Norgorber

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norgorber

Introduction

« Tout ce que les gens fuient ou dissimulent possède sa propre valeur. Un secret est une monnaie intangible qui vaut plus que le meurtre d’un noble. »
— Les paroles derrière le Masque[1]

Norgorber est un Exalté, un mortel devenu dieu grâce au pouvoir de la pierre-étoile. On sait très peu de choses sur ce qu’était sa vie mortelle, car il dissimule soigneusement ces informations (et a assassiné tous ceux qui l’ont connu) afin que personne ne puisse les utiliser contre lui. C’est une divinité mystérieuse qui laisse rarement qui que ce soit apprendre quelque chose sur ses objectifs ou ses intérêts. Seuls ses adorateurs les plus appréciés ont plus que de vagues notions sur lui, afin qu’ils l’aident à mettre ses plans en oeuvre, mais il lui arrive même d’effacer ces connaissances de leur esprit une fois le travail fait, afin de préserver ses secrets. En dehors de ses idées de base, il garde le silence sur tout, car il ne veut pas révéler la moindre information utile à ses ennemis. Certains sages pensent que Norgorber serait détruit si quelqu’un venait à découvrir sa véritable nature, peut-être due à un effet secondaire lié à l’épreuve de la pierre-étoile, ou à un sacrifice qu’il aurait fait pour gagner en puissance. Il est unique parmi les Exaltés en ce qu’il est le seul être maléfique des trois, bien qu’il ne se montre pas ouvertement malfaisant comme Lamashtu ou Rovagug, sa puissance découlant de la manipulation d’autrui et non de sa destruction.[1]

Présentation

Norgorber
Norgorber's Holy Symbol
(Déité)
Titres Le faucheur de réputation
Père Débiteur de Peau
Le Maitre Gris
Doigts Noir
Le Roi des Voleurs
Adjectif Norgorberite
Home Norgorber's realm, Axis
Alignement Neutre mauvais
Portfolio L'avarice, les secrets, le poison et le meurtre
Adorateurs Assassins, espions
Cleric Alignments Modèle:Alignment grid
Domaines Charme, Connaissance, Duperie, Mal, Mort
Sous domaines Daemon, Deception, Memory, Murder, Thievery, Thought
Arme de prédiléction Une épée courte

Norgorber possède quatre aspects, tous aussi sinistres les uns que les autres. Ceux qui l’appellent le Faucheur de réputation le vénèrent principalement comme le dieu des secrets et sont généralement des espions ou des politiciens. Les guildes de voleurs l’adorent souvent sous le nom de Maître gris et admirent principalement ses talents de voleur. De nombreux alchimistes, herboristes et assassins l’appellent Noirs Doigts et voient son oeuvre dans chaque repas empoisonné et chaque créature venimeuse. Mais ses fidèles les plus célèbres et les plus dangereux sont les fous, les assassins et les maniaques qui le nomment le père Écorcheur et pensent que chaque meurtre sculpte l’avenir selon les plans insondables de leur sinistre divinité.

Dans les arts, Norgober est représenté sous la forme d’un masque noir poli entièrement lisse, ou parfois comme un homme invisible vêtu comme un voleur. D’autres représentations le dépeignent comme une silhouette spectrale inquiétante gantée de noir au visage plongé dans l’ombre. Tous ceux qui tentent de le peindre ou de le sculpter sous des traits reconnaissables (même s’ils sont uniquement issus de l’imagination de l’artiste et non basés sur des connaissances réelles ou sur une intuition) voient leurs mains trembler. S’ils persistent, leur oeuvre devient de plus en plus erratique jusqu’à ce que leur motricité se dégrade de manière permanente. Les prêtres les plus sages de son Église disent que le dieu agit ainsi, car s’il dissimulait uniquement les représentations authentiques de sa personne, les mortels pourraient comprendre à quoi il ressemble en fonction de ce qu’ils n’ont pas le droit de peindre ; il se contente donc d’interdire toute tentative de reproduire son visage.

Le Faucheur de réputation se moque des démonstrations de pouvoir flamboyantes. Quand il se manifeste devant un mortel, il apparaît comme un humain ordinaire, de stature moyenne, vêtu de marron et de noir et le visage toujours dissimulé ou complètement invisible. Les mortels qui se trouvent en sa présence ont toujours l’impression qu’il se tient derrière eux, même s’il se trouve bien visible devant une foule entière, et il dégage une aura de menace diffuse même quand il parle d’une voix agréable.

norgorber avatar

Norgorber engrange les secrets comme les avares amassent de l’or, que ces secrets lui appartiennent ou qu’il s’agisse de ceux d’un mortel ou d’une créature surnaturelle. Il les compte et les catalogue, estimant leur valeur selon qu’ils sont totalement cachés, connus d’une poignée de gens, dans les mains d’un ennemi ou connus de beaucoup. Il les échange contre des secrets plus précieux, les révèle si cela peut servir ses objectifs à long terme et en reçoit de la part d’individus qui les lui confient volontairement de peur de ne pas avoir la force de les garder. Il modifie les souvenirs et tue pour préserver des secrets. Il faut se souvenir qu’il n’est pas un dieu des mensonges, mais qu’il leur trouve une certaine utilité, en particulier quand un secret est en réalité un mensonge et que son existence protège la vérité ou la rend encore plus précieuse. Ceci dit, il déteste modifier des connaissances ou des faits pour faire d’une vérité un mensonge ou inversement.

Norgorber sait que contrôler quelque chose revient à exercer son pouvoir sur cette chose, et qu’avoir du pouvoir donne envie d’en acquérir davantage. Ce désir pousse parfois les gens à commettre des actes illicites ou immoraux, dans le seul but d’obtenir ce qu’ils veulent. Norgorber préfère agir avec subtilité plutôt qu’ouvertement et sait bien qu’une action directe à l’encontre de la personne qui contrôle ce que vous désirez peut avoir des conséquences néfastes ; c’est pourquoi il emploie des méthodes trompeuses, insidieuses et circonspectes, comme le chantage ou l’empoisonnement des rivaux.

Évidemment, certains poisons se traduisent seulement par un inconvénient passager pour leur victime tandis que certaines cibles sont plus faciles à éliminer qu’à supporter. Toutes ces idées font de Norgorber le dieu des secrets, de l’avarice, du poison et du meurtre, quatre traits pernicieux entremêlés en un ensemble bien traître.

Dans le Grand Au-delà, le royaume de Norgorber est un réseau de tunnels et de cavernes qui s’étend sous la ville parfaite qu’est Axis. Ses ombres et ses sinistres habitants fredonnent silencieusement leurs intentions secrètes et détournent l’esprit des lois d’Axis, mais jamais au point de briser l’harmonie dont elle se nourrit. Le domaine est relié à divers lieux d’Axis, pas toujours de manière conventionnelle, et sans forcément respecter la perception normale du temps et de l’espace. La présence de Norgorber et de ses fidèles est comme la graisse d’un mécanisme complexe : sale, désordonnée et dissimulée, et pourtant indispensable au fonctionnement général.

Comme un voleur dans la nuit, Norgorber est très subtil lors de ses interventions directes. Quand il est satisfait, le pickpocket trouve une pièce d’or dans la bourse bien maigre d’un pauvre homme, un espion entend par hasard une information croustillante venant d’une source inattendue, une arme empoisonnée reste enduite de venin lors d’une seconde attaque, ou un garde assassiné succombe en laissant échapper seulement un gargouillis silencieux. En revanche, quand il est en colère, ses punitions sont toujours parfaitement calibrées et soudaines. Un voleur se rend compte qu’il a perdu le joyau qu’il devait voler, un orateur oublie tout du sujet essentiel qu’il vient d’aborder, une lame empoisonnée blesse la main de son propriétaire, même s’il s’agit d’un maître assassin, un meurtrier chevronné succombe suite au coup heureux d’un simple brigand… Norgorber rechigne à tuer ses fidèles s’ils lui sont utiles, même s’ils en savent beaucoup trop, et préfère les punir en les humiliant ou en les rendant malades ou estropiés pendant un temps, sans oublier d’effacer les informations essentielles de leur esprit pour protéger ses plans.

En revanche, il élimine ceux qui ne lui servent plus à rien, surtout si leur vie suffit à mettre ses objectifs en danger, et d’autant plus si leur mort sert de leçon au reste des membres de son culte.

Norgorber est Neutre Mauvais et s’occupe de l’avarice, des secrets, des poisons et des meurtres. Il a pour arme l’épée courte et pour symbole maudit un masque noir et lisse, parfois poli comme un miroir. Certains fanatiques indiquent sa présence sous forme d’un insigne représentant un masque noir ou en affichant un gant noir vide. Ils épinglent un gant noir à la porte de ceux qui ont offensé le culte. Norgorber a pour domaines le Charme, la Connaissance, la Duperie, la Mort et le Mal.

Le culte de Norgorber est interdit ou au moins persécuté dans la plupart des pays civilisés. Heureusement, comme cette religion se base sur le secret, elle prospère même dans ces conditions, que les fidèles opèrent derrière une façade légale ou oeuvrent littéralement en souterrain, en installant des antres et des lieux de réunion dans les égouts et le sous-sol de leur ville.

Les membres du culte qui vivent en ville mènent généralement une double vie : excellente réputation la journée, assassins la nuit. Certains prêtres sont si doués qu’ils se font passer pour des prélats d’une autre religion, adressant de fausses prières et des offrandes factices à un autre dieu sans que les laïques se rendent compte de la supercherie, révélant leur véritable allégeance uniquement en compagnie des fils et des filles du Masque.

Quelques fanatiques, en particulier chez les fidèles déments du père Écorcheur, ont poussé cette dualité à un tel extrême qu’ils développent une sorte de psychose et mènent deux vies séparées par l’aube et le crépuscule, oubliant complètement l’existence de l’autre sauf lors de la brève phase de transition entre les deux.

Les ouailles de Norgorber sont majoritairement des voleurs, des assassins et des meurtriers, les alchimistes, les espions et les politiciens restant en minorité. Les gens du peuple se méfient à juste titre de tous ceux qui affirment ouvertement vénérer Norgorber et craignent qu’ils ne soient des voleurs, des bandits et des menteurs, ou pire, des assassins ou des tueurs en série.

Les cérémonies en l’honneur de Norgorber sont toujours discrètes, même dans les villes où l’on tolère sa religion. En général, un prêtre vétéran masqué mène la prière en s’arrêtant de temps à autre pour que les fidèles murmurent leur assentiment.

Les célébrations ne comportent ni chants ni instruments de musique, mais lors de certains rituels, un prêtre agite une coupe remplie de pièces ou affûte une lame.

Norgorber n’a aucun avis sur le mariage ou la famille. Il sait que certains cultes et certaines guildes ont une tradition maritale bien ancrée et forment de puissantes familles qui luttent pour le contrôle des affaires de la ville, mais il se moque bien de savoir si ces mariages sont politiques, romantiques, stériles ou fructueux. En revanche, il sait bien que le mariage mène souvent à l’infidélité et aux secrets, et il apprécie ces opportunités qui permettent aux mortels de manipuler autrui, car même un honnête homme peut se laisser gagner par la corruption si sa maîtresse met son mariage arrangé en péril.

La plupart des cultes d’adorateurs de Norgorber sont associés à une guilde de voleurs ou en dirigent une, et cette tradition déteint sur les pratiques religieuses même pour les trois autres aspects du dieu. Une fois qu’un nouveau membre du culte a prouvé ses compétences en accomplissant des tâches basiques, il reçoit une mission liée aux activités néfastes du groupe. C’est un rite de passage qui, une fois réussi, fait de lui un membre de plein droit de l’organisation (un compagnon). Par exemple, un culte du Maître gris peut demander à une recrue de voler des marchandises d’une certaine valeur, de recruter une personne particulièrement séduisante dans un réseau de prostitution, de pousser un joueur à contracter un certain montant de dettes, ou encore d’user de violence pour obliger un marchand à payer une somme donnée pour sa protection. Dans une cellule dédiée à Noirs Doigts, le statut de membre s’obtient après avoir synthétisé un poison particulier, séparé les composantes formant un produit fini ou découvert une nouvelle application alchimique pour la glande d’un animal. Pour les fidèles du Faucheur, il faut souvent découvrir un secret de choix, vaincre un rival extérieur au culte ou ruiner sa réputation, ou atteindre un objectif politique qui profite au culte. Sans surprise, les défis des adorateurs du père Écorcheur comprennent des meurtres, soit contre une cible importante, soit contre un grand nombre de gens en un temps imparti.[1]

Les quatre aspects

Les membres du culte de Norgorber s’alignent généralement sur l’un de ses quatre aspects et ignorent les autres. Les fidèles sont tous des « fils et filles du Masque » et il arrive que les différentes branches du culte travaillent de concert à un plan secret élaboré par leur dieu et ses agents directs, mais en règle générale, ils opèrent comme quatre Églises séparées vénérant quatre divinités différentes.[1]

Noirs doigts

Dans son rôle d’alchimiste et d’empoisonneur, Norgorber représente l’expérimentation dépourvue d’éthique, menée pour le seul avancement de la connaissance, et l’utilisation des connaissances alchimiques pour blesser autrui. Ses alchimistes élèvent des araignées et des scorpions au venin plus puissant que les autres, inventent des drogues qui paralysent ou brouillent les souvenirs pour faciliter les activités criminelles, et pratiquent la vivisection et la chirurgie sans anesthésie pour découvrir les secrets de la chair ou pour créer des monstres hybrides ou modifiés. Une fois qu’ils maîtrisent des drogues exotiques et des toxines qui imitent les effets d’un empoisonnement alimentaire, d’un oedème ou d’une dyspepsie, ils arrivent à faire passer leurs meurtres pour des accidents. Les fidèles du dieu apprécient les masques en verre fumé, officiellement pour protéger leur visage des éclaboussures de produits chimiques, mais aussi pour dissimuler leur véritable identité quand ils rencontrent d’autres fidèles. Les disciples de Noirs Doigts ne sont pas des gens aimables et il est rare qu’ils utilisent leurs connaissances à des fins bienveillantes. Les alchimistes Bons ou Neutres vénèrent plutôt Abadar, Gozreh ou Néthys, mais ils ont tous au moins entendu parler des secrets qu’enseigne Noirs Doigts.[1]

Père Écorcheur

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Norgorber Adepte du Père des Écorcheurs

Le culte de l’Écorcheur représente la branche la plus redoutable de l’Église de Norgorber. Il attire les gens les plus dangereux et les plus déséquilibrés, des bandits assoiffés de sang aux tueurs en série. La plupart d’entre eux portent des masques magiques en peau humaine qui leur permettent de détecter les faiblesses de leurs cibles (voir l’édition anniversaire de L’Éveil des Seigneurs des runes p. 425). Pour ces êtres maléfiques, chaque assassinat est une prière à leur sinistre dieu et un pas de plus vers ses mystérieux objectifs. Leurs meurtres ne sont jamais propres ni miséricordieux, leurs victimes sont toujours mutilées et la scène du crime gorgée de sang. Aucun individu Bon ou Neutre ne vénère le père Écorcheur. Les individus qui tuent proprement parce que c’est leur travail (comme les bourreaux, les mercenaires et les soldats) servent plutôt Abadar, Gorum ou Iomédae.[1]

Le Maître gris

Tout comme les prédateurs qui choisissent la proie la plus faible dans un troupeau, ceux qui vénèrent Norgorber sous son aspect de voleur s’en prennent aux membres les plus faibles et les plus vulnérables de la société. Que ce soit avec des cambriolages, des jeux de hasard, de la prostitution, de l’extorsion, du chantage ou des ventes de produits illégaux, la guilde fait des bénéfices aux dépens d’autrui et souvent en dehors du cadre de la loi. Les guildes de voleurs vont des regroupements d’individus malfaisants qui n’hésitent pas à défigurer un marchand ou les membres de sa famille pour l’obliger à payer pour leur protection, aux organisations quasi légales qui ne tolèrent pas qu’on vende des drogues ou qu’on maltraite les prostituées sur leur territoire. Les masques de cette branche du culte se composent généralement de simples bandes de tissu gris ou noir qui offrent un certain anonymat en dissimulant leur visage au-dessous des yeux. Ce sont souvent des bouts d’étoffes ou des écharpes dont on peut facilement se débarrasser après un crime. Les voleurs Mauvais et Neutres vénèrent le Maître gris tandis que les individus bienveillants qui aiment délester les mauvaises gens de leurs richesses optent plutôt pour Cayden Cailéan ou Desna.[1]

Le Faucheur de réputation

L’aspect le plus aimable (si on peut lui attribuer ce mot) de Norgorber est sans doute le Faucheur de réputation, le gardien des informations secrètes, un rôle qui fait de lui un favori des politiciens et des espions. Les secrets et la manipulation forment le pain quotidien de ces gens et même le plus plaisant des politiciens ou le plus bienveillant des espions se doit de maîtriser leur usage. Évidemment, la plupart des fidèles du Faucheur sont des individus égoïstes qui utilisent leur influence et leurs connaissances dans leur intérêt personnel, mais cela peut parfois aussi profiter à d’autres. Par exemple, le maître d’une guilde d’artisans qui manipule les prix du marché pour chasser les concurrents étrangers s’enrichit, mais il enrichit aussi les artisans qu’il représente. Cependant, la majeure partie des adorateurs du Faucheur sont juste des politiciens corrompus et des informateurs oeuvrant auprès de tyrans ou de despotes.

Certains fidèles du Faucheur optent pour des méthodes de renseignement plus agressives, en particulier la mystérieuse organisation d’assassins ustalaviens appelée l’Anaphexie qui rassemble des secrets ésotériques et tue tous ceux qui possèdent ces connaissances. D’ordinaire, le masque des fidèles du Faucheur de réputation est un loup, simple ou de carnaval, ou présente une spirale qui recouvre la bouche. Les bonnes gens qui s’intéressent à la politique vénèrent de préférence Abadar et Iomédae plutôt que Norgorber, et les espions qui n’ont pas un alignement Mauvais optent pour Cayden Cailéan, Iomédae ou Torag.[1]

Les temples et les sanctuaires

Les temples de Norgorber sont organisés comme des guildes de voleurs. Chaque temple est placé sous la supervision d’un maître de guilde (généralement un roublard, un assassin ou un prêtre), des lieutenants et des officiers subalternes gérant les divers plans en cours et contrôlant les groupes de fidèles. Les temples dédiés à Noirs Doigts fonctionnent parfois comme une guilde de marchands, utilisant une façade légitime de vente de substances exotiques.

Les habits de cérémonie sont généralement dans les tons de noir et de brun. Il est mal vu d’attirer l’attention sur le culte en optant pour des vêtements qui détonnent avec la mode locale, le style vestimentaire varie donc en fonction de l’endroit, afin que les fidèles se fondent au mieux dans le reste de la population.

Les sanctuaires sont rares. Là où il y a une grande concentration de gens, il y a toujours un temple qui opère en secret, nul besoin donc de créer d’autres lieux de culte que le public pourrait découvrir. Les fidèles du père Écorcheur enterrent parfois les restes de leurs victimes dans des lieux publics qu’ils considèrent ensuite comme des sanctuaires, mais sans que rien n’indique leur présence. Les adorateurs de Noirs Doigts choisissent parfois un endroit où jeter leurs résidus chimiques dangereux et créent ainsi un endroit où rien ne pousse, qu’ils considèrent parfois comme un sanctuaire dédié au dieu des secrets.[1]

Rôle du prêtre

norgorber pretresse

Le clergé de Norgorber accueille les gens de tous horizons sociaux.

La plupart de ses membres sont des roublards, des prêtres, des bardes, des assassins ou des alchimistes, mais il y a aussi quelques inquisiteurs, maîtres des ombres, illusionnistes, enchanteurs et d’autres individus encore plus exotiques. Quelques druides et sorcières vénèrent Noirs Doigts en tant que protecteur des créatures venimeuses, et les barbares les plus abominables suivent les enseignements violents du père Écorcheur. Selon l’aspect vénéré dans le temple, le clergé privilégie les compétences offrant des avantages en matière de vol, de prise de renseignements, d’empoisonnement ou de discrétion.

Le vol, ordinaire ou élaboré, est une activité typique du clergé.

Certains membres sont des imitateurs de talent qui volent l’identité d’autrui afin de dissimuler leurs sinistres activités, ou qui se contentent de vider les maisons et les coffres de leurs objets de valeur.

Certains mettent leurs connaissances sur l’alchimie, les poisons et les potions à profit pour approvisionner de sombres individus en marchandises mortelles tout en se faisant officiellement passer pour des apothicaires inoffensifs. Les prêtres les plus sociables travaillent comme diplomates, espions et négociateurs, vendant des informations et des contrats.

Les fidèles agissent selon l’aspect divin qu’ils vénèrent. Ceux qui adorent le Faucheur de réputation sont timides et discrets, les fidèles de Noirs Doigts sont des rats de bibliothèque, ceux du Maître gris des avares avides et ceux du père Écorcheur des asociaux. Évidemment, ces traits ne définissent pas les adorateurs de Norgorber, ils ne font que les nuancer, et même si certains fidèles sont de véritables caricatures de ces tendances, la plupart d’entre eux ont assez de bon sens pour réfréner leurs pulsions et se comporter normalement en public.[1]

Fêtes sacrées

Les fidèles de Norgorber fêtent son Ascension au milieu de l’hiver, en enlevant une personne dans la rue pour aller l’empoisonner au temple en secret avant de cacher son cadavre là où personne ne pourra le retrouver. Les cultes qui évitent de tuer peuvent glisser des informations compromettantes sur une cible, droguer un individu et le laisser en position compromettante, ou encore voler un objet de valeur de manière à mettre son propriétaire dans l’embarras.[1]

Aphorismes

Comme le culte de Norgorber couvre quatre aspects du dieu et se divise en innombrables organisations individuelles réparties dans toute la mer Intérieure, il n’y a que deux expressions communes à toute l’Église.

D’une main je donne. C’est une phrase de salutation qui sert aussi d’avertissement : les véritables motivations de l’orateur restent un secret, et le cadeau qu’il offre d’une main pourrait bien être contrebalancé par la menace qu’il tient dans l’autre.

J’attends un prix correct. Une chose qui semble avoir peu de valeur peut devenir précieuse une fois entre les bonnes mains ou lorsqu’elle est murmurée dans la bonne oreille. Une personne qui annonce cela détient un objet ou un secret qui n’a pas encore atteint son plein potentiel.[1]

Textes sacrés

Il existe au moins dix-sept textes assez brefs associés à la religion. Ils portent tous des noms de code anodins et sont souvent déguisés sous forme de livres ordinaires ou codés pour éviter qu’on ne les perce trop facilement à jour. Les fidèles appellent ces enseignements Les paroles derrière le Masque ; en revanche, il n’y a pas deux cultes qui soient d’accord sur la manière dont les chapitres doivent s’articuler, sur la formulation particulière de certaines phrases ou sur le choix des sections les plus importantes.[1]

Relations avec les autres religions

Norgorber veille à entretenir des relations courtoises avec la majorité des autres divinités. S’il doit prendre des mesures contre un autre dieu, il agit via des intermédiaires ou de manière à ce qu’on ne sache pas qu’il est impliqué, ce qui lui permet d’avoir l’air innocent même après un examen attentif. En tant que maître des secrets, il utilise souvent ses connaissances pour obtenir l’aide de ceux qui ne l’apprécient guère, afin de frapper un ennemi commun. Il lui arrive même d’apporter une aide inattendue à des divinités qui ne l’aiment pas ou s’opposent à lui, afin d’atteindre un objectif secret.

De toutes les divinités majeures, six seulement refusent de parler à Norgorber. Abadar s’oppose à lui, car le dieu des voleurs incarne l’antithèse du concept de lois bénéficiant à la société, et que ses actes nuisent directement aux marchands et à l’acquisition de richesses par des moyens honnêtes. Cayden Cailéan le considère comme un lâche malfaisant (et leur rivalité découle peut-être du fait qu’ils sont les deux seuls dieux masculins parmi les Exaltés).

Érastil a vu Norgorber et ses fidèles briser assez de vies (suite à des activités criminelles ou à la révélation de secrets nuisibles) pour refuser de lui faire un jour confiance. Iomédae est persuadée que Norgorber échappe à la justice depuis bien trop longtemps et elle le soupçonne d’être impliqué dans la mort d’Aroden.

Sarenrae lui a laissé suffisamment de chances de se racheter, le regrettant à chaque fois, car Norgorber ne faisait que prétendre se repentir pour atteindre un objectif maléfique. Torag le déteste parce qu’il est le cancer qui ronge une ville de l’intérieur, en dépit des puissantes murailles érigées pour repousser les adversaires les plus dangereux. Et pourtant, malgré cette hostilité, même ces divinités ont un jour négocié avec Norgorber via des intermédiaires pour obtenir certains de ses précieux secrets.

Le père Écorcheur entretient une relation unique avec Achaekek, car ils aiment tous deux concevoir, planifier et accomplir un meurtre, et leurs deux cultes oeuvrent parfois de concert. Norgorber fréquente aussi Gyronna et Sivanah, qu’il les appelle directement à l’aide ou les manipule à ses propres fins, et se retirant dans un silence amusé quand elles parviennent à le manipuler à leur tour.[1]

Nouveau sort divin

Les capacités magiques spécifiques d’un prélat de Norgorber dépendent de l’aspect qu’il vénère. Les prêtres et les druides de Noirs Doigts peuvent lancer empoisonnement comme un sort spontané de niveau 3. Les prêtres du Faucheur de réputation peuvent préparer antidétection comme sort de niveau 3 et ceux du père Écorcheur exécution comme sort spontané de niveau 5. Ceux du Maître gris peuvent lancer clairaudience/clairvoyance comme sort spontané de niveau 3 tandis que ses antipaladins y ont accès comme sort de niveau 2.

En plus d’oeuf empoisonné (Dieux et magie), le clergé de Norgorber a accès au sort suivant, souvent lancé sur des pantins pour effacer leur mémoire après les avoir obligés à commettre un crime grâce à un phénomène de coercition magique.[1]

FAUX ALIBI

École enchantement (coercition) [mental] ; Niveau barde 3, inquisiteur (Norgorber) 3, prêtre 3

Temps d’incantation 1 round

Composantes V, G, M (100 po de poussière d’émeraude)

Portée courte (7,50 m + 1,50 m/2 niveaux)

Cible 1 créature vivante

Durée: permanente ; voir texte

Jet de sauvegarde: Volonté pour annuler ; Résistance à la magie oui

Ce sort fonctionne comme modification de mémoire mais transforme les souvenirs de la cible de manière bien spécifique. Le lanceur détermine un déclencheur en réponse auquel la cible oubliera jusqu’aux cinq dernières minutes de sa vie qui seront remplacées par un souvenir au choix du lanceur (ou qui ne seront pas remplacées du tout). Par exemple, le personnage peut lancer ce sort sur un assassin, décréter qu’il se déclenchera quand celui-ci aura éliminé sa cible, et remplacer le souvenir du meurtre par un autre dans lequel l’assassin découvre seulement le cadavre et ramasse l’arme du crime. Le personnage peut lancer ce sort à plusieurs reprises sur la même cible, éventuellement avec le même déclencheur, pour affecter des séquences de souvenirs différentes. Une incantation affecte la cible jusqu’à son déclenchement ; une fois que la condition déclenchant la modification de mémoire s’est produite et que le souvenir a été affecté, cette même condition aura beau se répéter, elle ne déclenchera plus de modification mémorielle, à moins que la cible ne soit soumise à une autre incantation de faux alibi dotée du même déclencheur.[1]

LISTE DE CONVOCATIONS MODIFIÉE

Le clergé de Norgorber peut lancer convocation de monstres pour invoquer les créatures suivantes en plus de celles habituellement associées au sort.

Convocation de monstres III Rat-garou naturel humain roublard 2*

Convocation de monstres IV Étrangleur*

Convocation de monstres V Dogue d’ombre (Bestiaire 3) * Cette créature est de sous-type extraplanaire, mais en dehors de cela, elle est tout à fait normale pour un membre de son espèce[1]

Références

  1. 1,00, 1,01, 1,02, 1,03, 1,04, 1,05, 1,06, 1,07, 1,08, 1,09, 1,10, 1,11, 1,12, 1,13, 1,14, 1,15 et 1,16 Pirates des Entraves #5