Brévoy

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Sachez que, cela faisant sept mois que le roi Urzen Rogarvia, ses héritiers et ses parents ont disparu et que n’ayant trouvé dans tout le pays aucun héritier porteur du sang et des droits de Choral le Conquérant, il a été décidé, pour le bien de la nation du Brévoy et de son peuple, que le seigneur Noleski Surtova, actuellement sage régent du trône de l’Écaille du Dragon, descendant de la lignée de Nikos Surtova et Myrna Rogarvia, fille de Choral le Conquérant, serait honoré du titre de roi de tout le Brévoy, au nom de Choral, seigneur d’Issie et prince du Rost, suzerain de Nouvelle Stetven et de Restov et Défenseur du lac des Brumes et des Voiles. Ses héritiers recevront ses titres de droit, jusqu’à la fin des temps.
Approuvé et scellé le 21 kuthona de l’an 4 699, calendrier Absalonien Ratifié
– Déclaration publique lors de l’accession du roi Noleski au trône de l’Écaille du dragon

Introduction[1]

Dans les confins septentrionaux, vers la Couronne du monde, la terre comme ses habitants se fait dure et impitoyable. Les hivers sont longs et mortels et obligent les gens à arracher leur subsistance au sol quasiment gelé pendant un printemps et un été bien trop courts. Pendant tout ce temps, les seigneurs de la région complotent dans leurs forteresses et leurs places fortes, couvant le domaine de leurs voisins d’un oeil jaloux. Pendant des siècles, la poigne ferme et sévère des héritiers de Choral le Conquérant suffit à les garder sous contrôle, mais en 4 699 AR, la maison royale du Brévoy disparut, laissant le royaume en proie au chaos. La maison Surtova s’empara de la couronne contestée, mais tout le royaume ne lui reconnut pas le droit de régner. Au cours de la décennie suivante, les ambitions des nobles brûlèrent encore plus fort que les feux de cheminée destinés à chasser le froid de l’hiver et aujourd’hui, le Brévoy est au bord de la guerre civile.

L’Histoire[1]

L’histoire du Brévoy regroupe en réalité celle de deux royaumes, l’Issie et le Rost, unis de force.

L’Issie, la moitié nord du pays, est très peu peuplée depuis des siècles. Beaucoup de petits villages se blottissent sur la rive sud du lac des Brumes et des Voiles et au pied des montagnes, à l’est. Ailleurs, le sol est trop rocheux et trop froid pour l’agriculture et les habitants de l’Issie vivent donc de la pêche et du pillage, les tribus les plus prospères s’aventurant même de l’autre côté du lac pour piller les communautés installées sur ses rives ouest et nord. Le Rost, au sud du lac Reykal et de la forêt de Gronzi, diffère de l’Issie : c’est une large bande de collines moutonnantes et de prairies alimentées par le Sellen oriental et ses affluents. Les colons taldoriens s’y installèrent il y a des siècles, sous l’égide du baron Sirian Premier qui devint Sirian Aldori, le premier Seigneur des Épées aldori.

Choral le Conquérant

En 4 499 AR, le seigneur de guerre iobarien Choral Rogarvia, appelé Choral le Conquérant, traversa le lac des Brumes et des Voiles à la tête d’une force considérable. Le seigneur Nikos Surtova d’Issie rencontra le Conquérant sur les rives du lac, sous la protection d’un drapeau blanc, et les deux hommes trouvèrent un arrangement qui stipulait que l’Issie cédait ses terres et son peuple au Conquérant, mais que les Surtova conservaient leur pouvoir et leurs richesses et serviraient leur nouveau suzerain en tant qu’intendants et seigneurs vassaux.

Les Seigneurs des Épées aldoris du Rost, forts de leur histoire de résistance face aux pillards, ne furent pas si enclins à s’agenouiller devant un conquérant étranger. Ils partirent immédiatement en guerre et renforcèrent leurs citadelles au sud du lac Reykal. Pourtant, les seigneurs divisés n’étaient pas de taille face aux forces disciplinées de Choral et à ses tactiques. Quand les survivants s’unirent pour un dernier assaut, ils croyaient avoir acculé une partie des forces de Choral dans une étroite vallée montagneuse. Quand les seigneurs des épées s’avancèrent, Choral déchaîna son arme la plus puissante : un couple de dragons rouges. La dévastation qu’ils semèrent dans les rangs des Seigneurs des Épées porta un coup fatal au Rost qui jura allégeance à Choral le Conquérant après cette violente défaite, afin de préserver ses traditions.

La Disparition

Le Conquérant ne s’assit que brièvement sur le trône de l’Écaille du dragon de la nouvelle nation qu’il avait formée et laissa vite sa famille régner en son nom. Pendant deux siècles, les Rogarvia tinrent la forteresse de Rubis et régnèrent depuis Nouvelle Stetven, pacifiant les soulèvements et les rebellions mineures et travaillant à l’unification de leurs deux terres si différentes. Sous le règne des Rogarvia, le pays portant le nom de Brévoy devint une puissance septentrionale indiscutable. Mais même les plus grandes dynasties ne sont pas éternelles.

Au milieu de l’hiver, début 4 699 AR, tous les membres de la maison Rogarvia disparurent sans laisser de trace. Les rumeurs allèrent bon train et parlèrent de coup d’état et de sinistres complots mais force fut de constater qu’il s’était passé quelque chose de bien plus étrange qu’une simple rébellion. Il n’y avait aucune trace d’activité suspecte ni de lutte dans le palais royal, pas plus que dans aucune des villas que les Rogarvia possédaient dans tout le pays : les nobles avaient simplement disparu, laissant des manoirs vides éparpillés dans tout le Brévoy. S’en suivit une brève période de chaos et de panique. À la fin de l’année, les Surtova avaient gagné. En citant leurs liens séculaires avec la lignée du Conquérant, ils prirent le pouvoir à Nouvelle Stetven et l’étendirent à tout le Brévoy. Alors que toute l’Issie semblait les appuyer, le Rost (dont les armées et les défenses s’étaient déplacées de plus en plus au nord sous le règne des Rogarvia) ne put que ployer à nouveau le genou. Aujourd’hui, le roi Noleski Surtova tient la forteresse de Rubis et le trône de l’Écaille du dragon, mais reste à voir combien de temps il pourra conserver ce royaume qui renâcle de plus en plus.

Géographie[1]

Carte du Brévoy


Carte du Brévoy avec Hexagones

Historiquement, culturellement et géographiquement, le Brévoy se divise en deux. Le vaste lac des Brumes et des Voiles forme la frontière septentrionale du pays. En hiver, il est pris par les glaces. Le reste de l’année, c’est le domaine des pêcheurs, des navires marchands et des pirates qui les harcèlent. L’Awzera et le Sellen oriental, ainsi que la sombre forêt de Gronzi, divisent la nation en une moitié nord et une moitié sud. Les montagnes de Golushkin, au sud du Port-gelé, délimitent la frontière occidentale tandis que les pics Givrés, à l’est, forment une barrière avec les vieilles terres de Iobarie.

L’Issie, la partie septentrionale du Brévoy, est une étendue accidentée faite de collines rocailleuses qui s’étirent entre les montagnes frontalières de Golushkin et les pics Givrés, la pointe solitaire du mont Veshka s’élevant au milieu. De petits buissons battus par les vents et des herbes coupantes, voilà tout ce qui pousse sur le sol rocheux, en dehors de quelques champs laborieusement cultivés et de rares terres fertiles en bordure du lac (qui doivent supporter les inondations, les montées d’eau après un orage et d’autres dangers du même type). Les montagnes offrent toute la pierre nécessaire aux carrières et aux constructions et parfois des veines de métaux rares ou des pierres précieuses mais, dans l’ensemble, les habitants n’ont aucun talent pour les travaux de la mine. Comparé aux terres qui s’étendent au nord du lac Reykal, le Rost est une région douce et fertile composée de plaines herbeuses et de collines moutonnantes. Son sol arrosé par le lac et les rivières convient mieux à l’agriculture et les montagnes comme les forêts émoussent le plus gros des orages qui roulent depuis le lac des Brumes et des Voiles. Pourtant, le Rost reste connu pour ses hivers froids et son long printemps boueux. La région est relativement pauvre en minerai et la majorité des constructions sont donc faites de bois, renforcé de pierre des champs. Quelques structures essentielles, comme la forteresse de Rubis ou le rempart de Gorum, à Nouvelle Stetven, sont bâties en pierre importée mais sinon, même les grands manoirs sont principalement constitués de bois.

Culture[1]

« Le dragon a deux têtes » dit un dicton brévien. Certains considèrent cela comme une référence à la nature duale de la culture nationale, divisée entre l’Issie et le Rost, d’autres comme la division entre les nobles ambitieux et les prêtres avides, ou encore entre les maisons nobles et les seigneurs des épées autoproclamés. Dans tous les cas, le peuple se retrouve coincé entre deux feux.

Les Seigneurs du pays[1]

Pathfinder - brevoy seigneur.jpg

Après le roi et la famille royale, les seigneurs du Brévoy (les chefs des maisons nobles) forment l’aristocratie de haut rang. Ce sont tous des hommes car seul le fils aîné peut hériter des terres et des titres de son père. Les fils cadets reçoivent une maigre compensation mais, d’après la loi, elle peut être minime. Les femmes exercent leur autorité par l’intermédiaire de leur fils ou de leur époux et peuvent même endosser le rôle de régente pour un fils mineur (la majorité est fixée à 15 hivers). Les seigneurs ont tendance à avoir de nombreux enfants, pour s’assurer au moins « un héritier mâle et un de secours. » Cette attitude donne naissance à de nombreuses branches et lignées cadettes dans chaque famille et à de nombreuses alliances par mariage. Au cours des deux derniers siècles, les sept maisons nobles principales ont donc renforcé leurs liens et se sont étendues. La demande en terres et en titres augmente sans cesse et de plus en plus de jeunes nobles rebelles essayent de laisser leur marque sur le monde.

L’or, le rouge et le noir

Même si les Bréviens se font un point d’honneur de vénérer tous les dieux, trois d’entre eux dominent la vie religieuse de ce peuple rude. Même si le culte d’Érastil n’est pas absent des régions rurales les plus reculées et que les fidèles de Lamashtu ont une fâcheuse tendance à résister à toutes sortes de croisades purificatrices, ce sont les trois religions suivantes qui influencent le plus la vie au Brévoy.


Abadar. Le maître du premier caveau exerce un pouvoir religieux qui unifie le Brévoy. C’est le favori des marchands et des hommes de commerce, ainsi que des nobles qui s’intéressent à la prospérité que l’on obtient en commerçant et en appliquant la loi plutôt qu’en usant de la poigne d’acier des combats. Les temples d’Abadar servent de lieux de jugement ou de places de commerce et ceux qui portent sa clef dorée exercent souvent le rôle d’arbitres et de juges neutres.

Gorum. Notre seigneur de fer répond aux besoins et aux intérêts de la noblesse du Brévoy : la puissance à travers la force des armes et les prouesses martiales. Les prêtres des maisons nobles, des tours et des places fortes du pays sont tous des fidèles de Gorum bardés de fer qui portent des tabards rouges et agitent des encensoirs qui dégagent une odeur puissante.

Pharasma. Notre dame du doux repos est la déesse des gens du commun qui se préoccupent plus d’agriculture, de naissances et de récoltes que de richesses et qui se soucient moins de l’issue des batailles que des répercussions provoquées par les cadavres qu’elles laissent dans les champs derrière elles. Les habitants des villages reculés sont bien plus habitués à voir des lanceurs d’os, des sages‑femmes et des moines‑fossoyeurs vêtus de noir que les prêtres resplendissants d’Abadar et de Gorum.

Le Sel de la terre

La grande majorité des Bréviens sont de simples paysans, principalement des fermiers et des artisans qui doivent allégeance à un seigneur ou un autre (et lui payent des taxes). La vie de paysan est la même dans tout le Brévoy : le croquant se lève avec le soleil durant les courts mois d’été et de printemps pour s’occuper de ses champs au Rost ou pour pêcher et creuser dans les mines en Issie. Il consacre le reste de la journée aux corvées ménagères. Pendant les longs et sombres mois d’hiver, il ne manque jamais de réparations, de décoctions, de gravure et de nettoyage à faire. Le soir, les hommes se rendent parfois dans la taverne locale ou la maison communale et l’on y donne des danses ou des fêtes deux à trois fois dans la saison. Le sage s’occupe de sa propre maison, évite d’attirer l’attention des nobles comme des prêtres et prie tous les dieux pour obtenir un temps clément, des récoltes généreuses, une famille en bonne santé et la paix nécessaire pour apprécier tout cela.

La Politique[1]

Le paysage politique du Brévoy est dominé par sept grandes maisons nobles dont la plupart sont antérieures à l’arrivée du Conquérant et existaient sous forme de puissantes tribus de pillards et de barbares. Choral donna des terres et des titres aux seigneurs qui acceptaient de lui jurer fidélité et remania les maisons pour leur donner leur disposition actuelle. Au cours des deux derniers siècles, diverses alliances conclues par mariage permirent de modifier et d’étendre l’influence de ces maisons jusqu’au sud des rivières et du lac Reykal.

La maison Garesse. Les vallées et les basses terres des montagnes de Golushkin forment le domaine de la maison Garesse qui tire sa force de la facilité qu’elle a à défendre ce terrain montagneux et des richesses minérales qu’elle tire des pics depuis des générations. Autrefois, elle avait forgé une alliance très rentable avec un clan de nains des montagnes de Golushkin pour lequel elle servait d’intermédiaire pour le commerce des minerais, des métaux et des produits manufacturés des nains. Le seigneur Howlan Garesse (humain aristocrate 5/expert 2, LN) prit même Toval Golka (nain aristocrate 2/expert 4, N), le fils du chef du clan des nains, comme pupille (certains disent qu’il était plus otage qu’invité au château de Havregris). Le jeune Toval eut de la chance qu’il en soit ainsi car Havregris perdit tout contact avec les nains de Golushkin au cours du même hiver que celui de la Disparition. Bren, le fils d’Howlan, perdu dans les montagnes, le seigneur, veuf et sans autre enfant, fit de Toval son héritier. Cela valut peu d’amitié au jeune nain, à présent devenu un guerrier talentueux.

Les armoiries de la maison Garesse sont un pic enneigé sur champ azur foncé, comme le ciel, avec un croissant de lune argenté dans le coin supérieur droit et un marteau noir en travers de la base du pic, la tête dirigée vers la gauche. La maison a pour devise : « Solide comme la montagne. »

La maison Lébéda. Les Lébéda du lac Reykal sont connus pour être la plus « rostienne » des maisons nobles du Brévoy et pour avoir hérité d’une majorité de sang et de traditions taldoriennes, y compris l’amour de l’escrime et le goût des beaux objets. Le siège de la famille, Hall d’Argent, est l’un des châteaux les plus imposants du pays et ses tours s’élèvent loin au‑dessus du lac Reykal. Les Lébéda ont acquis leur fortune et la conservent en tant que marchands et intermédiaires entre le nord et le sud du Brévoy. Ils contrôlent la majorité du trafic sur le lac. Dame Sarrona Lébéda (humaine aristocrate 11, N) règne sur la maison en tant que régente depuis la mort de son mari mais leur fils, Lander (humain aristocrate 2/guerrier 1, LN) approche de la majorité et prendra bientôt la tête de la maison. Sa soeur aînée, Élanna (humaine aristocrate 4, NB) passe une grande partie de son temps à représenter leur maison à Nouvelle Stetven et la rumeur dit que les Lébéda tentent de la marier à Noleski Surtova. Naturellement, Natal Surtova voue une haine farouche à la jeune et charmante Élanna.

Les armoiries de la maison Lébéda représentent un cygne blanc qui vogue sereinement sur une étendue azure, avec le soleil qui se découpe derrière sur l’horizon. Que le soleil se lève ou se couche, cela dépend de la chance de la famille, mais pour l’instant, il semble bien se lever. Cette maison a pour devise : « Le succès par la grâce. »

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La maison Lodovka. Alors que la maison Surtova a abandonné ses coutumes maritimes pour se concentrer sur ses terres et sur la politique du Brévoy, la maison Lodovka est restée très attachée aux affaires maritimes. Sur le lac des Brumes et des Voiles, sa flotte se développe régulièrement, tout comme son influence sur les terres du rivage et sur les routes commerciales qui traversent les eaux. Comparée aux autres, la maison Lodovka possède peu de terres dans la partie nord du Brévoy et une grande partie d’entre elles sont impropres à l’agriculture, mais ses vaisseaux remontent bien assez de poissons et de crabes d’eau douce du lac. Le seigneur Kozek Lodovka (humain aristocrate 2/expert 3/ guerrier 2, CB) est un vieux pirate rusé qui aime l’eau et cherche à faire de son mieux pour le bien de sa maison, de sa famille et de son peuple.

La maison Lodovka a pour armoiries un crabe vert qui sort de l’eau bleue et remonte vers une bande de sable gris surmontée par une tour grise, au centre, sur champ noir. Elle a pour devise : « Les eaux sont nos champs. »

La maison Medvyed. La maison Medvyed est la plus à l’est et possède les terres nichées contre les pics Givrés et la forêt de Gronzi, sur lesquelles elle règne depuis la forteresse de Grimpepierre, dans les pics inférieurs. Ce sont des gens robustes qui élèvent des chèvres et des moutons de montagne, qui chassent dans la forêt de Gronzi et cultivent le peu de sols arables qu’ils trouvent en bordure de leurs terres arides. Les Medvyed et leur peuple suivent encore les « anciennes coutumes » et vénèrent la nature sous toutes ses formes. Les sanctuaires isolés, perdus dans la montagne ou dans la forêt, et dédiés au vieux borgne (ou, dit‑on, à Lamashtu) sont bien plus répandus que les temples d’Abadar ou de Gorum. Le seigneur Gurev Medvyed (humain aristocrate 1/guerrier 5, NB) aime chasser, monter à cheval et festoyer avec ses hommes. Il adore sa femme et ses enfants.

Les armoiries de la maison Medvyed représentent un ours noir rampant sur champ de gueules, avec des andouillers qui se déploient au‑dessus de sa tête. La famille a pour devise : « L’endurance permet de tout surmonter. »

La maison Orlovsky. Depuis le Nid d’aigle, sur les pentes du mont Veshka, la maison Orlovsky essaye de rester au‑dessus des conflits qui agitent le Brévoy, aussi bien au sens propre que figuré. Malheureusement, sous le régime actuel, elle occupe une position instable car elle était autrefois l’alliée indéfectible des Rogarvia. Jusqu’ici, elle reconnaît uniquement Noleski Surtova comme régent en l’absence du roi Urzen ou d’un véritable héritier Rogarvia, mais l’étau se resserre. Le seigneur Poul Orlovsky (humain aristocrate 4/guerrier 4, LN) devra bientôt se déclarer en faveur de l’homme qu’il considère comme un usurpateur et un opportuniste, ou tenter de le renverser et de s’emparer du trône de l’Écaille du dragon (ou de le confier à quelqu’un qu’il en juge digne). Une alliance entre les Orlovsky, les Garesse et les Medvyed pourrait diviser le pays et couper les routes de voyage et d’approvisionnement des Surtova entre Port-gelé et Nouvelle Stetven. Mais ce genre d’arrangement doit se faire dans le plus grand secret.

La maison Orlovsky a pour emblème un aigle noir sur champ d’or, avec des ailes déployées dont les plumes se touchent presque à la pointe de la base. Elle a pour devise : « Loin au‑dessus. »

La maison Rogarvia. Afin de s’assurer que sa personne et sa progéniture bénéficient d’une place aussi élevée que possible dans la hiérarchie du nouvel ordre, Kinos Surtova offrit la main de sa fille, Myran, à Choral, liant ainsi sa maison à celle du Conquérant. La maison Rogarvia régna sur le Brévoy depuis la victoire finale de Choral dans la vallée Flamboyante jusqu’à sa récente disparition. La famille construisit la forteresse de Rubis, sa place forte, à Nouvelle Stetven et Urzen Rogarvia s’assit sur le trône de l’Écaille du dragon jusqu’en 4 699 AR, quand toute sa famille disparut dans la nuit. Les Rogarvia étaient connus pour être des dirigeants impitoyables déterminés à maintenir le Brévoy unifié au nom de Choral le Conquérant, en usant de tous les moyens nécessaires. Même si le pays ne pleura guère leur perte, il regretta

la stabilité qu’ils représentaient. Les loyalistes continuent de demander une enquête sur la Disparition et soulignent que le règne des Rogarvia a duré exactement 200 ans. Il semble de plus en plus évident que cette maison ne reviendra pas de sitôt, si tant est qu’elle revienne un jour.

La maison Rogarvia a pour emblème deux têtes de dragons rouges, l’une qui crache des flammes et l’autre qui porte une épée à nue, pour représenter les conquêtes légendaires de Choral, sur champ écartelé argent et or. Elle a pour devise : « Par l’épée et le feu. »

La maison Surtova. La maison Surtova est la plus influente mais aussi la plus ancienne du Brévoy. Elle existait déjà des siècles avant l’arrivée de Choral le Conquérant. À leurs débuts, les Surtova étaient des pirates et des pillards à la triste réputation et, à l’arrivée de Choral le Conquérant, ils purent négocier les richesses dont ils s’étaient emparés contre des terres et des titres. Ce qui était au départ une forteresse défensive donna naissance à Port-gelé, une communauté qui devint le siège de la puissance des Surtova pendant des générations. L’alliance entre Nikos Surtova et Choral permit à la famille du premier de s’assurer une place à la droite de la maison régnante et de rapidement s’y substituer après la Disparition. Les Surtova mirent en place un régime de « régence » en l’absence du roi Urzen et le transformèrent bien vite en succession à la couronne. Le roi Noleski Surtova (humain aristocrate 5/ guerrier 3, N) s’assit sur le trône de l’Écaille du dragon tandis que sa soeur, Natal Surtova (humaine aristocrate 6, LM) occupe le rôle de « reine » officieuse car son frère est encore célibataire. La rumeur dit que Natal apprécie bien trop ce rôle (et l’influence qu’elle exerce sur son frère) pour accepter l’idée d’avoir une belle‑soeur. Pourtant, beaucoup font pression sur Noleski pour qu’il prenne femme et produise un héritier pour sa nouvelle dynastie.

Les Surtova ont pour blason un bateau gris sur fond azur en haut et noir en bas, le haut du blason étant constellé d’étoiles argentées. Ils ont pour devise : « Le droit est nôtre. »

Les Seigneurs des Épées aldoris

Les bandits des Royaumes fluviaux et de l’Issie annihilèrent presque la colonie taldorienne du Rost, à ses premiers jours. La réputation de duelliste de Sirian Premier attira l’attention d’un chef brigand qui proposa le pari suivant au baron : la moitié de sa fortune contre la tête du bandit s’il parvenait à le battre en duel. Le baron Premier accepta et perdit. Il paya son dû et disparut, trop honteux pour se montrer à nouveau, pensèrent les gens. Mais Sirian revint des années plus tard, en tant que baron Aldori et, lors d’un « duel de revanche » public, il vainquit son adversaire en quelques secondes et reprit la tête du Rost. Le baron Aldori proposa ensuite son propre pari : 100 000 po à celui qui parviendrait à le vaincre en duel. Des milliers de gens affluèrent vers le Rost pour relever le défi, mais aucun ne put vaincre « le baron de l’Épée. » Il fonda l’école d’escrime Aldori et l’influence des Seigneurs des Épées s’étendit sur tout le Rost pendant des siècles.

Au changement de régime, de nombreux Seigneurs des Épées fuirent le Brévoy pour gagner d’autres royaumes, comme celui de Mivon, dans les Royaumes fluviaux. Quelques‑uns devinrent des mercenaires et vendirent l’art de l’école Aldori pour se payer de quoi manger et dormir. Les autres s’installèrent dans la ville libre de Restov ou non loin.

Les Sites du Brévoy[1]

Le Brévoy est un pays où vous pouvez voyager pendant des jours avant de rallier un petit village, sans parler des trajets encore plus longs entre les places fortes de la civilisation. Ces communautés se blottissent généralement à l’ombre des montagnes ou sur les rives des cours d’eau et des lacs, alors que les terres qui les séparent sont parsemées de petits villages qui font de leur mieux pour survivre.

Les montagnes de Golushkin

Les montagnes de Golushkin abritent la plus grande concentration de richesses naturelles de l’Issie car les pics cachent des mines de fer, de nickel, de cuivre, d’argent et d’étain dans leurs profondeurs, ainsi que quelques autres minerais rares ou utiles. Les humains comme les Surtova montrèrent peu d’intérêt pour l’extraction de ces richesses, surtout que le clan de nains Golka s’en occupait déjà. La maison Garesse établit des relations commerciales avec les nains de la montagne et se bâtit une solide réputation dans le travail des métaux ainsi qu’une forteresse dans les terres montagneuses les plus faciles à défendre.

La forêt de Gronzi

Pour les Bréviens, la sombre étendue de la forêt de Gronzi s’appelle simplement la « Forêt ». Elle s’étend des hautes terres des pics Givrés jusqu’aux rives du lac Reykal et forme une partie de la frontière entre l’Issie et le Rost. Même si, techniquement, la forêt appartient à la couronne, la chasse et même l’abattage des arbres ne sont pas soumis à un contrôle strict, surtout en lisière et dans les marches occidentales. La portion qui se trouve près de Nouvelle Stetven fut coupée il y a des générations par les bûcherons qui devaient reconstruire la ville et l’entretenir. Aujourd’hui, ils doivent s’enfoncer toujours plus loin pour subvenir à leurs besoins.

Même s’il existe de nombreuses histoires à propos des dangers que cachent les profondeurs de la forêt, les contes les plus récents parlent d’humains. Un mystérieux seigneur brigand appelé Duma le Sournois (humain rôdeur 5, CB) tend des embuscades aux marchands, aux voyageurs et aux ramasseurs de taxes qui passent en bordure de la forêt. Ses hommes et lui sont connus pour leur aptitude à frapper sans prévenir et à s’évanouir tout aussi rapidement dans la nature. Duma ne porte pas le roi Noleski Surtova dans son coeur, mais les gens du peuple l’aiment pour sa générosité et l’aident à échapper aux sanctions du roi. Les histoires lui prêtent de nombreuses origines : fils d’un noble aldori qui aurait subi des torts, filou au sang féerique ou héritier perdu des Rogarvia.

Les pics Givrés

Les pics Givrés dressent leur muraille entre le Brévoy et les anciennes terres de Iobarie, à l’ouest. Leurs sommets sont perpétuellement couverts de neige, même en été, alors que de froides rivières dévalent leurs flancs en cascade et forment d’immenses chutes d’eau et des lacs de montagne limpides. Un dégel tardif ouvre les rares passes des montagnes, mais bien peu de gens les utilisent.

Vigie est loin d’être le seul site ancien des pics Givrés. Les contes parlent d’entrées à moitié ensevelies qui ouvrent sur des donjons montagneux, dont certains seraient même des avant‑postes de l’ancienne Iobarie et d’autres seraient encore plus vieux. On dit que certaines ruines sont hantées par les froides ombres de soldats ou de mineurs qui périrent là et protègent encore les trésors qu’ils découvrirent de leur vivant.

Le lac des Brumes et des Voiles

Pour les Bréviens, le lac des Brumes et des Voiles s’appelle seulement « le Lac. » Il délimite la frontière septentrionale de leur royaume et définit le climat et les saisons dans tout le pays. En hiver, de violentes tempêtes rugissent sur ses eaux brumeuses. Elles passent entre les montagnes pour déverser une pluie glacée, de la grêle ou de lourdes chutes de neige sur l’Issie, ralenties seulement par la forêt et les collines qui entourent le Rost, avant d’épuiser leur furie sur les collines et les plaines du sud. Le nom du lac est ainsi nommé car il a tendance à tant se réchauffer pendant les mois les plus chauds de l’année que, lorsque le froid de l’hiver descend sur ses eaux, elles « fument » la nuit et génèrent d’épaisses couches de brume qui se dissipent lentement au matin.

Nouvelle Stetven

Suite au succès de sa campagne, Choral le Conquérant installa la capitale du Brévoy à Nouvelle Stetven, sur les ruines de l’ancienne ville taldorienne de Stetven. Elle reste le centre du pouvoir économique et politique du pays malgré les récents troubles. À noter que la ville occupe un rôle de cité mercantile et assure le transport des marchandises au départ et à destination du Brévoy, le long du Sellen oriental et des routes commerciales majeures qui se rencontrent sur les rives du lac Reykal.

Nouvelle Stetven a été baptisée : « la ville des palais de bois » à cause de la quantité de poutres utilisées pour les constructions, des murs aux maisons en passant par les manoirs et les forts. Certaines rues sont même « pavées » de rondins posés dans la boue que génèrent presque constamment la neige et la pluie. Dans les quartiers les plus riches, il n’est pas rare de trouver des passerelles de bois surélevées qui permettent de marcher à l’abri de la boue. Seuls la forteresse de Rubis, le siège de la puissance royale du Brévoy et le rempart de Gorum, le plus grand temple du seigneur de fer au Brévoy, sont construits en pierre. Les incendies, comme celui qui détruisit la vieille Stetven, sont un danger constant : la cité compte énormément sur les volontaires aidés de lanceurs de sorts pour éteindre la poignée de feux qui démarrent chaque hiver.

Port‑gelé

Les terres ancestrales de la maison Surtova s’étendent autour de Port‑gelé, une ville qui s’est de plus en plus développée vers l’intérieur du pays, comme ses maîtres. Même si elle est encore reliée aux villages côtiers par une route relativement bien entretenue, elle reste à l’abri de ses murailles pendant le plus gros de l’hiver, au cours duquel seuls quelques courageux voyageurs s’y rendent en traîneau. Le reste de l’année, la ville ouvre grand ses portes pour engranger les réserves nécessaires pour supporter la saison suivante. Le manoir Blanc, le siège historique des Surtova, est actuellement confié à l’oncle du roi Noleski, Domani Surtova (humain aristocrate 4/guerrier 1, N).

Restov

L’esprit du Rost n’est nulle part aussi vivant que dans la cité libre de Restov. La ville doit tout de même allégeance à la couronne brévienne et le Seigneur maire Ioseph Sellemius (humain aristocrate 3/expert 2, NB) doit ployer le genou devant le trône de l’Écaille du dragon, comme n’importe quel seigneur. Mais en dehors de cela, Restov n’appartient à aucune maison et représente un refuge pour les Seigneurs des Épées aldoris déchus et pour tous ceux qui regrettent les temps anciens, avant l’arrivée du Conquérant. Restov est à la fois une ville raffinée et confuse, comme seule peut l’être une colonie quand elle essaie passionnément de se rappeler sa mère patrie et de l’imiter. La bourgeoisie de Restov se considère comme sophistiquée, même si un Taldorien en visite la trouverait vieillotte et affligée d’une bonne part de barbarisme nordique. Cette ville frontalière est un centre de négoce bourdonnant d’activité et sa fortune relative alimente un nombre non négligeable de petits seigneurs et de fils de marchands paresseux. Ils fréquentent les diverses écoles d’escrime aldoris ou taldoriennes, les tavernes et se battent en duel à tous les coins de rue du matin au soir. Les écoles, les salons et les bars sont de véritables nids de velléités rebelles au règne de Noleski Surtova et débordent de jeunes provocateurs qui n’attendent qu’un chef pour les rallier à sa cause.

Les Plaines du Rost

La région de plaines herbeuses et de collines moutonnantes qui s’étend à l’est du Sellen et au sud de la forêt de Gronzi forme le coeur du vieux Rost. Elle est constellée de villes et de villages agricoles où se mêlent l’héritage et les manières de l’Issie et du Taldor, mais les habitants du Rost descendent en majorité des colons taldoriens. Même si les plaines du Rost sont proches de Nouvelle Stetven, la capitale, la rébellion y couve contre la couronne, l’homme qui la porte et l’idée même que le Brévoy soit une nation unifiée.

Vigie

Dans les hauteurs des pics Givrés, il existe une cité construite autour d’un ancien observatoire que les Surtova découvrirent il y a des siècles, à la naissance de l’Issie. En dépit de son âge évident, l’observatoire est en parfait état car il est conservé par une puissante magie persistante. Les portes de la ville se scellèrent la nuit même où la maison Rogarvia disparut et depuis, la cité fortifiée n’a permis à personne de quitter son enceinte ou d’y pénétrer, qu’il s’agisse de courriers ou de caravanes d’approvisionnement. Vigie a ignoré tous les messages et les hérauts qui lui ont été envoyés et, a priori, aucun n’en a été envoyé. Même la divination ne permet pas de percer ses murs pour savoir ce qui se passe derrière ou même s’il reste la moindre personne vivante.

La Vallée Flamboyante

La vallée dans laquelle les rebelles aldoris livrèrent leur dernière bataille contre les forces de Choral le Conquérant se trouve dans la partie méridionale des pics Givrés. Choral leur fit croire qu’ils l’avaient acculé dans la vallée où il les piégea quand ses alliés dragons rouges incendièrent le vallon, balayant les hommes du Rost. Aujourd’hui, la vallée Flamboyante est un endroit à la sinistre réputation, où la vie refuse de repousser sur la terre noircie et fondue. On dit que les âmes torturées des hommes qui moururent là hantent encore les lieux et qu’on les aperçoit la nuit sous forme d’ombres incandescentes qui brûlent de haine envers les vivants.

Un aperçu du Brévoy[1]

Le gouvernement du Brévoy fonctionne selon un système de monarchie héréditaire. Il est dirigé par un roi bien que beaucoup (en particulier les habitants de la région méri­dionale appelée le Rost) remettent en question le règne du monarque actuel (seulement en privé cela dit).

Le terrain. Terrain montagneux et plaines rocailleuses au nord, collines moutonnantes et prairies au sud avec une grande forêt à l’est. Le mont Veshka est le plus haut som­met du Brévoy et se situe dans la région centre‑nord du pays. Les basses terres se regroupent autour du lac Reykal, dans la partie centre‑sud du Brévoy.

Capitale. Nouvelle Stetven (32 850 habitants).

Villes notables. Havregris (5 880 habitants), Port-gelé (13 260 habitants), Restov (18 670 habitants), Vigie (6 590)

Dirigeant. Roi Noleski Surtova

Langues. Commun, hallit, skald, varisien, draconique

Religions. Abadar, Érastil (rare), Gorum, Lamashtu (in­terdite), Pharasma

Importation. Épices, tissu, curiosités exotiques

Exportation. Grain, poisson et coquillages, bois, fer, cuivre, fourrures, sel, liqueur

Extraits de sagesse brévienne[1]

Les Bréviens sont connus pour aborder la vie avec pessimisme (« avec réalisme » d’après eux) que résument parfaitement les nombreuses expressions appréciées des fermiers, des commerçants, des voyageurs et des habitués des tavernes.

« Quand le loup te montre les dents, il ne te sourit pas ! »

« Un cavalier nocturne n’apporte pas de bonnes nouvelles. »

« L’hiver suit toujours le printemps. »

« Comme les étoiles me voient » (serment répandu pour souligner la véracité des dires) et « Les étoiles voient tout. »

« Le dragon a deux têtes » (se réfère aux armoiries du Conquérant et à la duplicité de la noblesse).

« Le temple est fermé mais la nuit est froide. La taverne est loin mais j’ai une cape. »

« Le feu est l’allié de tous mais l’ami d’aucun. »

« Pharasma fait un berceau pour chacun de nous. »

« Aucun homme ne meurt en souhaitant avoir travaillé plus. »

Le Moulin à rumeurs[1]

Les langues bréviennes se délient dans les tavernes, les temples, les « boudoirs d’accueil » et sur les places du mar­ché, comme partout ailleurs. Et au Brévoy, il y a matière à commérages et spéculations. Voici quelques rumeurs que l’on peut entendre murmurer sur un ton de conspiration devant une chope ou un comptoir de magasin.

Le sang des dragons. Il y avait trois dragons lors de la conquête du Brévoy et non deux. Les deux dragons de la val­lée Flamboyante étaient des femelles mais leur mâle n’était pas loin... déguisé en humain sous la forme de Choral le Conquérant. Le sang des dragons coule dans les veines de la maison Rogarvia et c’est ce qui a fini par tous les consumer.

La dette du Conquérant. Choral le Conquérant fit un pacte avec des forces d’un autre monde pour obtenir sa vaste armée mais aussi ses dragons rouges. La disparition de la maison Rogarvia n’est autre que le paiement de la dette de Choral.

La prochaine Chute. Vigie fut construite comme un poste de guet destiné à avertir les gens de catastrophes comme la Chute et, si les Rogarvia ont disparu, c’est parce que l’obser­vatoire a détecté une menace imminente. Les habitants de Vigie se terrent à l’abri, en attendant que le ciel s’effondre.

Le retour du Conquérant. Choral confia le Brévoy à ses descendants et disparut dans les profondeurs de la forêt de Gronzi en promettant de revenir un jour. La Disparition est un présage qui indique que ce retour est imminent et qu’il ne veut pas que sa famille se retrouve sur le chemin de ses armées, ou qu’il souhaite l’écarter de son trône.

Références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6, 1,7, 1,8 et 1,9 Kingmaker #1