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Il existe de nombreux exploitants de caravansérails à la périphérie d’Elidir, mais rares sont ceux qui sont aussi ambitieux qu’Adasely Tisandera (une marchande humaine opportuniste de niveau 3). Ayant grandi dans la pauvreté dans les bas-fonds d’Elidir, Adasely rêve de prendre le contrôle de tous les caravansérails sous son nom et de dominer le marché, afin de s’enrichir en or. Elle s’efforce de mettre en place une guilde des caravansérails et espère s’allier à d’autres marchands partageant les mêmes aspirations, tout en veillant à ce qu’aucun ne soit aussi ambitieux qu’elle.
Il existe de nombreux exploitants de caravansérails à la périphérie d’Elidir, mais rares sont ceux qui sont aussi ambitieux qu’[[Adasely Tisandera]] (une marchande humaine opportuniste de niveau 3). Ayant grandi dans la pauvreté dans les bas-fonds d’Elidir, Adasely rêve de prendre le contrôle de tous les caravansérails sous son nom et de dominer le marché, afin de s’enrichir en or. Elle s’efforce de mettre en place une guilde des caravansérails et espère s’allier à d’autres marchands partageant les mêmes aspirations, tout en veillant à ce qu’aucun ne soit aussi ambitieux qu’elle.


Cygnetus Frawn (dandy humain non binaire flamboyant de niveau 9) est le plus grand créateur de tendances d’Elidir, guidant la société tant en matière de mode que de mouvements sociaux. Il est un fervent partisan de Cheliax et utilise ses soirées en apparence frivoles ainsi que ses choix vestimentaires pour amener subtilement les autres à soutenir la nation protectrice. Organiser des bals de charité, accueillir des bals masqués et faire des dons à l’Église d’Asmodeus, tout cela sert un objectif plus grand : tenir Isger en échec.
[[Cygnetus Frawn]] (dandy humain non binaire flamboyant de niveau 9) est le plus grand créateur de tendances d’Elidir, guidant la société tant en matière de mode que de mouvements sociaux. Il est un fervent partisan de Cheliax et utilise ses soirées en apparence frivoles ainsi que ses choix vestimentaires pour amener subtilement les autres à soutenir la nation protectrice. Organiser des bals de charité, accueillir des bals masqués et faire des dons à l’Église d’Asmodeus, tout cela sert un objectif plus grand : tenir Isger en échec.


L’archibancière Dwingini Berylbelt (clerc naine nonchalante d’Abadar, niveau 8) est la grande prêtresse d’Abadar à Elidir, s’occupant de ses fidèles dans la ville. Elle estime que l’attention exclusive qu’Isger porte à Elidir freine l’expansion du marché dans les campagnes, étouffant ainsi les possibilités de richesse et de prospérité accrues pour la nation. Elle garde toutefois le silence, sachant que s’exprimer ne lui serait pas profitable.
L’archibancière [[Dwingini Berylbelt]] (clerc naine nonchalante d’Abadar, niveau 8) est la grande prêtresse d’Abadar à Elidir, s’occupant de ses fidèles dans la ville. Elle estime que l’attention exclusive qu’Isger porte à Elidir freine l’expansion du marché dans les campagnes, étouffant ainsi les possibilités de richesse et de prospérité accrues pour la nation. Elle garde toutefois le silence, sachant que s’exprimer ne lui serait pas profitable.


Hedvend VI (un aristocrate humain pleurnichard de niveau 9) est l’intendant d’Isger depuis des décennies, et sa seule priorité est de satisfaire Cheliax. Cette approche a conduit à un important fossé de richesse entre les habitants de la capitale et ceux des provinces, car il concentre ses efforts sur le commerce autour du fleuve Conerica, au détriment des problèmes de la campagne. Il est extrêmement impopulaire auprès du peuple, et même ses pairs de l’élite espèrent le faire tomber de son piédestal pour prendre sa place.
[[Hedvend VI]] (un aristocrate humain pleurnichard de niveau 9) est l’intendant d’Isger depuis des décennies, et sa seule priorité est de satisfaire Cheliax. Cette approche a conduit à un important fossé de richesse entre les habitants de la capitale et ceux des provinces, car il concentre ses efforts sur le commerce autour du fleuve Conerica, au détriment des problèmes de la campagne. Il est extrêmement impopulaire auprès du peuple, et même ses pairs de l’élite espèrent le faire tomber de son piédestal pour prendre sa place.


Rares sont ceux qui ont conscience de l’existence des disciples d’Urgathoa à Isger, sans parler du fait qu’ils sont menés par la joyeuse chef Luminia Bell (clerc humaine zélée de niveau 6). Luminia profite de son métier de chef de cuisine gastronomique pour avoir accès aux mets les plus rares et aux clients les plus fortunés, rapportant ces produits pour les partager avec ses compagnons adorateurs de la Princesse Pâle lors de festins somptueux et de débauches. Elle est très appréciée des élites pour ses repas élaborés et ses présentations culinaires uniques, utilisant des ingrédients inhabituels pour créer les mets les plus gourmands possibles au nom de la gloutonnerie.
Rares sont ceux qui ont conscience de l’existence des disciples d’Urgathoa à Isger, sans parler du fait qu’ils sont menés par la joyeuse chef [[Luminia Bell]] (clerc humaine zélée de niveau 6). Luminia profite de son métier de chef de cuisine gastronomique pour avoir accès aux mets les plus rares et aux clients les plus fortunés, rapportant ces produits pour les partager avec ses compagnons adorateurs de la Princesse Pâle lors de festins somptueux et de débauches. Elle est très appréciée des élites pour ses repas élaborés et ses présentations culinaires uniques, utilisant des ingrédients inhabituels pour créer les mets les plus gourmands possibles au nom de la gloutonnerie.


Le fléau qui frappe actuellement les navires marchands descendant le fleuve Conerica est la Reine de Conerica (une bandite halfling avare de niveau 6), une capitaine pirate qui mène des raids exclusivement contre des navires de commerce. Les pirates ont appris à agir avec une efficacité redoutable : ils mènent à bien leurs raids en moins d’une heure et s’enfuient avec leur butin avant que les autorités ne puissent les rattraper. Malgré l’importante prime mise sur sa tête, la mystérieuse chef de ces pirates n’a toujours pas été identifiée ni arrêtée.
Le fléau qui frappe actuellement les navires marchands descendant le fleuve Conerica est la [[Reine de Conerica]] (bandit halfling avare de niveau 6), une capitaine pirate qui mène des raids exclusivement contre des navires de commerce. Les pirates ont appris à agir avec une efficacité redoutable : ils mènent à bien leurs raids en moins d’une heure et s’enfuient avec leur butin avant que les autorités ne puissent les rattraper. Malgré l’importante prime mise sur sa tête, la mystérieuse chef de ces pirates n’a toujours pas été identifiée ni arrêtée.


Une petite guerre sainte fait rage dans les rues d’Elidir, et l’un des camps est mené par Sevizoy (un humain dromaar déterminé, ancien assassin de niveau 8), le chef du temple réformé de Nocticula. Sevizoy est un clerc dont la seule formation réside dans son immense foi, un ancien assassin qui s’est repenti et qui croit fermement que chacun devrait avoir la chance d’en faire autant. Cependant, ses adversaires, les fidèles traditionalistes de l’incarnation démoniaque de Nocticula, traquent son clergé et ses disciples, le forçant à mener le combat contre eux. Sevizoy qualifie ces autres adorateurs de Nocticula d’hérétiques, tout en espérant qu’ils trouveront la rédemption, à l’instar de la Reine Rédemptrice.<ref name="p46" />
Une petite guerre sainte fait rage dans les rues d’Elidir, et l’un des camps est mené par [[Sevizoy]] (un humain dromaar déterminé, ancien assassin de niveau 8), le chef du temple réformé de Nocticula. Sevizoy est un clerc dont la seule formation réside dans son immense foi, un ancien assassin qui s’est repenti et qui croit fermement que chacun devrait avoir la chance d’en faire autant. Cependant, ses adversaires, les fidèles traditionalistes de l’incarnation démoniaque de Nocticula, traquent son clergé et ses disciples, le forçant à mener le combat contre eux. Sevizoy qualifie ces autres adorateurs de Nocticula d’hérétiques, tout en espérant qu’ils trouveront la rédemption, à l’instar de la Reine Rédemptrice.<ref name="p46" />


==Culture et société==
==Culture et société==

Dernière version du 22 juin 2026 à 11:36

Elidir Intro

Elidir
Cité
Nation Isger
Taille Large city
Population 11,900
Demographies 90% human, 5% halfling, 3% goblin, 2% other[1]
Gouvernement Intendant nommé par le gouvernement

Alors qu’une grande partie d’Isger subit les privations de la guerre et quatre millénaires de négligence de la part de souverains indifférents, Elidir n’a guère de soucis de ce genre. La capitale du pays est le cœur battant au centre de l’industrie commerciale qui constitue la force vitale de la nation. Située sur les rives de la Conerica, cette ville animée fourmille de marchands faisant la navette entre Cheliax et Druma, Molthune et Andoran. Ces derniers, ainsi que les gardes et les artisans qui facilitent leur activité, injectent de l’or et des ressources dans la ville presque aussi vite que les difficultés d’Isger peuvent les en drainer à nouveau.

Malgré les richesses qui transitent par Elidir, la vie n’y est pas facile. Des milliers d’années de soumission à ses États protecteurs et le pillage de la plupart des ressources du pays ont laissé de profondes cicatrices psychologiques au sein de la population. Ces tensions ont été exacerbées par les Guerres du Sang de Gobelin, qui ont dévasté la campagne. Bien que la ville elle-même ait été peu touchée par les combats, elle s’est à peine remise de la « génération perdue » qui est partie au combat pour ne jamais revenir, sans parler de la nécessité de prendre en charge des milliers d’orphelins, de réfugiés et de soldats de retour traumatisés.

Ces tensions se reflètent dans le comportement de l’élite de la ville, composée de nobles et de marchands, qui profitent de leur position et exercent le pouvoir dont ils disposent en faisant étalage de leur richesse de manière extravagante. Sous leur jupe, de nombreux habitants continuent de vivre dans une pauvreté à peine supérieure à celle des habitants de l’arrière-pays, qui luttent pour leur survie. Menant une existence précaire au jour le jour, ils peinent à reconstituer la richesse accumulée au fil des générations et perdue lors des guerres du Sang-de-Gobelin. Aujourd’hui, alors que le conflit entre Cheliax et Andoran éclate à Breachill, les élites d’Elidir craignent que la capitale, jusqu’ici épargnée, ne soit enfin touchée par les troubles qui agitent la nation.[2]

Vue d'ensemble

Conflit de classe : L’élite d’Elidir méprise souvent les autres, en raison de son propre manque d’autonomie sous le joug de Cheliax et de son dédain pour les orphelins, les réfugiés et les anciens combattants qui ont afflué dans la ville après les Guerres du Sang-de-Gobelin. En raison de leur égoïsme, toute personne tentant de solliciter leur aide subit une pénalité de circonstance de –2.

Centre commercial : Une incroyable variété de marchandises transite par Elidir via le détroit de Conerica. On trouve en ville des objets courants jusqu’au niveau 8. Les objets peu communs jusqu’au niveau 6 sont fréquemment disponibles, tout comme, de temps à autre, des objets rares.

État vassal : Isger est depuis longtemps exploité par Cheliax, qui revendique le premier choix sur ses ressources, et son emprise est particulièrement forte sur la capitale, ce qui se traduit par des prix plus élevés. Augmentez le coût des objets courants de 10 % et celui des objets peu communs de 25 %.

Adasely Tisandera (marchande humaine opportuniste de niveau 3), gérante d’un caravansérail qui rêve de monopoliser le marché

Dwingini Berylbelt (clerc naine nonchalante d’Abadar de niveau 8), grande banquière et grande prêtresse d’Abadar

Hedvend VI (aristocrate humain pleurnichard de niveau 9), intendant d’Isger, sous la suzeraineté de Cheliax

La Reine de Conerica (bandite haling avare de niveau 6) : mystérieuse chef de pirates fluviaux

Sevizoy (ancien assassin dromaar humain déterminé de niveau 8) : chef du temple réformé de Nocticula, clerc néophyte[2]

Histoire

Bien avant qu’Elidir ne devienne une ville sous domination taldane, elle était un lieu de rassemblement des tribus isgeriennes autochtones grâce à sa position stratégique sur la rivière Conerica. Au cours du premier millénaire ar, les tribus locales commencèrent à construire des habitations permanentes dans la région, des maisons circulaires utilisées lors des rassemblements saisonniers des tribus pour commercer et échanger des nouvelles.

Les avantages naturels offerts par le site sautèrent immédiatement aux yeux des chefs de la Septième Armée d’exploration de Taldor, qui en firent leur quartier général pendant leur campagne de pacification. Après la défaite des tribus, la commandante de l’armée, la générale Xerlidia Elidos, transforma ce campement tentaculaire en une colonie permanente, qu’elle baptisa de son nom. La ville connut une croissance régulière au cours des 2 000 années suivantes pour devenir une métropole florissante de 20 000 âmes, un centre commercial qui attirait autant les richesses que les nouveaux colons.

Mais la « Conquête des Langues Unifiées » s’avéra dévastatrice pour la ville, qui devint alors un foyer de la lutte pour le contrôle d’Isger jusqu’à ce que Cheliax arrache définitivement la province à Taldor. Les ressources qui auraient permis à la ville de se reconstruire furent au contraire immédiatement destinées au nouveau protecteur d’Isger.

N’ayant plus de foyer où retourner, bon nombre des survivants de la bataille décisive d’Elidir partirent — soit vers la périphérie d’Isger, soit, s’ils en avaient les moyens, vers Cheliax, Taldor ou tout autre pays prêt à les accueillir. Une fois la paix rétablie, Elidir redevint un centre commercial mais, dépourvue des ressources dont elle disposait au cours de ses premiers millénaires, elle ne retrouva jamais sa gloire d’antan.

Le dernier conflit en date du pays, les Guerres du Sang des Gobelins, n’a eu que peu d’impact sur la ville elle-même, les élites ayant ignoré le sort de la campagne pour se protéger.

L’armée isgérienne fut décimée par ces pertes, ce qui conduisit Hedvend VI à ordonner aux soldats restants de protéger la capitale plutôt que la campagne. Les séquelles de cette insensibilité ont laissé des traces, car la nation est aujourd’hui submergée par ceux qui ont souffert de l’égoïsme des élites, et qui gardent une rancœur tenace envers les dirigeants qui les ont laissés tomber.[2]

Géographie

La rivière Conerica, qui a d’abord amené les tribus isgeriennes puis les colons taldans à Elidir, a alimenté la croissance de la ville et déterminé son orientation. S’étant d’abord développée sur une seule rive, Elidir s’est rapidement étendue des deux côtés de la Conerica, doublant ainsi l’espace disponible pour l’accostage des navires. Au cours des millénaires qui ont suivi, la ville s’est principalement étendue le long du cours d’eau plutôt que vers l’extérieur, dans un effort constant pour accroître l’espace dédié au commerce.

La rivière étant devenue le centre de l’activité industrielle, l’élite d’Elidir a construit ses somptueuses demeures sur les collines situées à la périphérie de la ville, tandis que les quartiers populaires se sont développés entre celles-ci, isolant ainsi l’élite du bruit et de la foule des quais et la préservant des inondations occasionnelles. Dans un esprit qui perdure aujourd’hui, les manoirs de l’élite étaient souvent entourés de leurs propres remparts, initialement pour se protéger des bandits avant que la ville ne construise sa muraille principale, puis pour tenir la populace à l’écart (notamment en cas de troubles).

Située dans les contreforts des montagnes du Menador, Elidir est parfois soumise à de violentes tempêtes hivernales qui balayent la chaîne montagneuse et déversent un pied de neige, voire plus, sur la ville. Comme la Conerica ne cesse jamais de couler, le commerce dans la ville ne s’arrête jamais non plus, et ces tempêtes rendent la situation d’autant plus dangereuse pour les ouvriers qui doivent affronter la neige et le froid. La fonte printanière fait parfois déborder la Conerica, transformant Elidir en un bourbier qui, en raison de son emplacement, n’affecte que les classes populaires.[2]

Gouvernement

Elidir est gouvernée par l’intendant d’Isger, qui supervise son administration avec l’assentiment de la reine Abrogail Thrune II de Cheliax. Comme l’empire diabolique se soucie peu du sort de la ville tant que le commerce n’est pas perturbé, l’intendant dispose d’une grande latitude en ce qui concerne la capitale. Pour garantir la continuité des affaires de l’État, Hedvend VI a largement conféré des pouvoirs à deux forces principales au sein de son gouvernement: l’armée d’Isger et l’Office du commerce, qui opèrent toutes deux en étroite collaboration. La première patrouille le détroit de la Conerica, le protégeant des bandits et des monstres, tandis que la seconde supervise l’ensemble du commerce de la ville, notamment la gestion des quais et des entrepôts, la perception des impôts, des droits de douane et autres redevances, ainsi que la garantie d’une main-d’œuvre fiable.

Les lois les plus importantes d’Elidir tournent autour de son commerce : par exemple, les navires effectuant la traversée entre Druma et Cheliax ont la priorité sur le trafic fluvial local (de nombreux membres de l’élite de la ville possèdent un navire prétendument originaire de l’une de ces deux nations afin de pouvoir tirer parti de cette loi). De même, entraver le commerce fluvial entraîne de lourdes conséquences. Les crimes commis à moins de 100 yards du fleuve sont passibles de peines plus sévères que les mêmes crimes commis ailleurs dans la ville. Monter à bord d’un bateau sans autorisation ou couler un bateau constituent tous deux des crimes graves, bien que la peine puisse être très légèrement atténuée si le bateau n’est pas chargé de marchandises à ce moment-là.

L’héritage des Guerres du Sang-de-Gobelin perdure également dans les lois de guerre de la ville, mesures soi-disant temporaires destinées à assurer la sécurité de la ville face aux menaces gobelines. Les chiens doivent pouvoir errer librement dans la ville, dans l’espoir qu’ils avertissent d’une attaque et effraient les gobelins. Chanter en public était également interdit, de crainte que cela ne soit confondu avec un chant gobelin, ce qui a donné naissance à une tradition grandissante de poésie et de contes rebelles.

À mesure que la guerre s’éternisait et que les privations s’aggravaient, même en ville, les lois devinrent plus sévères envers ceux qui gaspillaient les ressources. Le gaspillage de nourriture devint un crime puni d’un coup de fouet dès la première infraction, pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement en cas de récidive. Les bouchers étaient tenus de livrer les intestins des animaux qu’ils abattaient à l’armée afin qu’ils soient transformés en cordes d’arc.

Lorsque la famine devint une préoccupation majeure, les sanctions prévues par la loi contre toute atteinte à un chien errant furent étendues et alourdies pour quiconque tuait un chien. De manière plus cynique, afin de ne pas perdre de temps à faire respecter les lois sur le vol à l’encontre des masses affamées, il fut autorisé de prendre des fruits ou des légumes dans le jardin d’autrui, à condition que la quantité ne dépasse pas ce que l’on pouvait tenir dans une main. Aujourd’hui, l’application de ces arrêtés dépend fortement du contexte et concerne bien plus souvent les habitants les plus démunis de la ville que l’élite d’Elidir.[2]

Les habitants

Isgeri Army Symbol
Isgeri Army Symbol

Après les divisions initiales entre les conquérants taldans et les tribus isgeriennes, les barrières entre les deux cultures se sont peu à peu effacées, et elles ne font plus qu’une, se mélangeant librement. Leurs descendants constituent la majorité de la population de la ville, et il est rare qu’un humain natif d’Elidir puisse (ou même tente) de se définir comme purement taldan ou kellid.

Les demi-hommes constituent le deuxième groupe ethnique le plus important de la ville, en grande partie grâce au vassalisme d’Isger envers Cheliax. Ceux dont les familles n’avaient pas été amenées à Elidir contre leur gré considéraient souvent la ville comme un lieu où ils avaient plus de chances d’échapper à la servitude qu’au cœur de leur patrie diabolique. L’édit d’émancipation attira encore davantage de demi-hommes vers la ville, où les maigres ressources étaient compensées par un joug de tyrannie moins pesant qu’à Cheliax.

Plus récemment, suite à la fondation d’Oprak et à une tendance culturelle générale vers une meilleure compréhension des gobelins, les règles strictes interdisant aux gobélinoïdes d’entrer à Elidir ont été oubliées. Aujourd’hui, beaucoup sont considérés comme une source de main-d’œuvre bon marché. Il subsiste toutefois des tensions entre les survivants humains des Guerres du Sang de Gobelin et les nouveaux arrivants gobelins dans la ville, qui n’ont que peu de souvenirs de la guerre menée par leurs ancêtres.

La position stratégique de la ville sur une route commerciale majeure génère un trafic important entre les différentes origines ethniques, dont certaines choisissent de s’installer dans la ville. Bien que la présence d’elfes, de nains, de gnomes, d’aiuvarins et de dromaars, ainsi que d’autres origines et héritages, ne soit pas courante à Elidir, elle n’est certainement pas assez rare pour susciter des commentaires ou des regards insistants.[2]

PERSONNAGES REMARQUABLES

Elidir Local
Elidir Local

Il existe de nombreux exploitants de caravansérails à la périphérie d’Elidir, mais rares sont ceux qui sont aussi ambitieux qu’Adasely Tisandera (une marchande humaine opportuniste de niveau 3). Ayant grandi dans la pauvreté dans les bas-fonds d’Elidir, Adasely rêve de prendre le contrôle de tous les caravansérails sous son nom et de dominer le marché, afin de s’enrichir en or. Elle s’efforce de mettre en place une guilde des caravansérails et espère s’allier à d’autres marchands partageant les mêmes aspirations, tout en veillant à ce qu’aucun ne soit aussi ambitieux qu’elle.

Cygnetus Frawn (dandy humain non binaire flamboyant de niveau 9) est le plus grand créateur de tendances d’Elidir, guidant la société tant en matière de mode que de mouvements sociaux. Il est un fervent partisan de Cheliax et utilise ses soirées en apparence frivoles ainsi que ses choix vestimentaires pour amener subtilement les autres à soutenir la nation protectrice. Organiser des bals de charité, accueillir des bals masqués et faire des dons à l’Église d’Asmodeus, tout cela sert un objectif plus grand : tenir Isger en échec.

L’archibancière Dwingini Berylbelt (clerc naine nonchalante d’Abadar, niveau 8) est la grande prêtresse d’Abadar à Elidir, s’occupant de ses fidèles dans la ville. Elle estime que l’attention exclusive qu’Isger porte à Elidir freine l’expansion du marché dans les campagnes, étouffant ainsi les possibilités de richesse et de prospérité accrues pour la nation. Elle garde toutefois le silence, sachant que s’exprimer ne lui serait pas profitable.

Hedvend VI (un aristocrate humain pleurnichard de niveau 9) est l’intendant d’Isger depuis des décennies, et sa seule priorité est de satisfaire Cheliax. Cette approche a conduit à un important fossé de richesse entre les habitants de la capitale et ceux des provinces, car il concentre ses efforts sur le commerce autour du fleuve Conerica, au détriment des problèmes de la campagne. Il est extrêmement impopulaire auprès du peuple, et même ses pairs de l’élite espèrent le faire tomber de son piédestal pour prendre sa place.

Rares sont ceux qui ont conscience de l’existence des disciples d’Urgathoa à Isger, sans parler du fait qu’ils sont menés par la joyeuse chef Luminia Bell (clerc humaine zélée de niveau 6). Luminia profite de son métier de chef de cuisine gastronomique pour avoir accès aux mets les plus rares et aux clients les plus fortunés, rapportant ces produits pour les partager avec ses compagnons adorateurs de la Princesse Pâle lors de festins somptueux et de débauches. Elle est très appréciée des élites pour ses repas élaborés et ses présentations culinaires uniques, utilisant des ingrédients inhabituels pour créer les mets les plus gourmands possibles au nom de la gloutonnerie.

Le fléau qui frappe actuellement les navires marchands descendant le fleuve Conerica est la Reine de Conerica (bandit halfling avare de niveau 6), une capitaine pirate qui mène des raids exclusivement contre des navires de commerce. Les pirates ont appris à agir avec une efficacité redoutable : ils mènent à bien leurs raids en moins d’une heure et s’enfuient avec leur butin avant que les autorités ne puissent les rattraper. Malgré l’importante prime mise sur sa tête, la mystérieuse chef de ces pirates n’a toujours pas été identifiée ni arrêtée.

Une petite guerre sainte fait rage dans les rues d’Elidir, et l’un des camps est mené par Sevizoy (un humain dromaar déterminé, ancien assassin de niveau 8), le chef du temple réformé de Nocticula. Sevizoy est un clerc dont la seule formation réside dans son immense foi, un ancien assassin qui s’est repenti et qui croit fermement que chacun devrait avoir la chance d’en faire autant. Cependant, ses adversaires, les fidèles traditionalistes de l’incarnation démoniaque de Nocticula, traquent son clergé et ses disciples, le forçant à mener le combat contre eux. Sevizoy qualifie ces autres adorateurs de Nocticula d’hérétiques, tout en espérant qu’ils trouveront la rédemption, à l’instar de la Reine Rédemptrice.[2]

Culture et société

La société elidirienne est largement façonnée par ses traumatismes — la domination de Cheliax sur le pays et les Guerres du Sang de Gobelin — ainsi que par la persévérance de sa population face à de telles tragédies. En apparence, la culture reflète celle de n’importe quelle ville chelaxienne cosmopolite, mais n’en est qu’un pâle reflet : les gens font mine d’adorer Asmodeus sans vraiment le vénérer, et les fêtes chelaxiennes telles que le Jour de la Signature et le Jour de la Langue Équilibrée sont célébrées sans conviction par la plupart des habitants de la ville. Sous ce vernis, cependant, se cache un profond puits de résilience et de ressentiment.

La vérité peu évoquée de leur soumission ronge l’esprit de l’élite d’Elidir, érodant sa confiance. N’ayant guère la capacité d’exercer une réelle autorité sur leur pays, ils se rabattent sur ce qu’ils peuvent contrôler : leur propre richesse. Beaucoup affichent leur statut social, vivant dans des manoirs clôturés en ville, où ils organisent de grands galas et se régalent de mets importés de pays lointains. Leur train de vie somptueux intègre souvent les tendances et les modes observées dans la lointaine Egoria, mais reste suffisamment en retard sur son temps pour que les Chelaxiens de passage se moquent régulièrement de leurs homologues provinciaux. Ces railleries ne font qu’inciter les élites d’Elidir à encore plus d’excès.

Ce comportement hédoniste accentue encore le fossé entre les nantis et les démunis de la ville, ces derniers refusant de se laisser définir par les privations auxquelles ils sont confrontés. Beaucoup célèbrent même les plus modestes gestes de gentillesse et d’entraide, citant leur soutien aux orphelins de la ville et aux vétérans hantés par les guerres comme des exemples éclatants de la culture elidirienne. Conscients qu’ils n’ont peut-être pas les moyens d’offrir davantage à ceux qui sont en difficulté, les Élidériens soulignent l’importance d’essayer d’aider. À voix basse, ces petits gestes de charité et de bienveillance sont appelés « tirer la queue du diable », pour signifier que les conditions imposées par Cheliax ne peuvent briser l’esprit isgérien.

Les vêtements et l’architecture élidériens témoignent de la résilience de la ville, mettant en valeur la beauté même en l’absence des ressources naturelles dont bénéficient d’autres capitales. En dehors de l’élite fortunée, la plupart des habitants portent des vêtements en laine, en lin ou dans d’autres matières courantes, mais utilisent des couleurs vives et des broderies délicates pour les embellir. Des perles de verre, souvent cousues sur les chemises et les robes ou portées comme bijoux, remplacent les pierres précieuses. De la même manière, les habitants trouvent des moyens d’embellir leurs maisons sans recourir à des éléments coûteux, en utilisant des balustres ajourés, des tentures de perles de verre colorées et des frises peintes de couleurs vives pour créer une ambiance accueillante.

La plupart des Élidériens sont trop accaparés par leur vie quotidienne — qu’il s’agisse de survivre au quotidien parmi les plus démunis ou de s’adonner à des plaisirs sybaritiques dans les classes supérieures — pour accorder beaucoup d’attention aux questions de foi. Asmodeus, en tant que religion d’État, est la plus répandue dans la ville, suivie par Abadar.

Il existe également un petit groupe d’adorateurs de Nocticula, bien qu’ils se soient divisés depuis son ascension au rang de divinité, certains refusant de l’accepter comme la Reine Rédemptrice et traquant ceux qui le font. Ce conflit reste dans l’ombre, aucune des deux parties ne souhaitant attirer l’attention des autorités.

De plus, à l’insu de la grande majorité de la population, la foi en Urgathoa se cache discrètement. Bien que la présence de l’Église d’Asmodeus les maintienne dans l’ombre, les agents de la Princesse Pâle attisent le malaise culturel parmi les plus puissants de la ville, les poussant à l’excès et, en fin de compte, dans ses griffes. De la même manière, ils cherchent à séduire les masses les plus pauvres de la ville, leur murmurant qu’elles méritent toujours plus, qu’elles méritent mieux, dans l’espoir que cela les conduise vers Urgathoa. Leurs machinations subtiles ont permis à des clercs ambitieux d’autres confessions d’obtenir des promotions ailleurs, garantissant ainsi que la ville soit en grande partie desservie par des personnes moins compétentes ou moins motivées, et donc plus susceptibles d’échouer face à l’armée de morts-vivants d’Urgathoa qui ne cesse de grandir à l’extérieur des remparts.[2]

Relations et conflits

L’armée se concentrant sur la protection du détroit de Conerica, Elidir est en grande partie à l’abri des menaces extérieures. Si des bandits et des morts-vivants s’en prennent parfois à ceux qui se rendent à la ville ou en reviennent, ces attaques ont généralement lieu bien loin des remparts et hors de portée de ses patrouilles armées. Les plus grands conflits de la ville proviennent de l’intérieur: le mécontentement tant chez les riches que chez les pauvres, et la domination chelaxienne.

Les importantes inégalités de richesse au sein de la ville créent de vives tensions entre les élites et tous ceux qui n’en font pas partie. Pour apaiser ces tensions et maintenir la populace sous contrôle, des événements caritatifs destinés à aider les plus démunis sont organisés assez fréquemment, bien qu’ils servent davantage de prétexte aux riches pour se rencontrer que pour venir en aide aux personnes dans le besoin.

La bataille de Hellknight Hill a suscité un vif débat sur la domination de Cheliax sur Isger et les droits de ses citoyens. Des jeunes rebelles réclament la démission de Hedvend après le désastre que fut la mort d’un diplomate étranger, et certains membres de l’élite y souscrivent même en silence, bien qu’ils aient des arrière-pensées en souhaitant voir Hedvend écarté.

Au-delà de la menace que représentent les démons et les disciples d’Urgathoa, une autre lutte religieuse se déroule ici, largement ignorée par les dirigeants de la ville. Les adeptes de Nocticula — bien qu’ils ne représentent qu’une infime fraction de la population — mènent une guerre sanglante entre ceux qui ont accepté son nouveau rôle divin et les fidèles de son temple historique, ici, qui lui sont dévoués depuis longtemps et vénèrent son ancienne incarnation démoniaque. Jusqu’à présent, ces violences ont été largement confinées aux ruelles sombres d’Elidir, mais elles menacent de déborder dans la vie publique.

Lieux d’intérêt

Elidir map
Elidir map

En tant que capitale, Elidir abrite plusieurs lieux uniques et chargés d’histoire. Voici quelques-uns des plus importants ou des plus intéressants d’entre eux.

A. Caravansérails: Les caravansérails se nichent contre les remparts de la ville, offrant un lieu d’hébergement à ceux qui sont prêts à troquer la sécurité contre le confort. Gardes et aventuriers y viennent chercher du travail ou des compagnons pour traverser les régions les plus dangereuses d’Avistan, tandis que voleurs et opportunistes y guettent des proies faciles.

B. Quartier chelaxien: Ce quartier fortifié, que les habitants appellent la « Cour des Diables », entoure l’ambassade officielle de Thrune ainsi que les demeures cossues des expatriés et autres Chelaxiens de passage à Elidir. On y trouve les maisons les plus luxueuses de toute la ville, et leurs occupants sont réputés pour leur mode de vie excessif. Les Dottari et les diables veillent à la sécurité des résidents, appliquant avec brutalité la loi contre tout intrus ou contrevenant.

C. Coffer Hall: Le temple principal d’Abadar est un édifice étonnamment modeste compte tenu de la richesse qui circule à Elidir. C’est voulu, car les agents d’Urgathoa s’efforcent depuis longtemps de faire en sorte que les clercs les plus compétents du Maître de la Première Voûte trouvent des opportunités ailleurs dans la Mer Intérieure, ne laissant que ceux qui manquent d’ambition ou d’imagination pour s’occuper des fidèles de la ville.

D. Conerica Landing: L’ensemble des quais et entrepôts en bois qui facilitent l’activité principale de la ville — le commerce — est connu sous le nom de Conerica Landing. Ils s’étendent le long des deux rives du fleuve et comptent parmi les zones les plus fortement gardées de la ville.

E. Porte de la Route de Druma: La principale voie terrestre en provenance de Druma pénètre dans Elidir par la Porte de la Route de Druma, qui est toujours bondée de caravanes et d’autres voyageurs cherchant à entrer ou à sortir. Les délais d’attente pour entrer peuvent atteindre une journée (bien qu’un peu d’or permette d’accélérer le processus) et toute personne quittant sa place dans la file doit se replacer à la fin de celle-ci.

F. Académie d’Elidir pour les gobelins bien élevés: Après que les enfants élevés dans cet ancien orphelinat eurent grandi et quitté les lieux, Ottschan Rasefel (un gardien humain non binaire sévère de niveau 2) s’est lancé dans un nouveau projet : éduquer les gobelins. Son tempérament colérique et ses méthodes brutales font rapidement fuir la plupart des jeunes gobelins qui se retrouvent ici, mais l’école continue de bénéficier du soutien populaire de l’élite de la ville.

G. Grande Porte de Cheliax: Deux statues en bois sculpté représentant des démons nessari dominent les remparts de part et d’autre de cette entrée ouest de la ville, que les habitants appellent la Porte des Démons. Bien qu’elle soit presque aussi fréquentée que la Porte de la Route de Druma, elle est réputée pour l’efficacité de ses gardes, qui assurent la fluidité du trafic.

H. Gyve: La prison de la ville détient des débiteurs, des prisonniers politiques et de véritables criminels dans des conditions épouvantables. Dans les chambres de torture souterraines, on arrache régulièrement des aveux, tant aux innocents qu’aux coupables.

I. Le parc Hedvend: Ce parc porte le nom de l’un des premiers intendant d’Isger, rappelant sans détour le népotisme qui sévit dans les cercles chelaxiens. Hedvend VI s’est efforcé de faire de ce parc un lieu luxueux, y investissant des sommes considérables pour construire une fontaine imposante à l’effigie d’Abrogail Thrune II et y important de nombreux oiseaux et poissons exotiques afin d’embellir le paysage.

J. L’Iron Strop: Ce foyer pour vétérans blessés était dirigé par des clercs gorumites qui cherchaient à rétablir la pleine santé de leurs patients — ainsi que leur capacité à combattre à nouveau. Après la mort de Gorum, les soignants et les patients restants sont devenus des nihilistes blasés, cherchant la bagarre avec quiconque passe par là.

K. La taverne de Kazhlik: Cette taverne populaire et enfumée est passée de mains naines à mains naines depuis sa fondation il y a plus de 2 000 ans. Bien que l’origine de son nom ait été oubliée jusqu’à une récente découverte de la Pathfinder Society, elle est réputée pour ses plats faits maison à base de spécialités des Montagnes des Cinq Rois et est l’une des adresses préférées des nains (et de bien d’autres) qui de passage dans la ville.

L. Le Cercle d’Isgeri: La plupart des habitants évitent soigneusement ce cercle de menhirs vieux de 2 500 ans qui entoure un autel très usé dédié à Urgathoa (une ancienne incarnation kellide de la déesse des moissons) dans le parc de Xerlidia. Érigé à l’origine pour apaiser les premiers Isgeris, les tentatives visant à démanteler ce cercle au fil des millénaires ont toutes échoué, et la superstition veut que quiconque s’y essaie tombe malade et meure.

M. Le Poing d’Isger: L’armée isgérienne opère depuis ce complexe fortifié, ainsi nommé car il brandit l’épée qu’est l’armée. Autour du château central qui abrite le quartier général se trouvent des casernes, des écuries et d’autres éléments clés des forces armées du pays.

N. Cathédrale de Kingsthrone: Construite avec l’argent des contribuables sur ordre direct des Thrunes, cette grandiose cathédrale est le centre de la foi en Asmodeus à Elidir. Ses cinq tours incrustées de rubis s’élèvent haut dans le ciel, garantissant qu’elles soient visibles de n’importe quel endroit de la ville. L’activité y est incessante : marchands et dottari s’affairent devant les grandes portes tandis que les fidèles assistent aux offices à des horaires strictement fixés. La cathédrale est le lieu de culte le plus fréquenté, non par piété mais par crainte, car personne ne veut être perçu comme déloyal envers Cheliax.

O. Moil: L’ancien marché aux esclaves rattaché au Gyve a été fermé à la suite de l’édit d’émancipation, pour rouvrir peu de temps après en tant que camp de travail. Ceux qui ne peuvent pas payer leurs dettes ou qui commettent d’autres délits mineurs y travaillent dans des conditions difficiles, fabriquant des munitions destinées à l’armée ou des marchandises vendues au profit de leurs créanciers.

La Ménagerie de P. Myrogy: Cette vitrine d’animaux exotiques et de créatures étranges était autrefois l’une des attractions phares de la ville, mais elle est aujourd’hui tombée en désuétude. Si les citoyens ordinaires apprécient encore de temps à autre une visite guidée, les élites fortunées se sont lassées des animaux habituels et exigent davantage de variété si la ménagerie souhaite conserver leur clientèle. Bulric Soddentough (gardien de zoo humain de sexe masculin, niveau 3, à bout de nerfs) en est venu à payer des aventuriers pour qu’ils lui rapportent de nouvelles créatures, aussi dangereuses soient-elles. Il espère ainsi renouveler l’intérêt de la ménagerie afin d’attirer une clientèle haut de gamme.

Q. New Dream Designs: Ce salon de tatouage est le lieu de rencontre secret des derniers fidèles de Nocticula qui ont survécu au violent schisme parmi les croyants de la ville après que la déesse eut tourné le dos à son passé démoniaque. Sevizoy, qui dirige la petite congrégation du sanctuaire, met au point des tatouages magiques destinés à la vente afin de pouvoir engager des mercenaires pour l’aider dans une lutte sanglante contre ses anciens compagnons.

R. Marché nocturne: Ce marché de rue déborde de la porte de la route de Druma, proposant des produits frais, des marchandises et de l’artisanat, de jour comme de nuit, aux habitants de la ville et aux caravanes de passage. Après le coucher du soleil, la marchandise comprend inévitablement des objets dérobés par des ouvriers et des voleurs dans des cargaisons de passage qui n’étaient pas destinées à rester à Elidir.

S. Rampways: Le réseau routier qui contourne Elidir permet aux marchands de contourner la ville et à l’armée de naviguer facilement dans le détroit de Conerica. Les Rampways étant plus difficiles à protéger que le fleuve lui-même, c’est là que se concentre l’essentiel de l’activité des bandits de la région : les pillards y mènent leurs attaques avant de se replier rapidement dans les collines.

T. Spellbinder’s Stage: Ce petit théâtre est devenu très prisé par l’élite de la ville pour ses représentations minimalistes, qui ne sont souvent guère plus que des pièces parlées ou des lectures scéniques. Ignorant totalement que le théâtre manque de ressources pour monter des spectacles plus ambitieux, ses spectateurs le qualifient d’avant-gardiste — une approche du théâtre typiquement isgérienne. Le propriétaire du théâtre, Theletch (dramaturge kayal subversif de niveau 4), s’est mis à présenter des spectacles toujours plus provocateurs, convaincu que son public continuera à ignorer ce qui se trouve juste sous ses yeux. La rumeur veut que le théâtre prévoie de mettre en scène la pièce tristement célèbre Abrogail I lorsque le moment sera venu.

U. La ceinture de la succube: Faisant fi du fait que les succubes ne sont pas des démons, cette boutique haut de gamme est spécialisée dans la mode sur le thème des démons et dans les « dernières » tendances de la mode égorienne (qui ont en réalité plusieurs mois de retard). La propriétaire, Felice Gregoria (une couturière halfling de niveau 6, genderfluide et avisée), n’est en réalité pas une fidèle de Chelax, mais elle sait que c’est en s’adressant à ceux qui le sont qu’elle gagnera le plus d’or. La boutique propose également des enchantements spéciaux pour ses articles les plus chers, tels que des parfums illusoires ou des images scintillantes de nobles en train de danser. Ceux qui paient un supplément peuvent accéder aux marchandises les plus rares de la boutique : des vêtements magiques prêts pour le combat, conçus à la fois pour leur esthétique et leur aspect pratique.

V. Sweet Embrace: Cette tour en bois sans prétention abritait depuis des années une maison close de bas de gamme et, secrètement, le temple de Nocticula de la ville, siège d’une guilde d’assassins opérant en son nom. Suite à l’ascension de l’ancienne seigneuresse démon en tant que Reine Rédemptrice, Maîtresse Erity (une charmante assassin humaine de niveau 9) a pris le contrôle de Sweet Embrace et poursuit ses deux activités tout en luttant pour éliminer les vestiges du culte qui a accepté les changements de Nocticula. Elle et ses compagnons assassins ont trouvé un nouveau protecteur divin pour exaucer leurs prières, mais on ne sait pas avec certitude s’ils savent eux-mêmes qui leur confère ce pouvoir.

W. Maison du Commerce: Le bureau des impôts et des douanes de la ville, qui supervise Conerica Landing, le caravansérail de la ville, ainsi que toutes les autres questions commerciales, occupe un vaste labyrinthe de bâtiments près des quais. Son vaste champ de compétence le rend propice à la corruption, qui est généralement ignorée jusqu’à ce qu’elle devienne trop flagrante. Malgré tout, les sanctions sont souvent légères, ce qui conduit à une certaine insouciance chez ceux qui remplissent leurs coffres avec l’or de la ville.

X. L’auberge du Cerf Blanc: Cette grande auberge animée, située à quelques pas des quais, accueille tous ceux qui vivent de la rivière, des marchands les plus riches aux dockers les plus modestes. C’est un lieu courant pour trouver du travail ou des travailleurs, selon le côté de la barrière où l’on se trouve.

Y. Le parc de Xerlidia: Nommé en l’honneur de la fondatrice d’Elidir, ce parc a survécu au fil des siècles grâce à un pacte inébranlable qu’elle avait conclu avec les premières tribus isgeriennes. Il est entretenu par une poignée d’animistes qui canalisent les esprits des anciens « Kellid Speakers » de la foi du Pale ; ces animistes invitent également les visiteurs à arpenter ses sentiers, à interagir avec la nature et à communier avec les morts au Mémorial des soldats disparus de la ville, une sculpture en acier étincelante réalisée à partir d’épées et d’armures brisées. Ce site est l’un des rares lieux spirituels d’Isger à être resté à l’abri de l’influence de Cheliax, et nombreux sont ceux qui s’y rendent, non par foi mais par espoir, à la recherche de quelque chose qui ne soit pas entaché par la présence diabolique de l’Enfer.[2]

References

  1. Hellbreakers (adventure path)|189
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 2,7 et 2,8 Pathfinder 2 - Adventure Path 46 - 01 - [EN] - Hellbreakers