur colère contre un seul groupe ou de servir un maître plus puissant. Pourtant, même les chevaliers des tombes moins ambitieux ou aux objectifs plus locaux que ceux décrits ci-dessus comptent toujours parmi les morts-vivants les plus dangereux qui arpentent Golarion | |||
==Gallus Gal onnica | ==Gallus Gal onnica == | ||
Homme humain NE, chevalier des tombes et barde de niveau 11 | |||
Armure : cotte de mailles à pointes ; | |||
Type d’énergie : feu | |||
L’élite de Cheliax considère l’opéra haut-chelish comme l’une des plus belles formes d’art, et dans certains cercles, les interprètes se livrent une bataille acharnée pour décrocher les meilleurs rôles, recourant à une cruauté subtile qui ferait vomir un démon. En 4466 ar, Gallus Galonnica, virtuose vocal en herbe, déclencha un conflit intense qui dura plusieurs mois avec son rival, le baryton Ociptio Larguerva, maître reconnu dans son art, en soudoyant un critique particulièrement virulent pour qu’il démolisse l’interprétation par Ociptio du classique « La lyre du prince Lazzaro ». Les deux hommes se livrèrent une guerre acharnée, recourant au sabotage et à des intermédiaires, qui culmina en une série de défis enflammés lorsqu’ils se rencontrèrent par hasard dans une taverne d’Egorian. Après un verre de vin de trop, Gallus affirma qu’il chanterait dans son intégralité « Les Échos de Pharasma » de la compositrice folle Narmiria, un opéra épique dont l’aria finale était, selon la plupart, impossible à interpréter par une voix humaine. | |||
Le soir de la représentation, Gallus fit son entrée sur scène vêtu de son armure de combat et émerveilla le public par sa maîtrise de l’art. Craignant que le succès de Gallus ne compromette sa carrière, Ociptio mit le feu à l’opéra après le dernier entracte. Alors que les flammes léchaient les rideaux et les murs, les spectateurs s’enfuirent, pris de panique, mais Gallus refusa d’admettre qu’un simple désastre puisse l’empêcher de surpasser son rival. Selon la légende, le crescendo du jeune chanteur atteignit son apogée au moment même où le toit du bâtiment en feu s’effondrait dans une pluie d’étincelles. | |||
Au cours des trois années qui suivirent, les artistes d’Egorian apprirent que présenter un opéra chelish de haut vol à la date anniversaire de la mort de Gallus pouvait invoquer son esprit ardent, qui défilait alors sur scène dans son armure calcinée tout en chantant des notes qui brisaient les vitres et faisaient s’embraser les candélabres dans une rage de feu. Depuis lors, la plupart des villes chelishes ont interdit les représentations d’opéra la troisième nuit de Kuthona, de peur d’attirer la colère du barde. Une seule apparition confirmée de Gallus Galonnica a eu lieu depuis lors : en 4620 ar, lorsque le roi Gaspodar ordonna une représentation malgré les superstitions, dans une démonstration désespérée de pouvoir visant à maintenir l’unité de son royaume en ruine. | |||
==Holgona == | ==Holgona == | ||
Chevalier nain féminin « Graveknight » (APG 9) | |||
Armure : plaque de pierre (UE) ; | |||
Type d’énergie : acide | |||
Pendant plus de mille ans, l’imposante citadelle céleste de Koldukar a témoigné du triomphe de la « Quête du Ciel » des nains, leur migration depuis les Terres Sombres vers la surface. | |||
Cependant, leur périple avait également poussé les orques souterrains à remonter à la surface, et en –3708 ar, le chef de guerre orque Belkzen assiégea Koldukar lors de la bataille des Neuf Pierres. Lorsqu’il devint évident que tout était perdu, les généraux de la citadelle ordonnèrent l’évacuation des civils par les tunnels de secours, tandis que les guerriers restants bouclaient certaines sections de la forteresse et gardaient l’arrière. Parmi ces guerriers se trouvait Holgona, une chevalière fougueuse qui avait vu ses amis et camarades les plus proches tomber plus tôt au cours du siège. Ralentir l’avance des orques ne suffisait pas à apaiser l’esprit d’Holgona, aveuglé par la rage, et elle ouvrit en grand les immenses portes qui tenaient les orques à distance afin de pouvoir les massacrer de ses propres mains. Ses actes entraînèrent la mort de dizaines d’autres soldats et d’innombrables civils, incapables d’échapper à la fureur des envahisseurs, avant que les orques ne capturent Holgona pour la torturer plus tard. Lorsqu’ils eurent enfin terminé, les orques jetèrent son cadavre lacéré et marqué par l’acide au plus profond des cavernes de Koldukar. | |||
C’est là qu’elle revint à la vie sous la forme d’une chevalière des tombes et se mit à arpenter les salles inférieures où peu d’orques s’aventuraient, donnant libre cours à sa rage et maudissant son destin. L’arrivée récente de monstres de rouille, qui rongent les piliers d’acier de Koldukar, a donné un nouveau but à Holgona, et elle patrouille désormais dans les cavernes en ruine, tailladant sans relâche tous les monstres de rouille qu’elle parvient à attraper. | |||
Les monstres de rouille bravent parfois sa fureur pour dévorer les boucles d’acier qui maintiennent son armure, laissant la naine morte-vivante estropiée pendant des jours avant qu’elle ne se reconstitue inévitablement et ne poursuive sa croisade sans fin. | |||
==Nahljari Hal kiri == | ==Nahljari Hal kiri == | ||
NE | Femme humaine NE, chevalier des tombes druide niveau 12 | ||
Armure : demi-plate en bronze et peau de dragon ; | |||
Type d’énergie : électricité | |||
Lorsque le grand maharajah Khiben-Sald fit ériger des monuments et des palais sur l’île de Jalmeray il y a environ quatre millénaires, il déplaça des milliers d’autochtones. Avec l’aide de Nex, l’ancien maître de l’île, il soudoya les chefs locaux à l’aide de la magie, et bon nombre d’autochtones finirent par accepter les nouveaux arrivants et s’intégrèrent à leur culture vudranienne. | |||
Ceux qui refusèrent se retirèrent sur l’île voisine de Kaina Katakka, où Khiben-Sald et ses successeurs les laissèrent vivre en paix. Quelques centaines d’années plus tard, cependant, les Seigneurs de l’Arche exilés de Nex cherchèrent refuge sur Jalmeray et en prirent rapidement le contrôle. Contrairement à leurs prédécesseurs, les Seigneurs de l’Arche considéraient les habitants de Kaina Katakka comme des squatteurs qu’il fallait expulser. | |||
Ayant déjà été chassés de leurs terres une fois, les insulaires détestaient l’idée de devoir fuir à nouveau. Cependant, au cours des années qui avaient suivi le départ de Khiben-Sald, ils s’étaient dotés de deux puissants gardiens. Le premier était le dragon de bronze Impranisos, qui avait été témoin de l’occupation vudranienne alors qu’il était encore très jeune et s’était intéressé aux insulaires exilés. L’autre était Nahljari, une jeune femme charismatique réputée pour son talent en magie de la nature, qui était également l’intermédiaire privilégiée chargée de communiquer avec le gardien draconique de la communauté. Lorsque les Seigneurs de l’Arche menacèrent d’envahir l’île, Nahljari et Impranisos mobilisèrent Kaina Katakka pour repousser l’attaque des Seigneurs de l’Arche et défendre leur mode de vie. Dans d’autres circonstances, ils auraient peut-être eu une chance, mais les sorciers brandissaient le Sceptre des Seigneurs de l’Arche et s’en servirent pour invoquer un cataclysme arcanique. La pluie de sorts réduisit l’île en cendres et anéantit druides et dragons sans distinction. | |||
Devenue aujourd’hui peu plus qu’un désert hanté par les fantômes, Kaina Katakka n’accueille guère d’autres visiteurs que des contrebandiers audacieux, convaincus que personne d’autre ne viendrait jamais y débarquer. Même ces expéditions se font de plus en plus rares, car plusieurs équipages ont signalé avoir croisé un guerrier vêtu de bronze chevauchant un dragon squelettique. | |||
== | == Spectre sans cavalier == | ||
NE | Chevalier des tombes de niveau NE, entraîné au combat avancé | ||
Armure : bardage en cotte de mailles de mithral ; | |||
Type d’énergie : froid | |||
Chacune des filles de Baba Yaga règne pendant un siècle sur Irrisen, cette terre figée par l’hiver, avant d’être remplacée par une nouvelle fille et emmenée par la Reine des Sorcières à son retour. Mais toutes les souveraines ne se laissent pas faire sans réagir. Lors de la rébellion d’Harcatha en 3937 ar, les descendants d’Harcatha, récemment détrônée, tentèrent en vain de renverser le règne de la nouvelle monarque, la reine Sasch.a Partout dans le royaume, les proches d’Harcatha périrent, soit par exécution, soit lors de poches de résistance armée vouées à l’échec, ne laissant aucun survivant. Même les montures des rebelles furent massacrées ou capturées, y compris un cheval de guerre extraordinaire que les serviteurs de la reine Sascha ne parvinrent pas à dompter. Finalement, ils lâchèrent une meute de loups d’hiver pour qu’elle dévore la monture, puis abandonnèrent la carcasse mutilée. Deux mois plus tard, la baronne locale tenta en vain de contacter les loups, et ses agents rapportèrent bientôt que quelque chose avait tué toute la meute. Les gobelins vivant aux abords de la Forêt de Hoarwood parlaient avec effroi d’un cheval démoniaque qui soufflait du givre, portait une cotte de mailles recouverte de givre et transportait parfois un cavalier indistinct qui brillait de flammes bleues. | |||
Bien que quelques-uns aient établi un lien entre le cheval massacré et l’horreur mort-vivante qui a hanté le sud d’Irrisen pendant des décennies, personne ne sait si la bête a jamais eu un nom. Ce qui semble clair, en revanche, c’est qu’il déteste les loups et tout ce qui est associé à la reine Sascha. Lorsque Baba Yaga a remplacé Sascha par sa huitième fille, Karina, l’étrange chevalier des tombes est parti hanter d’autres contrées. Des témoins l’ont aperçu aussi loin à l’est que la périphérie de Port Ice, à Brevoy. | |||
La plupart connaissent la bête sous le nom de « Spectre sans cavalier », car l’observateur lambda perçoit d’abord l’étrangeté d’un cheval en armure sans cavalier avant de reconnaître pleinement la nature de mort-vivant de la créature. Les récits suggèrent que ce même cavalier incandescent qui apparaît parfois sur le dos du Spectre se cache parfois derrière un arbre et observe impassiblement le cheval attaquer. | |||
==Sebas tius Wright == | ==Sebas tius Wright == | ||
Homme demi-elfe, chevalier des tombes, inquisiteur de l’APG de Calistria 6 / Jardinier gris 4 | |||
Armure : cuirasse à pointes ; | |||
Type d’énergie : feu | |||
La fièvre révolutionnaire s’empara du jeune Sebastius Wright aussi sûrement qu’elle avait saisi Galt en 4667 ar, et le jeune demi-elfe trouva rapidement sa place parmi les rebelles en traquant et en capturant des nobles pour leurs crimes — réels ou supposés. | |||
Le Conseil révolutionnaire le récompensa pour ses efforts et le promut au sein des Jardiniers gris, récemment formés. | |||
Son zèle et ses démonstrations ostentatoires de justice publique lui valurent l’approbation des Jardiniers, ce qui lui permit de survivre au renversement sanglant du premier gouvernement révolutionnaire et de trouver sa place dans le régime qui lui succéda, mais qui fut de courte durée. | |||
Pendant plusieurs années, il a escorté la dernière lame, connue sous le nom de Sanguine Sal, de ville en ville, supervisant les décapitations et proclamant haut et fort la doctrine du nouveau régime. Cependant, aucun des récents gouvernements de Galt n’a duré plus d’une décennie, et chaque coup d’État a vu l’exécution des partisans les plus fervents de la génération précédente. Le troisième régime identifia Sebastius comme une menace potentielle, et les Jardiniers Gris qui se tenaient autrefois à ses côtés menèrent une foule pour maîtriser et exécuter le demi-elfe à l’aide de la guillotine même qu’il avait chérie et actionnée. Il ne se laissa pas faire sans réagir. Sa résistance furieuse fut si farouche que les Jardiniers Gris furent incapables de le capturer et durent se contenter de l’abattre, de brûler son corps et de pendre son armure mutilée aux portes d’Isarn en guise d’avertissement pour les autres. Elle y resta suspendue pendant deux semaines avant de disparaître mystérieusement — un incident qui déclencha une nouvelle vague de meurtres, soi-disant pour retrouver le voyou assez effronté pour bafouer la justice galtane. | |||
En réalité, l’armure de Sébastien avait absorbé l’énergie haineuse qui pulsait dans les rues d’Isarn et s’était animée spontanément, s’arrachant aux remparts de la ville. Depuis, le chevalier des tombes rôde dans Boarwood et le centre de Galt, traquant aussi bien les Jardiniers Gris que les innocents et les nobles sympathisants. | |||
À deux reprises particulièrement sanglantes, il a interrompu des exécutions en cours, mettant à chaque fois le feu à des civils, tuant des fonctionnaires, libérant les condamnés et remettant une arme à la criminelle tout en l’exhortant à se venger. Les Jardiniers Gris ont réagi en mettant la tête du mystérieux chevalier des tombes à prix. | |||
Ceux qui ont aperçu Sebastius affirment qu’il porte une hache terrifiante fabriquée à partir d’une lame de guillotine, et les sillons laissés près de ses victimes suggèrent qu’il la traîne derrière lui. | |||
Pour en savoir plus sur les Jardiniers Gris, consultez la page 24 de Pathfinder Campaign Setting : Paths of Prestige. | |||
==Seldeg Bhedlis == | ==Seldeg Bhedlis == | ||
Homme humain, chevalier des tombes, antipaladin APG d’Arazni 17 | |||
Armure : cotte de mailles complète en adamantine ; | |||
Type d’énergie : feu | |||
En 3889 ar, alors que les Chevaliers d’Ozem cherchaient à pénétrer dans Geb, Seldeg Bhedlis fut l’un des six chevaliers choisis pour infiltrer Mechitar afin de relancer la Croisade Lumineuse. Lui et les autres chevaliers parvinrent à passer inaperçus et à traverser la ville sans encombre… jusqu’à ce que Bhedlis rencontre une magnifique artiste vampire qui le fascina. Séduit par son charme, Bhedlis finit par céder à la tentation et entama une relation charnelle avec la vampire. C’est alors que son code de paladin commença lentement à s’effriter et que la véritable mission des chevaliers se dissipa. | |||
Même s’il savait qu’il manquait à son devoir, Bhedlis continua à rendre visite à la vampire, et un soir, sa véritable identité de chevalier d’Ozem fut révélée. La vampire était l’esclave d’un Seigneur du Sang, et peu après la défaillance de Bhedlis, celui-ci fut capturé. Alors que le chevalier était interrogé, Geb vint en personne interroger le paladin. | |||
Seldeg Bhedlis | Seldeg Bhedlis ne craignait pas d’être tué au cours de cette mission et affirmait avec fermeté que lui et les siens étaient prêts à mourir en combattant le mal au nom d’Aroden. | ||
Bhedlis | Bhedlis craignait cependant que, si ses rendez-vous galants avec le séducteur vampirique étaient découverts par ses compagnons chevaliers, il ne soit excommunié — ou pire encore. | ||
Geb | Geb proposa une solution aux problèmes de Seldeg : il n’aurait pas à craindre que son âme soit jugée dans l’Au-delà s’il révélait l’identité et la localisation des cinq autres chevaliers. Bhedlis accepta, et Geb incinéra l’homme sur-le-champ, transformant l’ancien noble paladin en chevalier des tombes. Lorsque les autres chevaliers furent rassemblés, ils connurent le même sort. Après leur transformation, les chevaliers des tombes nouvellement créés se mirent au service de Geb, œuvrant dans son intérêt. Leur mission suivante marqua un tournant décisif. Les six chevaliers des tombes retournèrent à Vigil et s’emparèrent du corps d’Arazni, qu’ils emmenèrent à Mechitar où elle fut plus tard ressuscitée sous la forme d’une liche. | ||
Aujourd’hui encore, Seldeg Bhedlis agit en tant que maître des espions et dispose d’agents partout à Geb, à Lastwall, à Ustalav, ou partout ailleurs où les Chevaliers d’Ozem pourraient s’aventurer. En plus de surveiller les activités des Chevaliers d’Ozem, Seldeg Bhedlis est également chargé de traquer les Pierres de Sang d’Arazni. | |||
Pour en savoir plus sur Arazni, voir la page 193 de *Inner Sea Gods*.<ref name="path1" /> | |||
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[[Paizo Inc.|Paizo]] has published two major articles about graveknights: a chapter about graveknights in ''[[Undead Revisited]]'' and "Armored Fiends" in ''[[Ice Tomb of the Giant Queen]]''. | |||
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Dernière version du 14 juillet 2026 à 22:29
Lorsqu’une créature mortelle meurt, son essence rejoint le Fleuve des Âmes et se dirige vers le Plan Extérieur qui correspond le mieux à sa nature — l’au-delà, comme certains l’appelleraient. Tel est l’ordre naturel, et ces abominations le défient. Les chevaliers des tombes ne font pas exception, car au fil des années, ils perdent peu à peu les sensations et les souvenirs de la vie, tout en continuant à reproduire machinalement les crimes qui ont lié leurs âmes au Plan Matériel. Chaque acte constitue donc un défi personnel visant à éprouver de la joie ou toute autre sensation, et c’est ainsi qu’à chaque acte, ils commettent des atrocités encore plus grandes. Les plus anciens d’entre eux raseraient une ville rien que pour ressentir la plus infime émotion, et les chevaliers des tombes les plus notoires de Golarion ont commis bien pire pour bien moins que cela. » — Nakht Shepses, commandant des Voix, extrait d’un discours adressé aux nouvelles recrues
Comme tant d’autres morts-vivants, un chevalier des tombes surgit le plus souvent spontanément, grâce à une combinaison des actes odieux qu’il a commis de son vivant et des terribles circonstances qui ont entraîné sa mort. Pourtant, ce serait une erreur de croire que l’individualité d’un chevalier des tombes s’estompe pour laisser place à une simple caricature de son émotion, de sa peur ou de son désir le plus fort — comme c’est le cas pour les allips, les spectres et les goules —, car l’essence et la force de personnalité du seigneur de guerre défunt conservent un souvenir très vif de ses souvenirs et motivations mortels. Bien que les chevaliers des tombes soient heureusement rares, l’armure qui lie leurs esprits peut les maintenir en vie lors de croisades obscures qui durent des siècles, voire des millénaires.a Nous vous présentons ici trois chevaliers des tombes légendaires ainsi qu’une sélection d’autres menaces de ce type qui continuent de hanter Golarion.
Chaque chevalier des tombes se définit autant par son armure et sa mort que par ses actions et son allégeance ; ainsi, chaque description de l’une de ces horreurs mort-vivantes mentionne également le type d’armure et le type d’énergie caractéristique du chevalier des tombes. Des informations plus détaillées sur les règles relatives aux chevaliers des tombes sont disponibles à la page 138 du Pathfinder RPG Bestiary 3. [1]
CHEVALIERS DES TOMBES LÉGENDAIRES
Plusieurs chevaliers des tombes sont apparus dans des circonstances qui leur ont conféré une puissance exceptionnellement grande, et se sont frayé un chemin vers l’immortalité à coups d’épée dans l’histoire de Golarion.
Lictor Shokneir,
Chevalier infernal apostat, LE, homme, chevalier des tombes, combattant de niveau 5 / chevalier infernal de niveau 10
Armure : plaque de chevalier infernal ;
Type d’énergie : feu
Après la mort d’Aroden, l’Empire de Chelish sombra progressivement dans la guerre civile. Les Chevaliers de l’Enfer, récemment créés, s’avérèrent être une force d’ordre inébranlable au milieu du chaos qui s’ensuivit, et le roi Gaspodar continua à élargir leurs rangs au sein des Ordres de la Chaîne, de la Porte, du Bûcher, du Fléau et de l’Épine, approuvés par le lictor, en récompense de leur service continu envers la couronne. À mesure que les Chevaliers de l’Enfer gagnaient en puissance, le roi, désespérément en quête d’alliés, commença à créer de nouveaux ordres sans l’accord direct des Chevaliers de l’Enfer, accordant des titres même à des bandes de mercenaires sans scrupules, plus connues pour leur banditisme déguisé que pour leur respect de la loi.
Peu après l’accession au trône de la reine Abrogail Ire de la Maison Thrune et la fin de la guerre, les véritables Hellknights exigèrent que ces ordres non autorisés soient dissous ; cependant, bon nombre de ces groupes s’étaient trop habitués à leur réputation et à leur autorité mal acquises, et refusèrent. L’Ordre du Crux était l’un de ces ordres, et au cours des dernières années de la guerre civile, il s’était forgé une sinistre réputation à travers tout Cheliax en tant que bande de bouchers. Comptant parmi les rares ordres rebelles à posséder leur propre forteresse, le Crux résista aux autres Hellknights pendant plusieurs décennies avant que l’Ordre du Fléau ne prenne finalement d’assaut la Citadelle de Gheisteno et n’extermine tous ses occupants.
Bien qu’indigne aux yeux des autres Hellknights, l’Ordre du Crux n’en restait pas moins une organisation liée par ses propres idéaux puissants, et cette redoutable force, animée par le mal et la conviction, refusa de disparaître. En 4688 ar, des rumeurs circulèrent selon lesquelles l’ordre était de retour, mené par un trio de chevaliers des tombes revêtus d’armures d’acier — dont le plus éminent était Lictor Shokneir. Ensemble, ces chevaliers des tombes ont rallié une petite armée de morts-vivants et reconstruit la Citadelle de Gheisteno, en une parodie encore plus sombre de sa terrible gloire d’antan. Ils s’y cachent depuis des décennies ; les Hellknights des autres ordres semblent se contenter de laisser ces prétendants morts-vivants rôder à la frontière entre Cheliax et Nidal, comme s’ils attendaient le moment propice pour s’attaquer à la menace des morts-vivants. Certains, cependant, émettent l’hypothèse que les Hellknights manquent soit de ressources, soit de volonté, soit de courage pour éradiquer l’Ordre du Crux une fois pour toutes.
Quelle qu’en soit la raison, le Lictor Shokneir a embrassé son existence immortelle comme la preuve que son interprétation de la Mesure et de la Chaîne est supérieure à celle des autres ordres.
Ceux qui s’opposent à sa vision impitoyable sont passibles d’exécution — à la fois pour éviter que leurs idées erronées ne sèment la dissidence chez les autres, et pour prouver une fois de plus l’infériorité de leurs philosophies. Tout comme Nidal attend un moment de faiblesse de la part de Cheliax, Shokneir semble prêt à exploiter la moindre occasion pour renverser la direction des autres ordres des Hellknights.
Pour en savoir plus sur les Hellknights et l’armure de plate des Hellknights, consultez respectivement les pages 266 et 290 du Pathfinder Campaign Setting : The Inner Sea World Guide.
Ungarato, le Champion de la Gourmandise
CE, humain, chevalier des tombes, barbare 12/combattant 7/maréchal, MA 4
Armure : armure lourde assemblée (UC) ;
Type d’énergie : froid
L’étude de la nécromancie est difficile sans un approvisionnement régulier en cadavres, et pour Goparlis, le Seigneur des Runes de la Gourmandise, les tribus kellides qui habitaient la frontière nord de Xin-Gastash constituaient une source idéale de chair et d’âmes. Pendant des décennies, les forces du Seigneur des Runes ont mené des raids contre les tribus du nord, récoltant ainsi de la matière première pour d’innombrables expériences d’animation et de profanation. Les Kellids semblaient incapables de riposter, mais c’est de cette soumission qu’est né l’un de leurs plus grands héros.
Dès son plus jeune âge, Ungarato suscitait l’intérêt des devins et des prophètes, qui prédisaient qu’il deviendrait le guerrier le plus puissant de son époque et transformerait son peuple, de simples chasseurs, en une force imparable. Le jeune homme aux cheveux flamboyants ne cessa de confirmer cette prophétie année après année, en terrassant de puissantes bêtes et en accomplissant des exploits extraordinaires de force et d’endurance. Après avoir accompli ses rites de passage à l’âge adulte, il partit dans les contrées sauvages pendant cinq ans. Il revint enfin à la tête d’une paire de dragons blancs qui l’appelaient « maître », accompagné de représentants de neuf tribus des Montagnes de Tusk qui avaient juré d’aider Ungarato contre les tyrans de Thassilon.
La nouvelle parvint qu’une arme puissante forgée au cœur de l’empire était en route pour Xin-Gastash, et Ungarato rallia ses alliés pour intercepter le convoi. Ils attaquèrent le long de la crête nord des montagnes de Kodar. Les rares survivants de la caravane thassilonienne ne cessaient de prononcer le nom du champion des Kellids. Les Kellids avaient agi au mépris de Gastash, et leur chef de guerre portait désormais l’Épée de la Gloutonnerie. Le seigneur des runes Goparlis refusa d’accepter cet échec ; il envoya une légion de soldats d’élite pour récupérer l’artefact, mais apprit que ceux-ci avaient eux aussi succombé aux tactiques de guérilla d’Ungarato. Le seigneur des runes fit une nouvelle tentative, envoyant cette fois une armée de nécromanciens pour animer les restes de la légion et poursuivre la traque. À maintes reprises, Ungarato et ses alliés taillèrent en pièces leurs ennemis thassiloniens, épuisant le trésor de Goparlis et sapant son autorité.
Cependant, cette guerre eut un coût pour le chef de guerre kellid, qui était tombé au combat des années auparavant avant de renaître sous la forme d’un chevalier des tombes imprégné du pouvoir de l’Épée de la Gloutonnerie. Plutôt que de se détourner avec dégoût, les guerriers les plus puissants d’Ungarato embrassèrent la non-mort en se jetant sur sa lame afin de pouvoir se battre pour lui à jamais. Lorsque Zutha, l’apprenti de Goparlis, profita de la faiblesse de son maître pour se débarrasser du seigneur des runes et s’emparer du pouvoir, Ungarato se rendit à Xin-Gastash pour négocier avec le nouveau souverain. Il proposa d’échanger la puissante épée contre le corps de Goparlis, désormais sans vie, afin d’apaiser les serments funestes que lui et son peuple avaient prononcés contre le tyran. Zutha proposa de laisser le chevalier des tombes conserver l’épée et de prendre le cadavre en échange des services d’Ungarato en tant que champion personnel du nouveau seigneur des runes.
Ungarato accepta et servit Gastash fidèlement jusqu’à la chute de Thassilon. Ayant prédit les événements de la Chute de la Terre, Zutha, semblable à un liche, divisa son phylactère, le Tome Glouton, en trois parties et en confia une à son champion afin qu’il la garde jusqu’à ce que le monde soit à nouveau prêt pour le retour de son maître. Des récits oraux remontant à des millénaires suggèrent qu’Ungarato fut vaincu — et peut-être anéanti — peu après la chute de Thassilon ; pourtant, aucun document ne permet de confirmer ce qu’est devenu son fragment du tome, ni si son armure fut entièrement détruite. Il est possible que le chevalier des tombes porte toujours l’épée qui porte son nom, tout en cherchant les moyens de rétablir Zutha au pouvoir.
Les récits sur Ungarato le décrivent comme une malveillance glaciale à peine maîtrisée par son armure d’acier et de peaux récoltées comme trophées au cours d’une centaine de batailles.
Xin-Undoros, Gardien d’un empire perdu
Prêtre guerrier chevalier des tombes humain azlanti, alignement LE, niveau 17 de l’ACG de Lissala
Armure : pleine armure ;
Type d’énergie : acide
Lorsque Xin, le véritable empereur de Thassilon, mourut en –6420 ar, les seigneurs runiques qui lui succédèrent exprimèrent publiquement leur deuil en construisant un tombeau somptueux appelé les Chambres d’Émeraude — un réseau souterrain de près de 1 000 salles reliées par des portails opaques et entretenu par un ordre de moines et de lanceurs de sorts. Ces « Dévots silencieux » comptaient parmi les serviteurs et les disciples les plus fidèles de Xin ; ils se coupaient la langue après avoir prononcé, comme dernières paroles, des serments de service éternel envers l’empereur, avant de continuer à servir l’empereur défunt. L’ordre disparut pratiquement peu après la Chute de la Terre, mais pour certains, la mort n’était pas une excuse acceptable pour mettre fin à leur veille.
Élevé au sein de l’Église de Lissala, l’orphelin azlanti Undoros s’imprégna sans réserve des enseignements du Descendant du Sihedron sur le devoir, l’obéissance et la récompense ultime, et se montra capable, dès son plus jeune âge, de citer de longs passages des textes sacrés de la foi. Sa dévotion sans faille et sa loyauté inconditionnelle envers ses supérieurs lui valurent de fréquentes promotions, qui aboutirent finalement à sa nomination en tant que champion de Xin lui-même. Des agents des seigneurs runiques traîtres ont attiré Undoros loin de la capitale avant d’assassiner l’empereur, et le prêtre de Lissala ne s’est jamais pardonné de ne pas avoir réussi à défendre celui qui lui avait été confié. Lors de la construction des Chambres d’Émeraude, Undoros fut le premier à se porter volontaire pour faire partie de la garde d’honneur et fut l’un des membres fondateurs des Dévots Silencieux. Au cours des siècles qui suivirent la mort de Xin, Undoros poursuivit sa veille silencieuse et ne vieillit pratiquement pas — un phénomène considéré comme une bénédiction par beaucoup, mais perçu comme une malédiction par Undoros lui-même, qui interprétait son extraordinaire longévité comme une punition que Lissala lui avait infligée afin qu’il puisse se racheter de son échec à ses yeux.
Undoros eut des prémonitions concernant la Chute de la Terre plusieurs jours avant qu’elle ne se produise, mais même s’il avait pu avertir les seigneurs des runes, il ne l’aurait pas fait ; le gardien savait qu’ils avaient corrompu l’empire de Xin et trahi son maître. Au lieu de cela, il orchestra sa propre transformation en s’exposant à la magie brute qui circule à travers les Chambres d’Émeraude et les relie entre elles.
Lorsque le chevalier des tombes nouvellement ressuscité reprit conscience, Thassilon n’existait plus.
Se faisant désormais appeler Xin-Undoros en l’honneur de son suzerain défunt, le chevalier des tombes patrouille dans les couloirs des Chambres d’Émeraude et s’est imposé comme le chef des quelques Dévots Silencieux restants. Bien qu’il ait retrouvé l’usage de la parole dans sa condition de mort-vivant, le chevalier des tombes ne parle presque jamais, convaincu que cela briserait ses serments éternels et le couvrirait davantage de honte aux yeux de Lissal’a. Garder la tombe de Xin fait partie intégrante de son existence, mais Xin-Undoros se montre rarement violent lors d’une première rencontre. Il emmène souvent les intrus faire le tour des nombreux reliefs et fresques effritées du site, dans l’espoir de leur montrer les vertus de Xin et sa quasi-divinité. Si cela ne suffit pas à convaincre les visiteurs de laisser un tribut et de partir sans autre incident, le chevalier des tombes n’hésite pas à les abattre.
Pour en savoir plus sur Lissala, voir la page 193 de *Pathfinder Campaign Setting: Inner Sea Gods*.[1]
AUTRES CHEVALIERS DES TOMBES NOTABLES
Contrairement aux liches, qui ont tendance à ourdir des complots de grande envergure, les chevaliers des tombes se contentent souvent de dominer une région plus restreinte, de diriger leur colère contre un seul groupe ou de servir un maître plus puissant. Pourtant, même les chevaliers des tombes moins ambitieux ou aux objectifs plus locaux que ceux décrits ci-dessus comptent toujours parmi les morts-vivants les plus dangereux qui arpentent Golarion
Gallus Gal onnica
Homme humain NE, chevalier des tombes et barde de niveau 11
Armure : cotte de mailles à pointes ;
Type d’énergie : feu
L’élite de Cheliax considère l’opéra haut-chelish comme l’une des plus belles formes d’art, et dans certains cercles, les interprètes se livrent une bataille acharnée pour décrocher les meilleurs rôles, recourant à une cruauté subtile qui ferait vomir un démon. En 4466 ar, Gallus Galonnica, virtuose vocal en herbe, déclencha un conflit intense qui dura plusieurs mois avec son rival, le baryton Ociptio Larguerva, maître reconnu dans son art, en soudoyant un critique particulièrement virulent pour qu’il démolisse l’interprétation par Ociptio du classique « La lyre du prince Lazzaro ». Les deux hommes se livrèrent une guerre acharnée, recourant au sabotage et à des intermédiaires, qui culmina en une série de défis enflammés lorsqu’ils se rencontrèrent par hasard dans une taverne d’Egorian. Après un verre de vin de trop, Gallus affirma qu’il chanterait dans son intégralité « Les Échos de Pharasma » de la compositrice folle Narmiria, un opéra épique dont l’aria finale était, selon la plupart, impossible à interpréter par une voix humaine.
Le soir de la représentation, Gallus fit son entrée sur scène vêtu de son armure de combat et émerveilla le public par sa maîtrise de l’art. Craignant que le succès de Gallus ne compromette sa carrière, Ociptio mit le feu à l’opéra après le dernier entracte. Alors que les flammes léchaient les rideaux et les murs, les spectateurs s’enfuirent, pris de panique, mais Gallus refusa d’admettre qu’un simple désastre puisse l’empêcher de surpasser son rival. Selon la légende, le crescendo du jeune chanteur atteignit son apogée au moment même où le toit du bâtiment en feu s’effondrait dans une pluie d’étincelles.
Au cours des trois années qui suivirent, les artistes d’Egorian apprirent que présenter un opéra chelish de haut vol à la date anniversaire de la mort de Gallus pouvait invoquer son esprit ardent, qui défilait alors sur scène dans son armure calcinée tout en chantant des notes qui brisaient les vitres et faisaient s’embraser les candélabres dans une rage de feu. Depuis lors, la plupart des villes chelishes ont interdit les représentations d’opéra la troisième nuit de Kuthona, de peur d’attirer la colère du barde. Une seule apparition confirmée de Gallus Galonnica a eu lieu depuis lors : en 4620 ar, lorsque le roi Gaspodar ordonna une représentation malgré les superstitions, dans une démonstration désespérée de pouvoir visant à maintenir l’unité de son royaume en ruine.
Holgona
Chevalier nain féminin « Graveknight » (APG 9)
Armure : plaque de pierre (UE) ;
Type d’énergie : acide
Pendant plus de mille ans, l’imposante citadelle céleste de Koldukar a témoigné du triomphe de la « Quête du Ciel » des nains, leur migration depuis les Terres Sombres vers la surface.
Cependant, leur périple avait également poussé les orques souterrains à remonter à la surface, et en –3708 ar, le chef de guerre orque Belkzen assiégea Koldukar lors de la bataille des Neuf Pierres. Lorsqu’il devint évident que tout était perdu, les généraux de la citadelle ordonnèrent l’évacuation des civils par les tunnels de secours, tandis que les guerriers restants bouclaient certaines sections de la forteresse et gardaient l’arrière. Parmi ces guerriers se trouvait Holgona, une chevalière fougueuse qui avait vu ses amis et camarades les plus proches tomber plus tôt au cours du siège. Ralentir l’avance des orques ne suffisait pas à apaiser l’esprit d’Holgona, aveuglé par la rage, et elle ouvrit en grand les immenses portes qui tenaient les orques à distance afin de pouvoir les massacrer de ses propres mains. Ses actes entraînèrent la mort de dizaines d’autres soldats et d’innombrables civils, incapables d’échapper à la fureur des envahisseurs, avant que les orques ne capturent Holgona pour la torturer plus tard. Lorsqu’ils eurent enfin terminé, les orques jetèrent son cadavre lacéré et marqué par l’acide au plus profond des cavernes de Koldukar.
C’est là qu’elle revint à la vie sous la forme d’une chevalière des tombes et se mit à arpenter les salles inférieures où peu d’orques s’aventuraient, donnant libre cours à sa rage et maudissant son destin. L’arrivée récente de monstres de rouille, qui rongent les piliers d’acier de Koldukar, a donné un nouveau but à Holgona, et elle patrouille désormais dans les cavernes en ruine, tailladant sans relâche tous les monstres de rouille qu’elle parvient à attraper.
Les monstres de rouille bravent parfois sa fureur pour dévorer les boucles d’acier qui maintiennent son armure, laissant la naine morte-vivante estropiée pendant des jours avant qu’elle ne se reconstitue inévitablement et ne poursuive sa croisade sans fin.
Nahljari Hal kiri
Femme humaine NE, chevalier des tombes druide niveau 12
Armure : demi-plate en bronze et peau de dragon ;
Type d’énergie : électricité
Lorsque le grand maharajah Khiben-Sald fit ériger des monuments et des palais sur l’île de Jalmeray il y a environ quatre millénaires, il déplaça des milliers d’autochtones. Avec l’aide de Nex, l’ancien maître de l’île, il soudoya les chefs locaux à l’aide de la magie, et bon nombre d’autochtones finirent par accepter les nouveaux arrivants et s’intégrèrent à leur culture vudranienne.
Ceux qui refusèrent se retirèrent sur l’île voisine de Kaina Katakka, où Khiben-Sald et ses successeurs les laissèrent vivre en paix. Quelques centaines d’années plus tard, cependant, les Seigneurs de l’Arche exilés de Nex cherchèrent refuge sur Jalmeray et en prirent rapidement le contrôle. Contrairement à leurs prédécesseurs, les Seigneurs de l’Arche considéraient les habitants de Kaina Katakka comme des squatteurs qu’il fallait expulser.
Ayant déjà été chassés de leurs terres une fois, les insulaires détestaient l’idée de devoir fuir à nouveau. Cependant, au cours des années qui avaient suivi le départ de Khiben-Sald, ils s’étaient dotés de deux puissants gardiens. Le premier était le dragon de bronze Impranisos, qui avait été témoin de l’occupation vudranienne alors qu’il était encore très jeune et s’était intéressé aux insulaires exilés. L’autre était Nahljari, une jeune femme charismatique réputée pour son talent en magie de la nature, qui était également l’intermédiaire privilégiée chargée de communiquer avec le gardien draconique de la communauté. Lorsque les Seigneurs de l’Arche menacèrent d’envahir l’île, Nahljari et Impranisos mobilisèrent Kaina Katakka pour repousser l’attaque des Seigneurs de l’Arche et défendre leur mode de vie. Dans d’autres circonstances, ils auraient peut-être eu une chance, mais les sorciers brandissaient le Sceptre des Seigneurs de l’Arche et s’en servirent pour invoquer un cataclysme arcanique. La pluie de sorts réduisit l’île en cendres et anéantit druides et dragons sans distinction.
Devenue aujourd’hui peu plus qu’un désert hanté par les fantômes, Kaina Katakka n’accueille guère d’autres visiteurs que des contrebandiers audacieux, convaincus que personne d’autre ne viendrait jamais y débarquer. Même ces expéditions se font de plus en plus rares, car plusieurs équipages ont signalé avoir croisé un guerrier vêtu de bronze chevauchant un dragon squelettique.
Spectre sans cavalier
Chevalier des tombes de niveau NE, entraîné au combat avancé
Armure : bardage en cotte de mailles de mithral ;
Type d’énergie : froid
Chacune des filles de Baba Yaga règne pendant un siècle sur Irrisen, cette terre figée par l’hiver, avant d’être remplacée par une nouvelle fille et emmenée par la Reine des Sorcières à son retour. Mais toutes les souveraines ne se laissent pas faire sans réagir. Lors de la rébellion d’Harcatha en 3937 ar, les descendants d’Harcatha, récemment détrônée, tentèrent en vain de renverser le règne de la nouvelle monarque, la reine Sasch.a Partout dans le royaume, les proches d’Harcatha périrent, soit par exécution, soit lors de poches de résistance armée vouées à l’échec, ne laissant aucun survivant. Même les montures des rebelles furent massacrées ou capturées, y compris un cheval de guerre extraordinaire que les serviteurs de la reine Sascha ne parvinrent pas à dompter. Finalement, ils lâchèrent une meute de loups d’hiver pour qu’elle dévore la monture, puis abandonnèrent la carcasse mutilée. Deux mois plus tard, la baronne locale tenta en vain de contacter les loups, et ses agents rapportèrent bientôt que quelque chose avait tué toute la meute. Les gobelins vivant aux abords de la Forêt de Hoarwood parlaient avec effroi d’un cheval démoniaque qui soufflait du givre, portait une cotte de mailles recouverte de givre et transportait parfois un cavalier indistinct qui brillait de flammes bleues.
Bien que quelques-uns aient établi un lien entre le cheval massacré et l’horreur mort-vivante qui a hanté le sud d’Irrisen pendant des décennies, personne ne sait si la bête a jamais eu un nom. Ce qui semble clair, en revanche, c’est qu’il déteste les loups et tout ce qui est associé à la reine Sascha. Lorsque Baba Yaga a remplacé Sascha par sa huitième fille, Karina, l’étrange chevalier des tombes est parti hanter d’autres contrées. Des témoins l’ont aperçu aussi loin à l’est que la périphérie de Port Ice, à Brevoy.
La plupart connaissent la bête sous le nom de « Spectre sans cavalier », car l’observateur lambda perçoit d’abord l’étrangeté d’un cheval en armure sans cavalier avant de reconnaître pleinement la nature de mort-vivant de la créature. Les récits suggèrent que ce même cavalier incandescent qui apparaît parfois sur le dos du Spectre se cache parfois derrière un arbre et observe impassiblement le cheval attaquer.
Sebas tius Wright
Homme demi-elfe, chevalier des tombes, inquisiteur de l’APG de Calistria 6 / Jardinier gris 4
Armure : cuirasse à pointes ;
Type d’énergie : feu
La fièvre révolutionnaire s’empara du jeune Sebastius Wright aussi sûrement qu’elle avait saisi Galt en 4667 ar, et le jeune demi-elfe trouva rapidement sa place parmi les rebelles en traquant et en capturant des nobles pour leurs crimes — réels ou supposés.
Le Conseil révolutionnaire le récompensa pour ses efforts et le promut au sein des Jardiniers gris, récemment formés.
Son zèle et ses démonstrations ostentatoires de justice publique lui valurent l’approbation des Jardiniers, ce qui lui permit de survivre au renversement sanglant du premier gouvernement révolutionnaire et de trouver sa place dans le régime qui lui succéda, mais qui fut de courte durée.
Pendant plusieurs années, il a escorté la dernière lame, connue sous le nom de Sanguine Sal, de ville en ville, supervisant les décapitations et proclamant haut et fort la doctrine du nouveau régime. Cependant, aucun des récents gouvernements de Galt n’a duré plus d’une décennie, et chaque coup d’État a vu l’exécution des partisans les plus fervents de la génération précédente. Le troisième régime identifia Sebastius comme une menace potentielle, et les Jardiniers Gris qui se tenaient autrefois à ses côtés menèrent une foule pour maîtriser et exécuter le demi-elfe à l’aide de la guillotine même qu’il avait chérie et actionnée. Il ne se laissa pas faire sans réagir. Sa résistance furieuse fut si farouche que les Jardiniers Gris furent incapables de le capturer et durent se contenter de l’abattre, de brûler son corps et de pendre son armure mutilée aux portes d’Isarn en guise d’avertissement pour les autres. Elle y resta suspendue pendant deux semaines avant de disparaître mystérieusement — un incident qui déclencha une nouvelle vague de meurtres, soi-disant pour retrouver le voyou assez effronté pour bafouer la justice galtane.
En réalité, l’armure de Sébastien avait absorbé l’énergie haineuse qui pulsait dans les rues d’Isarn et s’était animée spontanément, s’arrachant aux remparts de la ville. Depuis, le chevalier des tombes rôde dans Boarwood et le centre de Galt, traquant aussi bien les Jardiniers Gris que les innocents et les nobles sympathisants.
À deux reprises particulièrement sanglantes, il a interrompu des exécutions en cours, mettant à chaque fois le feu à des civils, tuant des fonctionnaires, libérant les condamnés et remettant une arme à la criminelle tout en l’exhortant à se venger. Les Jardiniers Gris ont réagi en mettant la tête du mystérieux chevalier des tombes à prix.
Ceux qui ont aperçu Sebastius affirment qu’il porte une hache terrifiante fabriquée à partir d’une lame de guillotine, et les sillons laissés près de ses victimes suggèrent qu’il la traîne derrière lui.
Pour en savoir plus sur les Jardiniers Gris, consultez la page 24 de Pathfinder Campaign Setting : Paths of Prestige.
Seldeg Bhedlis
Homme humain, chevalier des tombes, antipaladin APG d’Arazni 17
Armure : cotte de mailles complète en adamantine ;
Type d’énergie : feu
En 3889 ar, alors que les Chevaliers d’Ozem cherchaient à pénétrer dans Geb, Seldeg Bhedlis fut l’un des six chevaliers choisis pour infiltrer Mechitar afin de relancer la Croisade Lumineuse. Lui et les autres chevaliers parvinrent à passer inaperçus et à traverser la ville sans encombre… jusqu’à ce que Bhedlis rencontre une magnifique artiste vampire qui le fascina. Séduit par son charme, Bhedlis finit par céder à la tentation et entama une relation charnelle avec la vampire. C’est alors que son code de paladin commença lentement à s’effriter et que la véritable mission des chevaliers se dissipa.
Même s’il savait qu’il manquait à son devoir, Bhedlis continua à rendre visite à la vampire, et un soir, sa véritable identité de chevalier d’Ozem fut révélée. La vampire était l’esclave d’un Seigneur du Sang, et peu après la défaillance de Bhedlis, celui-ci fut capturé. Alors que le chevalier était interrogé, Geb vint en personne interroger le paladin.
Seldeg Bhedlis ne craignait pas d’être tué au cours de cette mission et affirmait avec fermeté que lui et les siens étaient prêts à mourir en combattant le mal au nom d’Aroden.
Bhedlis craignait cependant que, si ses rendez-vous galants avec le séducteur vampirique étaient découverts par ses compagnons chevaliers, il ne soit excommunié — ou pire encore.
Geb proposa une solution aux problèmes de Seldeg : il n’aurait pas à craindre que son âme soit jugée dans l’Au-delà s’il révélait l’identité et la localisation des cinq autres chevaliers. Bhedlis accepta, et Geb incinéra l’homme sur-le-champ, transformant l’ancien noble paladin en chevalier des tombes. Lorsque les autres chevaliers furent rassemblés, ils connurent le même sort. Après leur transformation, les chevaliers des tombes nouvellement créés se mirent au service de Geb, œuvrant dans son intérêt. Leur mission suivante marqua un tournant décisif. Les six chevaliers des tombes retournèrent à Vigil et s’emparèrent du corps d’Arazni, qu’ils emmenèrent à Mechitar où elle fut plus tard ressuscitée sous la forme d’une liche.
Aujourd’hui encore, Seldeg Bhedlis agit en tant que maître des espions et dispose d’agents partout à Geb, à Lastwall, à Ustalav, ou partout ailleurs où les Chevaliers d’Ozem pourraient s’aventurer. En plus de surveiller les activités des Chevaliers d’Ozem, Seldeg Bhedlis est également chargé de traquer les Pierres de Sang d’Arazni.
Pour en savoir plus sur Arazni, voir la page 193 de *Inner Sea Gods*.[1]
References
Paizo has published two major articles about graveknights: a chapter about graveknights in Undead Revisited and "Armored Fiends" in Ice Tomb of the Giant Queen.