Rovagug

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Rovagug

Rovagug
Rovagug's holy symbol
(Déité)
Titres The Rough Beast
The Destroyer
Enemy of the Gods
The Great Destroyer
The Unmaker
The Worldbreaker
Adjectif Rovagug
Home Dead Vault
Alignement Chaotic evil
Portfolio Wrath
Disaster
Destruction
Adorateurs Orcs, gnolls, savage tribes
Cleric Alignments Modèle:Alignment grid
Domaines Chaos, Evil, Destruction, Weather, War
Sous domaines Blood, Catastrophe, Demon, Protean, Rage, Storms
Arme de prédiléction Greataxe
Depuis que les humains ont appris pour la première fois à marcher sur deux jambes et ont repoussé les bêtes avec des lances de bois taillé, ils ont craint les ténèbres d'une caverne béante. Autour des feux de camp, les humains des temps anciens parlaient à voix basse d'un monde sous le monde, hanté par des créatures caquetantes cauchemardesques, des mangeurs d'homme qui rampent et glissent à travers les tunnels souterrains. Mais ce n'était pas qu'une simple superstition. Les ténèbres au centre du monde sont réelles et leur nom est Ro-va-gug, le Ver d'au-delà du vide et le signe de Apocalypse. Il est la raison pour laquelle les hommes craignent les ténèbres quand ils descendent sous la terre. La chair ruisselante de cette créature primordiale a accouché d'horreurs innombrables, et sa présence impie s'infiltre dans l'Ombreterre comme un vent empoisonné. Même s'il reste prisonnier par la volonté des dieux, combien de temps cette prison - notre monde - pourra-t-elle supporter ses coups incessants ? Personne ne peut le dire.
— Extrait des Chroniques d'Ombreterre

Rovagug (ROH-va-gug) est haï et craint par toutes les créatures rationnelles, divines ou mortelles, car sa volonté et son destin ouvrent la voie à la fin du monde. Prisonnier pour l’éternité, il dort par intermittence dans les profondeurs d’une prison créée par les dieux. Mais si la Bête hirsute parvenait à se libérer, elle purgerait sans relâche Golarion de sa vie jusqu’à ce qu’il ne reste plus ni dieu, ni mortel. Une fois cette tâche accomplie, elle oblitèrerait le monde. C’est la manifestation de l’annihilation absolue ; il est le Destructeur.

Il y a longtemps, lorsque Golarion était encore jeune, Rovagug vint d’un endroit au-delà des profondeurs de l’espace et du temps, et il ne cherchait qu’à dévorer. Ceci préfigura une grande bataille, alors que les jeunes dieux cherchaient à défendre tout ce qu’ils avaient créé, mais ils étaient sans cesse battus en brèche par l’horrible envahisseur. Une alliance temporaire fut enfin conclue entre eux et ils échafaudèrent un plan. Tandis que Calistria et nombre d’autres divinités distrayaient le monstre, Torag et Gorum forgeaient, au cœur de Golarion, une prison indestructible. Asmodeus, Néthys et Pharasma l’enchantèrent par de puissants sortilèges, y apposèrent des serrures et des sceaux et en appelèrent au pouvoir des plans pour assurer leur force. À chaque instant, des dieux à présent oubliés combattaient et disparaissaient à jamais pour leur permettre d’achever leur travail. Lorsque le signal fut donné, le grand ange Sarenrae défia directement Rovagug, le provoqua avec du feu sacré et le fit hurler avec une telle rage et une telle douleur que l’on pouvait entendre son fracas impie à travers le vide. La Fleur de l’aube l’attira près du monde et d’un coup de sa lame flamboyante, ouvrit une grande fissure loin jusqu’au cœur de la terre. Une magie d’une puissance incroyable, née des efforts de dizaines de dieux et payée de la vie de dizaines d’autres, se déchaîna contre le destructeur et le captura, puis l’emprisonna dans la cellule forgée par les dieux.

Alors que celle-ci tremblait et menaçait de céder sous la rage de son prisonnier furieux, Asmodéus utilisa sa clé forgée par les Enfers et enferma la Bête hirsute pour toujours. Une fois la prison scellée, Golarion soigna ses blessures le mieux possible et se referma sur son odieux fardeau. Les dieux connurent le calme une nouvelle fois.

Prisonnier depuis des millénaires, Rovagug n’a pas oublié sa défaite et sa rage est intacte. Il sait qu’un jour, il se libèrera et plongera ses crocs dans Sarenrae, les fragments du monde et la chair encore chaude de tous les autres dieux.

Il conserve sa force, dormant par intermittence pendant des siècles, se consolant dans ses rêves atroces d’annihilation. Tandis que les érudits parlent de monstres maléfiques et de royaumes étranges, loin sous la surface du monde, Rovagug est le cancer au cœur de Golarion Il attend le jour inéluctable où il se réveillera complètement et consumera toute vie.

Pour toucher la Bête hirsute, point n’est besoin de rituel spécifique. Nul besoin d’adoration sincère pour ouvrir un passage à son énergie divine. Il est indifférent aux problèmes ou aux objectifs des mortels, ou aux choses insignifiantes qu’ils font en leur nom. Rovagug n’a que faire de ceux qui prononcent son nom avec aversion ou dans la plus complète dévotion. Il ne souhaite que deux choses : être libéré et savoir qu’on ne l’oublie pas. Certains de ses fidèles peuvent penser le contraire mais il ne promet aucune place d’honneur à ses côtés, pas plus qu’il ne promet d’être épargné par sa destruction. Les chanceux chevaucheront un temps dans son sillage et se repaîtront de l’orgie de destruction. Les malchanceux seront les premiers à mourir, consumés par la faim terrible de leur dieu.

Il n’y a rien de bienfaisant chez la Bête hirsute. Il n’y a pas de paix pour compenser sa colère, pas de prospérité pour contrebalancer son désastre, pas de création pour effacer sa destruction. Même dans son sommeil le plus profond, lorsque son corps est immobile, son esprit est parcouru d’horribles visions de fin du monde, un cauchemar pour n’importe quel mortel saint d’esprit mais qui, pour lui, est comme un rêve sensuel. Si Rovagug était libéré, il briserait tout ce qui se trouve à sa portée, dévorerait tout ce qui est comestible, souillerait ce qu’il ne pourrait dévorer puis partirait ailleurs pour recommencer le cycle. Il n’a ni ami ni allié et pour lui, même ses rejetons et les choses monstrueuses qui grandissent sur et en lui sont sans importance. Une fois qu’il aura dévoré le monde, il se tournera sans doute vers ces extensions de sa propre chair et les assimilera dans une orgie cannibale. Il n’y a aucune poésie dans ses actions, simplement la pulsion de son cœur et chacun de ces battements décompte avec une saveur implacable le temps qu’il reste avant l’inévitable fin du monde.

Rares sont les cultures civilisées qui tentent de représenter précisément la Bête hirsute dans l’art. Pour certaines, ce n’est qu’une créature ressemblant à un ver et pourvue d’une grande gueule aux dents acérées. Les tribus primitives et les adorateurs fous qui le vénèrent ne cherchent pas à faire de l’art et se satisfont de représentations abstraites ou de simples dessins peints avec du sang sur un mur, une bannière ou un bouclier. Comme un immense ver long de plusieurs kilomètres et aux innombrables membres avides s’étirant le long de son corps jusqu’à sa bouche, la forme de Rovagug rend fou. Diverses créatures parasites s’accrochent à sa peau ; certaines ressemblent à des limaces ou des insectes et d’autres ont des formes effrayantes, impossibles à identifier. D’autres encore vivent dans son sang, jaillissant de ses blessures. Elles ne sont en général pas plus grosses qu’un chien et se manifestent en nuées de vermine aux milliers de pattes. Ces parasites meurent en quelques minutes après avoir quitté le corps du dieu, car leur vie dépend de la nature surnaturelle de sa chair. Cependant, ils dévoreront avant avec voracité celles qui sont assez stupides pour se retrouver prises dans le sillage du sang répandu de Rovagug. Sa captivité fait qu’il ne peut presque jamais se manifester par un avatar. Il doit agir indirectement par le biais de ses prêtres et des rejetons titanesques, qui lui servent de hérauts.

Les serviteurs de Rovagug croient que les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sont les manifestations du sommeil intermittent de leur dieu. En général, après de tels événements, ses adorateurs prient et font des sacrifices pour le réveiller, de peur qu’il ne dorme plus longtemps que le temps dérisoire de leurs vies mortelles. Ses fidèles supposent que les tempêtes et les gaz toxiques sont des preuves que le souffle du dieu remonte depuis les sombres lieux du monde. Si ces choses affligent les ennemis du culte, c’est pour eux un signe de sa faveur, car il est clairement mécontent quand ces désastres naturels blessent ses adorateurs.

Ses prêtres portent en général des capes hirsutes teintes dans d’étranges couleurs. Plus l’origine de la cape est inhabituelle, mieux c’est. Porter des masques d’animaux hideux est un usage répandu et certains sont si bizarres et déformés qu’il est difficile de dire quelles créatures ils sont censés représenter (ou même de supposer qu’il s’agit d’un animal ou d’une vraie créature). Les prêtres des tribus particulièrement prospères possèdent plusieurs masques pour différentes occasions, comme pour bénir la tribu avant une bataille imminente, rendre une chasse fructueuse ou sacrifier une créature vivante.

Rovagug est Chaotique Mauvais et ses attributions sont la colère, le désastre et la destruction. Son symbole est une gueule remplie de crocs entourée de pattes d’araignée, même si certaines sectes peuvent utiliser différents symboles comme un crabe avec une bouche sur le dos, une mâchoire entourée de dards de scorpion ou le dessin grossier d’une griffe entourée d’une spirale. Ses domaines sont le Chaos, la Destruction, le Mal, la Guerre et le Climat. Ses prêtres sont pour la plupart des adeptes ou des prêtres, bien qu’un petit nombre de druides, de sorcières et de lanceurs de sorts aberrants le vénèrent. Son titre le plus connu est la Bête hirsute, mais il possède beaucoup de noms utilisés par des tribus et des cultes différents. On compte parmi eux la Marée de crocs, le Roi emprisonné et le Briseur de monde. Son arme de prédilection est la hache à deux mains, pas par attachement personnel (il n’utilise pas d’armes) mais comme un outil répandu dans les hordes orques qui chantent ses louanges.

Les adorateurs de Rovagug sont en majorité des orques, qui lui hurlent des prières en tranchant les membres de leurs adversaires. Rares sont ceux, dans les terres civilisées, à l’honorer, car il existe des façons plus faciles pour les gens sains d’esprit d’obtenir des pouvoirs magiques. Même Zon-Kuthon est considéré comme un meilleur choix pour les dévots amoraux qui cherchent un accès aisé à la magie divine. Ses fidèles qui habitent en ville sont pour la plupart des fous en marge de la civilisation. Beaucoup sont des psychopathes sans la discipline nécessaire pour servir de meurtriers à Norgorber, ou bien pour pratiquer les mutilations esthétiques de Zon-Kuthon ou les pouvoirs de sorcier des adeptes d’Urgathoa. Certains sont des pyromanes qui embrassent le feu et l’incendie volontaire comme outils de leur terrible dieu, et d’autres se tiennent nus au milieu de grandes tempêtes ou se jettent dans des volcans. Parmi ces sectes mal avisées, Rovagug est considéré comme une divinité de purification et d’illumination, détruisant l’ancien monde pour faire place à un nouveau dans lequel les fidèles deviendront des dieux, à qui on enseignera de nouvelles manières étranges de tuer et de détruire pour le pur plaisir. Ses fidèles les plus connus sont les prophètes d’apocalypse. Souvent confondus avec les prêtres morbides de Groetus, ils prêchent et crient à l’attention des passants, et proclament que la fin du monde est proche. Certains sont pourtant assez sages pour ne pas invoquer le nom de la Bête hirsute dans leurs divagations, afin de ne pas provoquer la colère des gens « civilisés » des villes.

Les rites sacrés sont simples : sacrifier des esclaves ou des prisonniers, crier, trépigner, briser des objets de valeur et peut-être sonner le gong à l’occasion. Cependant, toutes ces pratiques ont été inventées par des mortels. La seule chose nécessaire pour entrer en contact avec lui est la prière. Les actions associées aux prières et l’ordre dans lequel elles doivent être faites n’ont pas d’importance, même si le dieu aime les sentiments de destruction qui les accompagnent. Cela signifie que deux tribus d’orques peuvent avoir des cérémonies très différentes, qui ont évolué au cours des générations et qui dépendent des circonstances et des préférences régionales. Une tribu peut brûler ses offrandes ou les sacrifier dans un volcan au cours d’une procession aux allures de danse. Une autre peut les écraser à coups de gourdin en poussant des rugissements gutturaux, et une autre encore les jeter sur des rochers escarpés avec des hurlements perçants.

Temples, sanctuaires et sites sacrés[1]

Les temples de Rovagug sont rares car sa religion est interdite dans presque toutes les villes importantes, et les bâtiments qui lui sont consacrés seraient abattus (ironiquement, cela plairait à son appétit de destruction), ce qui oblige ses fidèles à le vénérer en privé. Afin de l’honorer, ils construisent des sanctuaires secrets, qui ne sont souvent rien de plus qu’une alcôve décorée d’une bouche remplie de crocs ou d’une main griffue au milieu d’une spirale. Ses véritables temples sont pour la plupart construits dans des cavernes, des donjons ou des forteresses tenues par des orques. Ces temples orques vénèrent en général un monstre étrange, comme un enlaceur, un grick ou un ver pourpre juvénile, qui sert d’intermédiaire avec leur dieu et que les prêtres nourrissent à la main. Typiquement, le temple comprend une grande fosse qui représente la prison de la Bête hirsute et contient un grand feu, de la vermine et des restes de sacrifices.

Puits de Gormuz. Situé loin à l’est du Casmaron, cette faille béante large de 6 kilomètres coupe à travers trois strates d’Ombreterre et plonge encore plus profondément qu’Orv, dans des ténèbres éternelles que personne n’a jamais osé explorer. Les rejetons de Rovagug sont sortis de ce puits et la plupart des gens croient qu’il est relié à la prison de la Bête hirsute. C’est un site sacré pour le culte et les tribus voisines font le voyage une fois l’an pour y jeter des objets, des esclaves et des sacrifices divers, dans l’espoir d’attirer l’attention de leur maître.

Pyramide de Kamaria. Située dans la cité osirienne d’An et dominant l’horizon au sud, cette tombe a été construite pour abriter les restes du pharaon Kamaria l’Insolent, le seul pharaon connu pour vénérer la Bête hirsute. Si ses niveaux supérieurs ont depuis longtemps été pillés, le culte de Rovagug y prospère toujours et c’est la plus grande structure aérienne qui lui soit consacrée. Même les adeptes ne savent pas jusqu’où s’étendent les niveaux inférieurs piégés de la tombe, mais le puits central de la pyramide plonge vers Nar-Voth dans l’Ombreterre. De temps en temps, les torves, qui vivent loin sous terre, remontent le puits pour faire commerce avec le culte. Celui-ci échange de la nourriture et des esclaves contre des monstres apprivoisés et d’étranges artefacts.

Rôle d'un Prêtre[1]

Rovagug accueille tous ceux qui promettent de détruire en son nom, qu’ils puissent ou non lancer des sorts, ce qui est une chance étant donné l’esprit limité d’un orque type. Son « clergé » est un mélange désorganisé de prêtres, d’adeptes, de monstres, de quelques thaumaturges et même de barbares, de guerriers et d’autres qui incarnent la destruction même, s’ils n’ont aucun talent magique. Ils gardent rarement les richesses qui ont un but créatif ou constructif ; même les objets magiques utiles comme la forteresse instantanée sont intégrés de manière permanente dans les défenses de la tribu ou simplement détruits. Ils brisent tous les objets qu’ils ne peuvent pas utiliser, et ce même si leurs voisins leur trouvent un usage. Les parchemins de haut niveau servent à allumer les feux et le reste est sacrifié dans le puits ou les flammes. Ils préféreraient détruire un objet plutôt que de le voir utilisé contre eux par leurs ennemis, et on a vu des prêtres surpassés en nombre ou suicidaires briser les armes et l’armure de leurs adversaires dans un dernier geste de défi.

Les prêtres considèrent la création d’objets utiles comme contraire à la volonté de leur dieu. Il est aussi peu probable qu’ils apprennent le travail de la forge, l’agriculture, la charpenterie, et sont tout aussi incapables d’écrire de la poésie ou de tanner une simple peau pour en faire du cuir. Cela signifie que les chefs spirituels d’une tribu sont involontairement responsables du déclin et de la dégradation du bien-être de leur peuple, car la construction et la forge ne sont bonnes que pour les esclaves. Les objets sont donc en général en mauvais état et les membres de la tribu doivent s’en remettre au pillage pour trouver des armes et des armures pouvant servir. Ils enseignent que les objets finement ouvragés sont un affront au Briseur de monde et préféreraient réduire une cotte de mailles en mithral en simples maillons plutôt que de se trahir en la portant - ou ils demanderont la bénédiction de Rovagug avant de l’utiliser, afin d’être plus efficaces lorsqu’il s’agit de détruire les ennemis de la tribu. Ces rituels élaborés qui consistent à demander la permission sont une farce (le dieu se moque de savoir quelles armes ses adorateurs utilisent) mais les prêtres abîmeront cet objet d’une manière ou d’une autre afin qu’il n’ait pas l’air exceptionnel.

Les prêtres prêchent aux leurs une litanie de rage, de ruine et de souffrance. Ils ne sont pas fatalistes comme les serviteurs de Groetus. Ils achèvent leurs alliés blessés au moindre signe de faiblesse, car ils savent que l’on ne peut pas faire la guerre et déchirer les chairs en laissant l’un de ses propres soldats tomber. Ils enseignent qu’il y a de l’honneur à détruire, que construire est bon pour ceux qui sont trop faibles pour détruire et qu’à chaque fois qu’ils répandent le sang et annihilent, les chaînes de Rovagug se relâchent. Ses prêtres n’apportent aucune contribution utile à la société. Ils sont au mieux mercenaires, bien qu’ils soient en majorité plus taillés pour le brigandage et le pillage. Ils n’ont que peu d’intérêt pour l’or mais aiment le dépenser pour améliorer leur capacité à détruire et à tuer (et retournent souvent ces armes contre leurs partenaires commerciaux).

Les chefs du culte sont en général des individus volontaires et physiquement solides. Parmi les orques, un chef de tribu peut être prêtre de Rovagug bien que dans la plupart des cas, il existe une distinction traditionnelle entre le chef de guerre et le conseiller spirituel. Dans une secte ou une tribu, la chaîne de commandement est basée uniquement sur la puissance physique. Les défis sont courants et si le vainqueur peut épargner son rival pour l’humilier, ce dernier est le plus souvent sacrifié à Rovagug afin d’amener sa faveur sur la tribu. Si l’intermédiaire monstrueux du culte ou de la tribu est une créature intelligente et puissante, il est peut-être en mesure de tirer les ficelles du pouvoir, voire de devenir un rival pour le chef. Il peut même prendre le pouvoir sur le groupe après avoir remporté un défi.

La journée d’un prêtre de Rovagug se déroule en général de la manière suivante. Il chasse au nom de son seigneur dément et espère trouver quelque chose de vivant à tuer ou un objet fabriqué à détruire pendant une cérémonie. Les seules choses que les prêtres épargnent sont les outils de destruction. Les étrangers qui passent sur leurs territoires sont toujours destinés à l’esclavage ou au sacrifice. Un prêtre zélé peut fouetter les fidèles dans une frénésie destructrice, et ignorer la faim et d’éventuelles et terribles conséquences pour amener gloire et liberté à leur dieu monstrueux.

Mythes[1]

Les histoires sur Rovagug viennent pour la plupart des tribus orques, répandues par la tradition orale et souvent embellies pour y inclure de célèbres chefs de tribu. Même parmi les fidèles, des détails se contredisent donc, en particulier parce que les orques sont imprécis au sujet des dates et ont passé des milliers de générations sous terre sans avoir conscience du jour, de la nuit ou des saisons. Interrogez trois prêtres tribaux différents sur l’histoire de Rovagug et le premier vous dira qu’il a été emprisonné il y a 10 000 ans, le second que c’était à peine 1 000 ans auparavant et le troisième qu’il s’est libéré il y a longtemps et qu’il attend le bon moment pour attaquer.

Jours sacrés[1]

L’automne est le temps des récoltes et même si le mois de rova porte son nom (plus probablement à cause du fauchage de grandes étendues de terres agricoles, imitant la destruction qu’il pourrait infliger au monde entier), il n’est absolument pas un dieu des récoltes ou de la fertilité et les gens n’invoquent pas son nom dans leurs travaux. Les tribus ou les cultes individuels ont de nombreux jours sacrés qui leur sont uniques, établis d’après des restes de vieux livres ou des fragments de rêves inspirés par le dieu. Seuls deux d’entre eux sont communs à de nombreuses tribus et certaines autres ne les connaissent même pas.

L'Éveil. Les orques étaient toujours dans l’Ombreterre lorsque la pierre-étoile s’écrasa sur Golarion, et ils entrèrent en résonance sur le plan spirituel alors que la force de l’impact secouait Rovagug dans sa prison et le tirait de siècles d’hibernation. Submergés par l’équivalent d’un grognement télépathique venant de la Bête hirsute, les chamanes orques à travers tout Golarion conduisirent leurs congénères contre les ennemis de leurs tribus. Même s’ils ne connaissent pas avec exactitude le jour, le mois ou même l’année de la Chute, les orques célèbrent cet événement une fois l’an par la cérémonie de l’Éveil, en général au tout début du printemps. Chaque tribu a une préférence légèrement différente pour le jour sacré et certaines se font la guerre pour déterminer lequel est le bon. Cette cérémonie est à présent teintée de superstition, comme si les tribus craignaient que Rovagug ne les abandonne ou se rendorme s’ils ne lui offrent pas les prières et les sacrifices idoines.

Dernier jour. Ce jour sacré est basé sur la conjonction de certaines étoiles, planètes et du soleil. Il survient la plupart du temps au tout début de l’automne, parfois à un autre moment de l’année, toutes les décennies et parfois pas du tout. Les serviteurs de la Bête hirsute croient que ces alignements indiquent un affaiblissement de la prison de leur dieu, un accroissement de son pouvoir ou un moment où la divination stellaire permet de prédire avec exactitude la fin du monde.

Achronismes[1]

Sans religion centralisée ni livre sacré, et avec un culte constitué en majorité de tribus rivales qui s’affrontent fréquemment, il n’y a pas de phrase commune parmi les fidèles. Leurs adages les plus courants sont de joyeuses exclamations quand un ennemi est blessé ou tué ou des malédictions moqueuses lorsqu’un objet utile se brise au plus mauvais moment. Pourtant, plusieurs déclarations particulièrement dures ou menaçantes sont répétées parmi les serviteurs de Rovagug.

La fin est proche. C’est une déclaration sans doute plus philosophique que la plupart des adorateurs de Rovagug ne le pense. Ce cri de guerre menaçant régulièrement prononcé trouve son origine dans la croyance que Golarion est lentement en train de dépérir et de mourir depuis l’emprisonnement de la Bête hirsute. Si chaque fidèle de Rovagug a sa propre preuve irréfutable de cette agonie en cours, cette déclaration vient souvent aux lèvres de sauvages maniaques ou d’oiseaux de malheur, qui prophétisent l’inévitable venue de la fin des temps.

Je suis ce que les dieux craignent. Exagération théâtrale souvent utilisée par les guerriers qui servent Rovagug, cette vantardise fait référence aux batailles divines qui virent autrefois s’affronter les dieux et la Bête hirsute. De nombreux prêtres déments pensent qu’ils sont favorisés par Rovagug et l’on rapporte que certains de ses plus célèbres fidèles répètent ce cri de manière inattendue mais souvent intimidante au milieu de la bataille.

Relations avec les Autres Cultes[1]

Aucun des dieux responsables de l’emprisonnement de Rovagug ne lui fait confiance ou ne souhaite le voir libre. N’ayant pas le pouvoir de le détruire, ils n’ont eu d’autre solution que d’accepter de l’emprisonner et craignent tous ce qui pourrait arriver s’il se débarrassait de ses chaînes. Les dieux plus jeunes qui n’y ont joué aucun rôle (comme Cayden Cailean, Milani et même les divinités mauvaises comme Zyphus) croient ce que les divinités plus anciennes leur ont raconté à ce sujet, ou ont décidé qu’il était trop dangereux après s’être rendus aux abords de sa prison. On sait qu’Asmodéus le nargue avec la clé de sa prison tous les deux ou trois siècles ; il le pousse à la colère et la Bête hirsute se jette contre les murs jusqu’à épuisement.

Bien qu’il haïsse ceux qui l’ont enfermé, son adversaire le plus haï reste Sarenrae, car c’est elle qui parmi les dieux a osé le frapper et c’est son épée enflammée qui l’a conduit dans cette oubliette. Il s’est promis que lorsqu’il serait libre, il détruirait tout ce qui se tiendrait entre elle et lui, qu’il déchirerait son corps, fèstoierait sur ses restes encore chauds et, ensuite seulement, retournerait à son travail de destruction du monde.

Si Groetus est souvent décrit comme le dieu de la Fin des temps, il n’existe aucune animosité entre Rovagug et lui - du moins, elle n’est pas différente de celle qu’il éprouve envers les autres divinités. Certains sages supposent qu’ils ne sont en fait pas en désaccord et que si l’objectif de Rovagug est de détruire le monde physique, celui de Groetus est de festoyer sur les esprits et l’énergie des trépassés.

Nouveaux sorts Divins[1]

Les adeptes, les prêtres et les druides de Rovagug peuvent préparer le sort métamorphose funeste comme un sort de niveau 4.

Ce ne sont pas que des orques

Bien que certains excluent que Rovagug soit un dieu des orques, il a un nombre significatif d'adorateurs parmi d'autres créatures étranges et plusieurs races humaines.

Enlaceurs. Ces cruels philosophes d'Ombreterre voient en Rovagug leur créateur, ou du moins un facteur significatif dans l'essor de leur race. Peut-être étaient-ils autrefois des parasites sur sa chair, mangeant ses croûtes ou leurs rivaux, et ont-ils évolué vers leur forme actuelle après lui avoir été arrachés lorsque le dieu est tombé à travers le monde jusque dans sa prison. D'habitude solitaires, ils aiment parfois instruire un visiteur dans leur philosophie personnelle de l'agonie et lui expliquer un aspect particulier de la religion de Rovagug, en général alors qu'ils sont en train de lentement mâcher ses membres.

Gnolls. Si la plupart des gnolls vénèrent Lamashtu, plusieurs tribus prennent les armes au nom de la Bête hirsute et trouvent que cette foi convient mieux à leurs désirs de carnage et de conquête. La plupart de ces tribus hérétiques habitent dans des régions voisines de races plus civilisées, et ces gnolls jaloux cherchent à amener la ruine sur leurs voisins faibles et arrogants.

Kellides. Ils sont une minorité parmi les tribus du Royaume des seigneurs des Mammouths, mais les Kellides qui vivent en Numérie ou près de la Plaie du Monde voient avant tout le pouvoir du chaos qui marque leur chair et déforme leurs propres enfants. Quelques berserkers embrassent volontairement cette souillure et cherchent à utiliser sa puissance afin de devenir des combattants encore plus puissants. Les pensées de Rovagug résonnent naturellement dans leurs esprits embrumés.

Ulfes. Parmi les effrayants pillards ulfes, il existe un respect presque universel pour les dieux de la chasse et de la guerre. Cependant, une poignée de guerriers s'est organisée en bandes meurtrières dédiées à Rovagug, le seigneur de la destruction. Ces sauvages s'infligent des cicatrices, se peignent le corps et sont considérés, même par les leurs, comme des déments assoiffés de sang. Ils écument les côtes froides de la partie septentrionale d'Avistan, rasant les villages côtiers et laissant leurs victimes démembrées clouées aux arbres, sacrifices macabres à la Bête hirsute.

Visage du Dévoreur

École transmutation (métamorphose); Niveau adepte 1, prêtre 1, druide 1, ensorceleur/magicien 1

Temps d'incantation 1 action simple

Composantes V, G

Portée contact

Cible créature touchée

Durée 1 minute/niveau

Jet de sauvegarde Vigueur pour annuler (inoffensif); Résistance aux sorts oui (inoffensif)

Vous transformez le visage de la cible en une forme hideuse, une chose à moitié fondue avec des pattes d'insecte à la place des dents, des trous suppurants à la place des yeux et des langues pendantes. Vous ne choisissez pas la forme que prend le visage de la cible et elle est différente à chaque fois que vous lancez le sort. Cette transformation n'interfère pas avec les sens de votre victime ou sa capacité à respirer, mais elle peut l'empêcher de parler.

Si celle-ci n'a normalement pas de morsure, elle en gagne une et devient compétente dans ce genre d'attaque. Il s'agit d'une arme naturelle pour la durée du sort qui inflige 1d6 points de dégâts (réduits ou accrus si la cible n'est pas de taille M). Elle pourra utiliser cette morsure en attaque principale ou en conjonction avec son ou ses attaques normales. Elle bénéficie d'un bonus de +4 sur ses tests d'Intimidation.

Fureur de Rovagug

École évocation (terre); Niveau adepte 2, prêtre 2, druide 2, ensorceleur/magicien 2

Temps d'incantation 1 action simple

Composantes V, G

Portée 10 m

Zone d'effet cône Durée instantané

Jet de sauvegarde aucun ; Résistance aux sorts oui

Vous créez un petit tremblement de terre capable de renverser les créatures. Faites une seule attaque de croc-en-jambe et utilisez le résultat contre toutes les créatures présentes dans la zone. Celles qui ratent tombent à terre. Vous ne provoquez pas d'attaque d'opportunité pour cette manœuvre mais vous en provoquez une quand vous lancez le sort, comme d'habitude. Vous ne pouvez être jeté à terre si vous faites un mauvais jet. Contrairement à une attaque de croc-en-jambe normale, elle peut être portée contre n'importe quelle créature touchant le sol, et ce quelle que soit sa taille. Le don Science du croc-en-jambe n'a aucune incidence sur ce sort. Bien que ce petit tremblement de terre soit centré sur le sol, le MJ peut décider que si la zone est particulièrement instable, le sort est susceptible de renverser les objets, de desceller les pierres des murs ou du plafond et ainsi de suite.

Liste de convocation personnalisée

Les prêtres de Rovagug peuvent utiliser les sorts convocation de monstres pour appeler les créatures suivantes, en plus des créatures normales énumérées dans les sorts.

Convocation de monstres III : Étrangleur * (CM)

Convocation de monstres IV: Babélien* (CM), Grick fiélon (NM)

Convocation de monstres VII: Emkrah (CM) (voir la Campagne Pathfinder numéro 21)

  • Possède le sous-type extraplanaire

Prêtres de Rovagug[1]

Sa foi étant hors-la-loi dans la plupart des contrées civilisées, on trouve les prêtres de la Bête hirsute dans des régions primitives dirigées par des sauvages ou parmi ceux qui voyagent dans l’anonymat, à la recherche de gens qui partageraient leurs opinions pour les convertir. Les prêtres suivants sont bien connus, même dans les contrées humaines.

Gren Double-hache (demi-orque [m], prêtre de Rovagug 3/barbare 4, CM) est le chaman et le seigneur de guerre de Hundux Demi-Homme (chef de la tribu de l’Enfant assassiné et dirigeant de la ville d’Aiguillon de la Wiverne). Vétéran de nombreuses guerres menées contre les humains et les tribus orques rivales, il vit pour la bataille et la plupart des habitants de la ville ont peur de lui. C’est un cannibale qui met un point d’honneur à manger un morceau de chaque créature qu’il tue, même si ce sont des orques de sa propre tribu assez stupides pour le défier. Hundux est le seul qu’il traite comme un égal. Il est possible qu’ils soient demi-frères et descendent de quelque puissant héros orque ou d’une esclave particulièrement féconde. Gren se fiche de surveiller des caravanes ou d’échanger des paroles aimables avec les autres tribus orques ; s’il n’est pas occupé à se battre, il mange, boit ou prie la Bête hirsute pour qu’elle lui donne la force de tuer de nombreux ennemis dans la prochaine bataille.

Ogtok Sang du ver (troll [m] druide de Rovagug 6, NM) est facilement reconnaissable aux dizaines d’excroissances qui couvrent sa peau. Chacune de ces espèces de furoncles grouille de vers parasites qui se nourrissent de son sang et de sa chair. Il croit qu’il entend la volonté de Rovagug dans le frissonnement de la terre, les motifs du magma et le bruit de la tempête. Il effectue donc des pèlerinages dans les lieux où les tremblements de terre, les éruptions volcaniques et les ouragans ou les tempêtes de sable sont fréquents, afin de recevoir les instructions de son dieu. Ses yeux brûlent d’un feu fanatique et il attend avec enthousiasme le jour où la Bête hirsute sera libre de défaire le monde. Sa ferveur religieuse attire toutes sortes de sauvages dans son entourage, formant une cour nombreuse ou arrachant une tribu entière à l’influence d’un chef faible. Ogtok utilise ces sous-fifres pour tracer une voie jusqu’à son prochain site « sacré» et se fiche bien de savoir combien vont tomber en route.

L'Ongle de Rovagug (humain [m] barbare 10, CM) commença sa vie sous le nom de Ghievhalt de la Corne brisée, une tribu de pillards sauvages et de négociants d’acier en Numérie orientale. À son insu, et même encore maintenant, sa masure branlante est bâtie à côté d’un cercle de pierres dressées qui marque la présence souterraine d’une Graine hirsute de Rovagug. Ce grotesque vestige ovoïde du dieu du désastre inspire des actes de violence et de folie à ceux qui se trouvent à proximité. Son influence a transformé la colère de Ghievhalt en fureur de berserker. Il parcourt à présent les landes et les canyons environnants et massacre au nom de Rovagug, car il pense qu’il l’a choisi pour accomplir un grand projet sanglant. Les guerriers de Chésed ont déjà mis une prime sur la tête de l’Ongle de Rovagug, l’accusant de perversion et du massacre d’un groupe de sibylles de Pharasma. (Voir le emkrah dans la Campagne Pathfinder numéro 21 pour plus de détails sur les Graines hirsutes et leurs effets).

Texte sacré[1]

Rovagug n'a pas de texte sacré dans sa doctrine. Même s'il était enclin à codifier de telles choses, ses chaotiques adorateurs auraient peu d'intérêt à les mettre par écrit. Ils préfèrent transmettre ses enseignements aux autres par le conte et la chanson. Certains cultes possèdent des documents sur la Bête hirsute et la manière de l'apaiser, mais ce ne sont, la plupart du temps, que de pures spéculations. Ses serviteurs orques préfèreraient brûler ou déchirer n'importe quel livre au lieu de le lire. Vous trouverez ci-dessous deux de ces « textes impies » utilisés par des cultes importants du Briseur de monde.

Le Cycle de la Bête. Transcrits d'après les divagations griffonnées par le prophète dément Chalmus Col, pensionnaire forcé de l'asile Vainbride de Tamrivène depuis ces 20 dernières années, ces passages décousus reviennent sur les mythes de Rovagug et de ses terribles rejetons. Ils présentent une revendication douteuse mais passionnée, selon laquelle toute création entraîne une destruction, et que le multivers entier tend naturellement vers l'annihilation. Les adorateurs de Rovagug et un petit nombre d'érudits trouvent les observations de Col aussi choquantes que perspicaces, mais le fou n'a pas accepté de visiteurs depuis de nombreuses années.

La Marque rouge de Xhor. Crainte à travers tous les Royaumes fluviaux comme le symbole des orques du Poing acéré, cette marque ressemble de loin au symbole en spirale de Rovagug. Cependant, quand on l'inspecte de plus près, la traînée sanglante porte de fins symboles orques qui maudissent au nom de Rovagug tous ceux qui portent le regard sur elle. Si l'image en elle-même n'a aucun pouvoir mystique, les superstitions de la région prétendent que le simple fait de regarder le symbole amène la malchance.

Allés Planaires[1]

Les créatures suivantes sont des serviteurs surnaturels de Rovagug bien connus, qui conviennent bien pour une convocation avec allié majeur d’outreplan ou des sorts similaires. Contrairement aux autres divinités, Rovagug n’a pas qu’un seul héraut. À la place, les rejetons de Rovagug, une foule de bêtes extraordinairement rares mais catastrophiquement destructrices, lui servent d’émissaires désastreux sur Golarion. Si ces horreurs ne peuvent être convoquées comme les hérauts des autres divinités, les corps de celles qui ont été tuées peuvent être ramenés à la vie et parfois, de nouvelles monstruosités sortent des profondeurs. Reportez-vous aux « Rejetons de Rovagug» dans la Campagne Pathfinder numéro 24 pour plus de détails sur ces terreurs apocalyptiques.

Famine rampante. Cette créature ressemble à un ver pourpre ordinaire, à l’exception des dizaines de pattes munies de pinces, comme celles des crabes, qui jaillissent des espaces entre les segments de son corps. Ces pinces lui confèrent une vitesse d’escalade de 6 mètres et lui permettent de marcher presque silencieusement sur la terre, et non de glisser sur le ventre comme à son habitude. Comme ses pattes peuvent aller dans toutes les directions, elle peut arracher les créatures de son dos ou les attraper sur toute sa longueur avant de les amener à sa bouche affamée. Famine rampante peut aisément être apaisée par de la nourriture ; si on l’appelle pour un service, il faut avoir une demi-douzaine d’animaux ou autres sacrifices de taille M ou plus afin d’éviter que celui qui l’a convoquée ne soit immédiatement dévoré. Des offrandes d’objets magiques créant de la nourriture, comme un anneau de subsistance ou une cuillère de subsistance, constituent un paiement raisonnable. La créature les mange et rassasie son appétit féroce pendant quelques jours avant que son organisme ne digère complètement ces objets.

Galulab'daa. Même le culte de Rovagug n’est pas sûr de savoir si ce monstre est juste incroyablement agressif ou carrément dément. Certains disent que Galulab’daa était un ange - ou peut-être un groupe entier d’anges - qui faisait partie de l’armée de Sarenrae et qui fut sacrifié par malchance lorsqu’elle emprisonna Rovagug, enfermé dans le monde avec l’horreur divine. Il a tous les pouvoirs d’un babélien et semble toujours être en rage, comme un barbare, et prompt à attaquer tout ce qui se trouve près de lui (même ses alliés) comme s’il était sous l’effet d’un sort de confusion. Ce qu’on sait de Galulab’daa a été transmis en grande partie oralement par des prêtres qui ont survécu à la convocation. Ces connaissances recommandent de se dispenser de toute tentative de négociation avec la créature et de simplement la conjurer au milieu des ennemis ou de la contraindre immédiatement par magie. En dépit de son apparente folie, Galulab’daa reconnaît le symbole de Sarenrae et attaque en priorité ses serviteurs.

Yigachek. On ne sait pas exactement si cette horreur vaguement arachnoïde est un seul et même individu ou une classification de parasites qui se nourrissent de la chair de Rovagug pendant qu’ils habitent son corps. Ce bébilith à la couleur grise rappelant celle d’un cadavre transmet la putréfaction de la momie à tout ce qu’il mord (et injecte le poison mortel typique de sa race). Les fluides de son corps sont un chaos liquide acide qui réduit tous les matériaux mortels en poussière et en matière visqueuse inoffensive. Une créature prise dans sa toile subit 1 point de dégâts d’acide par round et ce qui est utilisé pour la frapper (que ce soit une arme, un coup à main nue ou une attaque naturelle) subit aussi 1 point de dégâts d’acide qui surpasse la solidité. Quand on paie pour ses services, Yigachek préfère les bijoux, les objets magiques et les armures de qualité qu’il déchiquète avec ses pinces et dissout dans sa toile.

Références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6, 1,7, 1,8 et 1,9 L'Héritage du feu